ÉTAT UÏS SCIENCES ET UES ARTS EN CHINE
rober la vue des choses déshonnêtes ; et par la même raison, deux pièces d’étoffe jaune, placées aux deux côtés du bonnet, devaient lui couvrir Jes oreilles, pour qu’il ne prit entendre ni la flatterie, ni la calomnie, ni tout ce oui pouvait être contre la vérité. Ce bonnet était posé de façon à incliner un peu sur le devant , 'pour indiquer la manière honnête et polie dont le roi devait recevoir ceux qui venaient à son audience. Ce bonnet n’était porté que dans les cérémonies ( vov. p. 89 ).
Le même personnage est revêtu d’une robe sur laquelle sont représentés les symboles de la puissance et du commandement : le soleil, le ./ oung-hoany , les étoiles, des montagnes, la ligure sortie du fleuve sur le dos d’un dragon cheval, que les Chinois prétendent avoir inspiré à fou-iii les premiers symboles de leur écriture , le caractère qui signifie succès militaire, et enfin une hache d’arme.
Les cinquième et sixième perso nnages, qui sont de grands dignitaires ( .we) , portent, le premier, le bonnet de poil appelé kouan ; et le second , le bonnet de peau d’animal appelé wei.
Ces quatre derniers tiennent chacun entre les mains une espèce de tablette, nommée en chinois koueï. Le roi et tous les grands de sa cour les portaient dans les cérémonies et dans les audiences publiques. On le voit aussi entre les mains ae Khoung-tsku, dans la plupart de ses portraits (*).
(*) Les cinq ordres de grands dignitaires étaient les seuls autorisés à porter ces lablelles. Le premirr (Iwang) portail la tablette de la bravoure; le second ( hèou ) ce le de la fidélité, sur laquelle était représenté un homme à tète droite; le troisième (pe) portait une tablette sur laquelle était représenté un bouline à tète liaissée, pour marquer la soumission ; le quatrième ordre (Aie) portait une tablette chargée de plantes de riz, pour marquer qu’il devait procurer la nourriture du peuple; et le cinquième ( nan ) portait la tablette chargée d’herbes, symbole de l’abondance.