‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuples (volume 2)Chapitre 55 sur 66 · MALADIES · texte numérisé non relu

MALADIES

Il V a peu de maladies chez un peu« pie dont la nourriture est si simple, et qui en général ne s'enivre presque jamais.

Leurs maladies étaient, selon eux, le résultat des vengeances des dieux et des génies malins. Les moyens curatifs se réduisaient donc aux conjurations des prêtres. La folie n'était pas une maladie", mais une inspiration , un état de divination : aussi les fous étaient-ils respectés. Nous avons déjà observé ce fait à Uaouai et dans Tlnde, fait com-

man d'ailleurs à presque tout TOrient «L'ivrognerie, dit l'illustre Montet«>

Suieu.setrouveétabliepartoute la terre ans la proportion de la froideur et de l'humidité du climat. Passez de l'équateur jusqu'à notre pôle, vous y verrei augmenter l'ivrognerie avec les degrés de latitude. Passez du mime équateuf au pôle opposé, vous y trouverez l'Ivrognerie aller vers le midi comme elle avait été vers le nord. Ce sont lee différents besoins, dans les difl^rents climats, qui ont formé les différentes manières de vivre parmi les hommes ( les uns boivent |Miree qu'ils ont tro^ chaud ; les autres, paroe qu'ils ont troD froid.. ^ *^

Les TaTtiens étaient sujets è la eo* lique, aux érésipèles et a une érup* tion cutanée de pustules écailleuseï qui approchait de la lèpre. Ceux des naturels oui étaient malades vivaient totalement éloignés du reste des habitants. Depuis que les Européens ont pénétré dans cette tle^ et qu'ils y ont porté la syphilis , on a vu quelques naturels couverts d'ulcères qui paraissent virulents , les laisser exposés à l'air eu è la discrétion des mouches, sans v faire la moindre attention. Comme if n'v a pas de médecins dans un pays où rintèmpérance produit des maladies, le Taîtten qui souffrait avait recours à la superstition, et les prêtres étaient ses seuls médecins. La méthode qu'ils suivaient pour opérer la guérison, consistait en prières , en cérémoBies et en signes qu*ils répétaient jusqu'à ce que le malade mourût ou recouvrât It santé.

Ces insulairesse plaignaient, en 177t« qu'un vaisseau européen leur avait communiqué une maladie qui, à ce qu'ils disaient, affectait la tête, le gosier et l'estomac, et qui enGn lea niisait mourir : ils paraissaient la redouter beaucoup. Depuis ce temps, ils ont demandé à plusieurs voyageurs s'ils l'avaient. Ils appelaient cette maladie apa-nô-peppe y comme ils appellent la syphilis apa-no-/7re/aiie, maladie an*

{glaise, quoiqu'ils convinssent sénéra* ement que le vaisseau de M. ne Bou* gaiuville l'avait apportée dans leur tte*

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