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ENCOURAGEMENTS AU COMMERCE, A L’AGRI- CULTURE ET AUX LETTRES

Avant lui , on ne frappait des pièces de monnaie que dans la capitale de l’empire; ce qui faisait que le numéraire était rare dans les provinces ; il permit d’en frapper dans tout l’empire ; et il ordonna que ces pièces de monnaie, toutes de cuivre, fussent rondes, et percées en carré dans le milieu , afin de pouvoir les réunir et les transporter plus aisément. Il ranima l’agriculture dans les campagnes désolées par de longues guerres civiles; il l’encouragea en cultivant la terre de ses mains royales; il fit planter des mûriers dans son palais , y fit nourrir des vers à soie , et il obligea l’impératrice et ses femmes à travailler a des ouvrages à l’aiguille , pour

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engager les dames de la cour à se donner une semblable occupation.

Il encouragea de tout son pouvoir la renaissance des lettres et la recherche des anciens livres qui avaient pu échapper à l’incendie.

Les débordements et les cruautés de l’usurpatrice qui l’avait précédé sur le trône impérial de la Chine, n’avaient pas été sans exercer une inQuence salutaire et tout opposée sur la conduite de Wbn-ti. Il eut le sentiment de sa haute mission , et il serait peutêtre difficile de trouver dans l’histoire de tous les peuples un souverain plus accompli que Wen-ti , c’est-àdire, qui ait plus fait pour le bonheur et la prospérité du peuple qu’il était charge de gouverner. Nous rapporterons ici quelques-uns des édits ou des déclarations que l’on a conservés de cet empereur, et que l’on peut voir dans un magnifique recueil chinois, conservé à la Bibliothèque royale de Paris (*). Ils font trop bien apprécier le beau caractère de cet empereur, et ils sont trop précieux sous le point de vue historique, pour les négliger.

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