REPAS
D'ans la vie simple, naturelle et presque patriarcale que menaient ces insulaires , leurs repas , quoiqu'ils n'eussent pas de tables, se passaient avec . beaucoup de propreté -, leurs mets étaient trop simples et en trop
Fetit nombre pour qu'il y régnât de ostentation. Ils mangeaient ordinairement seuls; cependant, lorsqu'un étranger les visitait, ils l'admettaient quelquefois à manger avec eux. Le Taîtien s'asseyait sous un arbre visà-vis de sa maison; sa nappe consistait en une certaine quantité de feuilles; un panier contenait sa provision, et des coques de noix de cocos étaient ses bouteilles, qui contenaient de l'eau salée et de reau douce.
Les indigènes d'un rang plus élevé que le peuple se lavaient la bouche et les mains, avant, pendant et après le repas. Ces peuples y prenaient une quantité étonnante d'aliments, et s'endormaient bientôt après; il n'y avait que les jeunes gens qui restassent éveillés par l'effervescence et l'activité de leur âge. Quoique les naturels aimassent déjà beaucoup les manières européennes, ils éprouvaient une grande difficulté à manger à table avec des couverts. Le capitaine Furneaux ay«'>nt fait manger un insulaire avec lui , celui-ci entreprit de se servir du couteau et de la fourchette dans le repas; mais lorsqu'il avait pris un morceau avec la dernière, il ne pouvait parvenir à conduire cet instrument; il portait la main à sa bouche, entraîné |>ar la force de l'habitude, et le morceau qui était au bout de sa fourchette allait passer à côté de son oreille. Les grands aujourd'hui mangent à table et selon nos usages, ainsi que le font les os* manlis d'un haut rang en Turouie, et les fonctionnaires publics en Egypte.
•OCEANIE.