‹ L'UniversChapitre 9 sur 348 · GOUVERNEMENT CHINOIS · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT CHINOIS

On se bornera à remarquer ici que la Chine est la première nation du inonde pour les grands travaux de canalisation , et que ces travaux datent de plus de 2,300 ans avant notre ère.

On doit penser naturellement qu'un versant de quatre à cinq cents lieues de iongueur, et qui s’appuie , comme le versant de la Chine , a des chaînes comme celles du Tliibet , doit nécessairement recevoir une plus grande masse d’eaux que ses aeux fleuves ne peuvent en taire écouler , surtout lorsque ce versant est lui -même entrecoupé par de nombreux groupes de hautes montagnes. Aussi, il n’est guère de province chinoise qui ne renierme de ces grands réservoirs d'eaux sans écoulement nommés lacs. I,es géographes en comptent cinq principaux.

Ceux qui se forment en hiver par les torrents des montagnes , ravagent les campagnes, et rendent, pour l’été, le terrain sablonneux et stérile. Ceux qui sont entretenus par des courants sont très-poissonneux ; et comme leur eau est généralement salée , ils donnent un revenu considérable au gouvernement chinois par le sel qu’il en retire.

« Il y en a un entre autres, dit le P. Le Comte ( je crois que c’est dans le Chen-Si ), au milieu duquel il paraît une petite île, où l’on se contente, durant la grande chaleur , de jeter l’eau de tous côtés. Il s’y fait en peu

de temps une croûte d'un sel fort blanc et de bonne odeur ; ce que l’on continue dans l’été avec un tel succès, que ce sel suflirait pour toute la province , s'il était aussi salant que celui de la mer.

« Mais le plus célèbre de tous , ajoute-t-il , est celui de la province de Ÿun-nan ( ou du midi nuageux ). Les Chinois assurent que ce lac se forma tout d’un coup par un tremblement de terre, qui engloutit tout le pays avec ses habitants. De tous ceux qui s’y trouvèrent alors , il n’y eut qu’un se’ul enfant de sauvé, qu’on trouva au milieu du lac, porté sur une pièce de bois. »

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