‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuples (volume 2)Chapitre 6 sur 66 · PUISSANCE DES CH£FS · texte numérisé non relu

PUISSANCE DES CH£FS

Malgré toute sa puissance, Abba- Thoule n'était point souverain du groupe entier. Les rupaksjd'Emerings, d'Emmalagui, d'Artîngall et autres îlots, étaient indépendants dans leurs propres territoires. Abba-Thoulé luimême, dans ('exercice de son pouvoir»

était obligé db convoquer le conseil des rupaks pour toutes les affaires importantes, et de se conformer à l'avis de la majorité. Dans le cours ordinaire des choses, il tenait chaque après midi une audience publique, dons laquelle il écoutait les réclamations de ses sujets, et prononçait sur les différends ^ui pouvaient survenir entre eux. Soit au conseil, soit ailleurs, tout ftiessage adressé au roi était d^abord çonGé à voix basse à son rupak subalterne, qui, à son tour, après une profonde révérence, le répétait à demî- Toix à Abba-Thoulé, en ayant soin de fenir son visage tourné de cc3té.

Les rupaks, qui composent la no- |)lesse du pays , se divisent en plusieurs classes , distinguées par la forme de l'os qu'ils portent au poignet. Suivant Wil-

son, ta dignité de plusfearà nipalcs n'est point héréditaire, mais die est conférée par le roi.

Les Anglais crurent remarquer qae le roi était propriétaire de tout le sol, et que les habitants n'avaient de propriété durable que le produit de leur mdustrie. Chacun pouvait, it estTrat, considérer comme sa propriété privée sa case, sa pirogue et ses meubles; chacun louîssait également du terrain qui lui était accordé, tant qu^it Tbocnpait; mais lorsqu'il le auittait.poor s'établir ailleurs , le fonds rètoanmft au roi, qui en disposait à son gri.

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