ILE MURRAT OU PLUTOT MERA
Nous ne possédons sur cette île, située dans le dangereux détroit de Tor-
rès , qu'un seul document tout rëoent.
Nous l'extrairons du journal d^un ofk oier anglais qui lit voile, le 4 juin ISSS, de Port-Jackson pour ce passage û peu fréquenté. Le vent se fit d'abord peu sentir, et ce ne fut <(ue sous le quatorzième degré de latitude mé* ridionale qu'il rencontra la mousson sud-est.
A l'extrémité orientale du détroit de Torrès , il existe une immense quantité de bancs de corail , qui courent de Pouest à Test; et comme ces bancs se terminent de front et tout à coup , ils offrent du coté de l'orient l'aspect d*une muraille à fleur d'eau qu'on désigne * sous le nom de la Barrière, La plus grande partie des bâtiments marchands
fyréférent longer la cote de T Australe, afin d*éviter deux récifs dangereux appelée the Edstem Fiekk et tie Boot Aeef. L'île Afpra ou Murray, qui est située près de la côte de la Papouasie et près aussi de ces écueils , est en conséquence rarement visitée par les voyageurs.
Le 18 juin, notre officier aperçut les Eastem ftekls, et le navire côtoya le récif qu'on laissa à trois milles au sud ; on remarqua à son extrémité occidentale un roc qui avait l'exacte apparence d'une tour. Le 19, à dix heures du matin, la vt^ie signala léBootHee/^ <^ui est composé de sept rochers é\** tmcts et détachés. Les matelots prétendirent reconnaître dans l'un d'eux on vaisseau naufragé . mais rien ne parut autoriser cette supposition. Quoiquede grandeur différente, ces rochers étaient tous de même forme et de même couleur.
Après avoir dépassé le Bo(4 Bee/y on aperçut l'île Murray par les !»^ 64 latit. nier., Ut" 53' longit. orient. , et bientôt après , un peu plus au sud , une île moins grande. Vers une heure de raprès-midi , on aperçut ta Barrière à six ou sept milles en avant de Tîle. Cette rangée d'écueils sur lesquels se heurte une mer immense, doit avoir quelque chose d'impos.^nt pour le marin qu'une forte brise pousse dans cette 'direction; mais il ne tarde pas à reconnaître des passages praticables. C'est par la plus
OCtAI^IE.
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lari^de ees ouvertures , the Pandara's
Îmssagê y que Je navire se dirigea vers tie Nlurrav.
« Nous jetâmes Tancre, dit le narrateur, à un mille et demi au nord de nie , en vue d*une grève sablonneuse couverte de canots. Nous en vîmes aussitôt lancer six à la mer ; et des indigènes vinrent tourner autour de nous, en nous montrant des écailles de tortue; ils paraissaient avoir faitd*avance leurs préparatifs, car, dans chaque barque , un homme agitait sans cesse, en signe d'amitié, un drapeau com-
Ï)Osé d*alçues marines attachées à un ong bamoou. «
&s canots , formés de troncs d'arbres creusés , sont longs et étroits , et nagent facilement; pour empêcher qu'ils ne soient renversés d'un coup de vent, on attache par le travers deux longues perches de bambou placées à six pieds de distance Tune de l'autre, et, à chacune de leurs extrémités, Ton fixe d'autres perches parallèles au bordage , et qui en sont éloignées de sept pieds environ. Ce double cadre , qui flotte à la surface de l'eau , retarde l.i marche du petit bâtiment , mais il lui donne de I assiette et de la solidité ; une claie de bambou et une natte d'herbes sont étendues sur ces cadres , en ménageant un intervalle pour les pagaies le long du bord ; c'est sur ces nattes que se reposent le principal personnage et ceux qui ne pagayent pas. Les piigayeurs sont d<»)out, et n'observent aucun ordre dans leurs mouvements ; ils rament à volonté , et quelquefois tous à la fois du même côté. Les deux ailes du canot sont fort gênantes lorsmi'ii veut accoster un navire; et ce qu il y a de mieux à faire alors , est d'abaisser la chaloupe de l'arrière , et de communiquer avec les nouveaux venus du baut de cette espèce de tribune.
Les indigènes offrirent aux Anglais des écailles de tortue, des coquilles , des arcs et des flèches , de longues piques en bois , de grossiers ornements , des noix de coco, des ignames, des bananes , et une sorte de patate sucrée. Ils parurent faire cas, avant tout, du ifer, ensuite du tabac.
