CULTURE DES TERRES
C'est sans doute la fertilité naturelle du paysr jointe à la douceur et à la sérénité du climat y qui donne aux insulaires tant d'insouciance pour la culture. Il 7 a une foule de districts couverts des plus riches productions où Ton n'en aperçoit pas la moindre trace* Ils ne soignent guère que la plante d'où ils retirent leurs étoffes, laquelle vient des semences apportées des montagnes, et Tava, ou le poivre enivrant, qu ils garantissent du soleil lorsqu'il est très-jeune, et au'ils couvrent pour cela de feuilles a'arbre à pain. Ils tiennent fort propres Tune et l'autre de ces plantes. Cependant les nouveaux besoins introduits par les Européens , et la naturalisation de nouvelles plantes devraient les rendre plus industrieux. Mais les insulaires s'occupent aujourd'hui de pcUa-pala ( prières ) , d'instruction, d'exercices de dévotion, de modes et de parties secrètes de plaisir, sous le faible gouvernement d une femme, et sous la sévère doctrine des missionnaires.
ÉCLVSBS,
Il y d des vallées dans l'Ile asses fertiles, ^)ù des ruisseaux en coulant fuient vers la mer. Les naturels j ont coostiiiit plusieurs sortes d'écluses ,
afin d'éle?er l'eau et de la conduire dans leurs plantations de taro (arum esculentum\ qui exige un sol très-humide, et Quelquefois inondé {*). Plusieurs de leurs ustensiles sont ingénieusement construits (voy. jsî. 16S).