TR00B1.ES DANS L'EMPIRE
La mort du général Moung-tien , celle de son frère et d’un grand nombre d'autres personnages distingués , fit bientôt naître de grands trouilles dans l’empire. Une année ne s’était pas encore écoulée depuis la mort de Thsinchi-hoang-ti que déjà cinq royaumes s’étaient formés du démembrement de son grand empire, qui ne fut pas laissé, comme celui d’Alexandre, aux plus dignes , mais aux plus intrigants et aux plus lâches. Les débauches et l’avarice de son successeur avaient produit un mécontentement général ; les ministres droits et honnêtes avaient été éloignés pour fajre place aux fiat»
teurs et aux gens corrompus. Les descendants des petits souverains dét rônés par les Thsin se mirent à la tête de nombreux partis afin de rétablir les royaumes de leurs ancêtres. Le désordre fut poussé à l’extrême. Après quelques années de règne , si on peut appeler règne une suite uon interrompue de saturnales , le fils du grand empereur périt de la main même de ceux ui l’avaient élevé au plus grand trône u inonde. Son successeur , dans un règne épbémèrede quarante-cinq jours, semble n’avoir été que l’instrument de cette grande justice de rétribution selon les œuvres, que l’on ne peut s’empêcher de reconnaître dans les événements humains. Le chef des eunuques, Tchao-kao , qui avait fait assassiner sa créature, l’empereur Eulh-chi , ( assez lâche pour supplier son assassin de lui laisser seulement une petite seigneurie), ainsi que son complice, le premier et célèbre ministre Li-sse , et beaucoup d’autres grands de l’em-
Îiire, pour mettre à sa place le fils de héritier légitime de Chi-hoang-ti , fut assassine nar ce dernier , qui périt bientôt lui-meme , avec toute la.race des Thsin , par les mains d’un autre factieux , après qu’il eut abandonné sa capitale et se fut remis entre les mains de Lieou-pang , chef de rebelles.