Les cris de ces sauvages et ceux de l'équipage formaient un concert d'autant plus bizarre qu'ils ne se comprenaient ni les uns ni les autres, et 3ue les marchés se traitaient par signes, e sorte qu'ils auraient tout aussi bien . pu se faire en silence, comme chez les Arabes. Un peu avant le coucher du soleil, les indigènes se retirèrent en . faisant signe aux Anglais qu'ils reviendraient le lendemain. Des feux furent entretenus sur la grève.
Juin , 20.— « Les naturels sont rêvenus ce matin , et ont repris leur commerce d'échange. Ils ont amené avec eux quelques enfants pour lesquels ils demandent de petits miroirs et des verres de couleur ; mais ils ne veulent rien donner pour ces bagatelles , qu'ils ne regardent que comme des jouets d'enfants. Ils nous ont paru doux et inoffensifs ; mais, attendu leur état de nudité et la présence à bord de la
^ femme de notre capitaine, on n'a permis de monter sur le pont qu'à un seul d'entre eux , que l'on a couvert d'un habitde matelot dont il paraît tout ûer.» Les indigènes invitaient les An* glais à aller à terre, et s'offraient en otages; ils leur promettaient même, pour les tenter davantage , l'usage de leurs femmes; mais les insulaires de la Mélanésie ont une telle réputation de perfidie que personne à bord ne fut tenté de se Ger à eux.
a L'homme que le capitaine habilla s'appelait Secouro, dit le narrateur,
' mais ses camarades le désignaient sôus le titre de McuiOy qui signifie chef. Je fis comprendre à M ado que nous craignions , en allant à terre , d'être égorgés et mangés. Mado exprima sa surprise et son horreur. En montrant l'Ile Murray, qu'ils nomment Mera , il s'écria : « Pouf a, poutUy Merapoutaîv Puis, en montrant l'Ile Darniey et la Nouvelle-Guinée, il Gt signe que les naturels de ces pays mangeaient de la chair humaine; mais il désigna de nouveau l'île M urray , et s'écria encore : « Pouta, poutay Mera pouta {*) 1 »
(*) Chez les habitants de la cAte de la terre d'Arnbeim et du golfe de Carpentarie, dans
« JeYi*ai pu comprendi'e slpoufa était un« simple négation , ou si ce mot signifiait ranimai qui sert à leur nourriture. Le seul quadrupède que nous ayons aperçu est un chien qu'ils appellent chess; peut-être pouta est- il le terme générique pour les coquillages qui sont en grande abondance sur ces côtes , et qui doivent former la principale nourriture des habitants (*). »
Juin , 21.— « Aujourd'hui ,Mado a amené avec lui une jeune femme; et il nous a fait comprendre, par des signes d'une grande clarté, qu'elle était réservée aux plaisirs de notre capitaine.
Dès qu'elle a eu compris qu*on lui permettait de venir à bord , elle s'est jetée à l'eau , et a abordé le navire à la nage. Klle était couverte, depuis les hanches jusqu'aux çenoux, par de longues herbes attachées a une ceinture de même espèce. On la conduisit dans la chambre, et on lui donna des vêtements de la femme du capitaine. Cette cérémonie, qui parut d abord l'embarrasser un peu , lui plut ensuite infmiment. Elle secoua sa timidité, nous fît entendre qu'elle occupait un certain rang, et qu'il fallait rappeler Garri. Nouscrûjiies d'abord que c'était son nom; mais nous reconnûmes ensuite que ce mot signifie une femme.
« Ayant plus de confiance en Garri n'en Mado, je lui expliquai, au moyen e mes gestes, la crainte qui nous empêchait de descendre à terre. Elis se mit à nre de bon cœur ; puis , montrant Pile et me saisissant le bras, elle fit semblant de mordre et de déchirer avec les dents. En ce moment, son mari et Mado, qui la surveillaient de leur canot , l'appelèrent avec tous les signes de la fureur, et elle parut alarmée. Je répétai mes
TAustralie (Nouvelle -Hollande septentrionale), certainement le mot /9ou/a signifie bon. Dans Tile Murray on plulôtMera, qui en est peu éloignée, il est probable que ce mot a la mèmesiguiûraiion. Ainsi, je pense que les indigènes en disant Mera pouta voulaient persuader aux Anglais que leur pays et ses habitants étaient lx>ns. G. L. D. R. (*) Cette opinion nous paraît dénuée de fondement. G. L. D. R.
