RÉVOLTES DANS L’EMPIRE
C’est ainsi que l’on sait que Kiaking a eu plusieurs révoltes a comprimer pendant son rèçne. Une de c es conspirations, à la tete de laquelle se trouvaient, dit-cn, des personnes de haut rang et des parents même de l’empereur, fut découverte en 1803; l’empereur devait être assassiné. Dans une proclamation qu’il lit après avoir échappé à la mort, par l’arrestation de l'assassin, au moment où il était prêt à exécuter son crime, il se plaint de l’indifférence de la population chinoise pour le danger qu’il avait couru; il dit que parmi tous les spectateurs qui étaient présents , il s’en trouva seulement six qui s'empressèrent de lui témoigner tout l’intérêt qu’ils prenaient a la conservation de ses jours; il conclut enfin par cette observation que, malgré toute son attention et les soins qu’il met à bien gouverner, il se peut qu’il commette des fautes; il promet de mieux gouverner à l’avenir, et de s’efforcer de ne plus donner de motifs d’une pareille désaffection. C'est cette indifférence , dit-il , et non le poignard de l’assassin qui m’afflige (*).
Kia-king continua cependant de pnener une vie efféminée et licencieuse; les révoltes furent plutôt apaisées par l'argent que par la force des armes.
Une certaine somme fut offerte à tous ,V
d" Orient , en seize livres. Cet ouvrage ne peut |>as encore être imprimé; mais il en court beaucoup de copies manuscrites à la Chine, et il en est même venu plusieurs en Europe. Les événements y sont rapportés brièvement , année par année et jour par jour, sans déve(op|>emcntset sans réflexions. L'exemplaire que j’ai sous les yeux Cnit à la mort de Toung-tching, en 1735; mais il existe des copies plus complètes où l'on a ajouté le règue de Khian-ioung et celui de Jüa-iing. »
(*j Gutzlaff t tketch of ehincte Idiloij, jr«L a , p. 6p.
ceux qui voudraient se soumettre; si c'étaient des chefs, iis pouvaient espérer des emplois équivalents dans l’armée impériale.
Mais ce qui inquiétait le plus le gouvernement de Kia-king, ce furent ces nombreux et hardis pirates qui ravagèrent pendant presque tout son règne les côtes méridionales de la Chine.
Chaque jour, ils devenaient de plus en plus hardis, et ils défiaient le gouvernement; ils percevaient des droits réguliers sur les vaisseaux marchands, et ils respectaient ceux qui étaient porteurs d’une licence de leur commandant; mais toute jonque qui n’en était pas munie était déclarée de bonne prise. Dans leurs excursions, ils ravageaient souvent des vil.ages entiers, «font is emmenaient la population, qu'ils sè faisaient racheter par de fortes sommes d’argent. Pendant ce temps, des révoltes, que l’on croit avoir été combinées avec les excursions des pirates, menaçaient l’empereur même dans sa capitale; on devait attaquer le palais impérial, le piller, et s’emparer de la personne du prince. Ce iirojet ne réussit pas. Deux parents ae l'empereur compris dans cette révolte (1813) furent mis à mort