ARITHMÉTIQUE ET MUSIQUE
Les habitants des Iles Radak n'ont pas d'autres noms de nombre que ceux qui suivent, à savoir:
z Dnon.
a Bono.
3 Dila.
4 Emen.
& Lalim.
6 Dildina.
7 Dlldintn daon.
8 Edinu.
9 Edinin dnon.
lo Tabatot.
Ils ne comptent pas au delà. Pour exprimer onze , douze , et davantage, ils recommencent par un , deux , etc.
Dans rîle de Noël , Choris et deux ofGciers se rendirent aux cabanes qui sont situées à la côte sous le vent , de même que toutes les habitations des groupes qu'ils y virent plus tard. ÎIs y rencontrèrent aes femmes et des hommes qui chantaient, et ils entendfrent souvent de jeunes filles qui battaient
id6
L»tNIVERS.
du tambour. Cet instrument était fait d*un morceau de bois creux , couvert à une extrémité d'une peau de requin ; on le frappait d'abord avec la main en trois temps rapprochés , et puis l'on recommençait. Les indigènes chantent sur le même air toutes leurs chansons, qui renferment des traditions et les principaux événements de leur pays :
ils ont cependant quelques petits airs gais.
Quand les Russes revinrent dans cette tie , en retournant en Europe , les habitants avaient composé de grandes chansons sur leur première visite ; il y était question de la grandeur du vaisseau , de la quantité de fer qu'il contenait, des habits, de tous les noms qu'ils avaient appris , et de plusieurs mots de la langue russe. Ils cnantaient ces chansons d'un air joyeux , mêlé de respect. Tout le monde faisait chorus, et ils continuaient de la sorte pendant plusieurs heures de suite. Ces chants sont accompagnés de mouvements des bras et des mains ; les chansons plus vives sont accom payées de claouements de mains précipités. Quand ils entonnent leurs chants de guerre, ils prennent leurs lancer à la main, les agitent d'une manière terrible; leurs yeux étincellent; les femmes unissent leurs voix aux voix des hommes , et c'est à qui criera le plus fort, à peu près comme chez les paysans français, excepté toutefois ceux du midi. Après un exercice si violent, ils ont besoin de plusieurs heures de repos pour reprendre leur gaieté.