gestes en la tirant à l'écart; mais ëàtt secoua la tête et me repoussa d'un air mécontent. Elle devînt inquiète et empressée de retourner à son canot ; et il fallut y consentir. Mado répéta fréquemment : Pouta, pouta y Mera pouta! mais il laissa percer son mécontentement, et ils partirent tous plutôt que de coutume. »
Il est possible que Garri , en apprenant les craintes de l'officier, ait voula faire une plaisanterie. Les insulaires de Mera ou Murray ne se mangent
Eas entre eux; il n'est donc guère proable qu'ils soient cannibales à Tégard des étrangers.
« Dans la soirée, dit Toffider, je fis une reconnaissance des côtes avec le maître d'équipage ; et nous montâmes, à cet effet, dans le cutter bien armé. Le capitaine ne nous accompagna pas , par égajd pour les craintes oe sa femme, ^ nous défendit expressément de descendre à terre. A notre aspect, presaue toute la partie mâle de Ule parut être accourue sans armes sur le rivage. Je comptai deux cent trente hommes et quelques femmes revêtues du costume de Garri. Les jeunes gens entrèrent dans l'eau pour venir à notre rencontre ; mais nous nous tînmes à distance. Notre ami Mado agitait , en signe d'invitation, le bonnet rouge que nous lui avions donné. Un lai^ canot vint au-devant de nous, monté seulement par cinq pagayeurs pour ne pas nous effrayer. Nous lui permîmes d'accoster.
« Mado, voyant de loin cpie nons résistions à ces instances, vmt nous rejoindre dans un petit canot conduit par deux ran^eurs; il sauta dans le cutter, et offrit d'aller se constituer prisonnier ainsi que ses camarades. Nous lui fîmes comprendre que nous étions liés par une promesse à la dame du bord, et il n'insista pas davantage; mais, ayant distingué qu'une poignée de main était parmi nous un gage d^amitié, il donna la main à tout notre équipage et retourna dans son canot.
Juin, 22. — «Sur le moindre signe que nous faisions aux naturels, ils plongeaient et nous rapportaient des
OGÉANIE.
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corallines quMls troquaient contre une chique de tabac, rïotre ami Mado vint nous rejoindre; en entrant dans le gigt ii prît un fusil, et, montrant Ttle, n répéta son refrein : « Pouta^potUay mera pautaî^ Nous pensâmes cette fois qu*il voulait parler de quelques animaux sauvages, qu'il nous engageait à aller tuer; mais nous n'avons jamais pu comprendre la véritable acception du mot pouta. Le capitaine est pouta , sa femme est pouta y le vaisseau est pouta y nous sommes tous pouta y et H nous reste encore à savoir ce que signifie pouta.
Juin , 23. — « Le troisième mattre et moi nous nous sommes décidés cette fois à descendre à terre, laissant en otages dans la chaloupe Mado et un autre chef. Montés sur deux canots différents, nous débarquâmes à plus de mille pas Tun de Fantre. Chacun de nous se vit entouré par Un j^roupe qui voulait l'emmener de son côté. La foule se composait d'autant d'individus que j'en avais vu déjà sur la grève ^ les hommes cette fois étaient armés d'arcs et de flèches, ou de longues piques en bois; les femmes portaient le jupon d'algues dont j'ai déjà parlé. Un homme de chaque canot resta toujours auprès de nous, nous tenant d'une main et agitant l'autre, en faisant entendre l'inévitable « pouta y pouta. •» Lorsque nous fûmes arrivés à une palissade de bambous , derrière laquelle étaient plusieurs huttes, afin que l'équipage ne nous pordlt pas de vue tous les Jeux à la fois, je priai le troisième maître de rester en dehors, et j'entrai dans l'enceinte, toujours escorté de mon sau-
vage-
«Chaque habitation se composed une
salle obiongue, entièrement couverte à l'une de ses extrémités, et d'une ruche artistement faite et sans entrée visible. Je reconnus que cette ruche était formée de longues perches de bambou, plantées en terre de manière à former un cercle de neuf pieds de diamètre , et réunies ensuite à leur sommet. Je suppose que l'on pénètre dans ces ruches en soulevant quelques-unes des
7r Livraison, (Ocbanie.) t. m.
perches; elles servent de magasins, et mettent les provisions à l'abri du soleil et de la pluie. Les salles oblongues sont destinées à la résidence de la fa* mille; elles ne contiennent aucun meuble; quelques tas d'herbes sèches y tiennent heu de lits.
«Un sauvage, d'un aspect féroce, armé d'un arc et de flèches, voyant que j'examinais la structure des ruches, me fit signe de le suivre, et j'y consentis, croyant qu'il allait nrea indiquer l'entrée; mais dès que nous, fûmes derrière la hutte, il s'élança sur moi, et, plongeant sa main dans ma poche, il en retira un foulard. Ls jeune indigène voulut opposer quelque résistance; mais le voleur parvint à se dégager, et se hâta de préparer une de ses flèches. J'entraînai mon loyal ami , et je lui fis comprendre que l'objet qu'on venait de me saisir était do peu de valeur, et que je lui donnerais a lui-même un mouchoir semblable.
Je ne perdis pas de temps pour repasser la palissade, et nous hélâmes la chaloupe; mais, comme elle était éloignée, elle ne nous entendit pas, et nos craintes s'augmentèrent en voyant les sauvages qui nous entouraient, devenir de plus en plus bruvants , nous demander ouatliy oualli{des \ éléments), et toucher avec avidité nos mouclioirs, nos vestes et nos gilets. Nous essayâmes de les calmer, en leur donnant l'espérance qu'à notre retour à la chaloupe, ils auraient oualU (des vêtements), ^icn^ri (du fer^seugaldu tabac), et tout ce qu'ils pourraient désirer.
Nos deux gardes du corps ne nous lâchèrent pas, et ne cessèrent de répéter : Pouta y pouta, Mera pouta t Lorsque Mado apprit de mon protecteur l'atteinte raite en ma personne aux lois de l'hospitalité , il parut désolé et honteux; il nous serra les mains, et se hâta de retourner au rivage. A notre retour, le vaisseau leva l'ancre et quitta les parages de l'Ile. »
Les insulaires de Mera ou Murray sont généralement bien faitsetdetailte athlétique; leur tête est d'une belle conformation , et si on en juge d*aprài
ass
le dessin qui aocompagnait la narration anglaise de roffîcier, les organes les plus développés chez eux, paraissent être, Suivant le système de Spurzheim, ceux de la causalité et de la bienveillance. Le front est large et élevé. Le nez est gros, mais il n est pas épaté comme chez le noir d'Afrique, et les lèvres ne sont pas aussi grosses que celles de ce dernier. Les dents sont olanches et saines. Les Anglais y virent des chevelures plates et d'autres laineuses, généralement teintes avec une subsrance minérale rougeâtre, délayée dans Un corps gras. Leur peau est noire et luisante comme celle du noir africain.
Tous les adultes mâles ou femelle otit le lobule de Toreille découpé , de manière à pendre d*un pouce ou deux au-dessous de la partie inférieure de lliélix ; ils ont , en outre, la cloison des narines percée d'un trou, qu'il paraît être de mode d'agrandir le plus possible. Cette ouverture sert, dans les iours de réjouissance , à suspendre les objets les plus grotesques. Une parure très-recherchée consiste en un croissant de nacre de perle, attaché au cou à l'instar des hausse-cols des officiers européens.
Ils ont aussi des colliers de fruits rouges et blancs enfilés à de longues herbes : le narrateur croit que ces ornements ne sont pas des marques d'honneur ou de distinction, et qu'il n'y a pas de chefs parmi ce peuple; ce qui n^est guère probable.
La nourriture de ces sauvages consiste en noix de coco, ignames, figues d'Adam, bananes et patates sucrées. La tortue et les coquillages sont en abondance autour de l'île, et la mer fournit beaucoup de poisson ; mais il faut que l'habileté du pêcheur supplée à la grossièreté des instruments : les hameçons sont en écaille et sans barbe. Le cocotier est l'arbre le plus commun. Les marins aperçurent çà et là sur le flanc des collines ({uelques parties de terre cultivée , où doivent se récolter l'igname et la patate. Il parait qu'ils n'ont aucune céréale; quant aux animaux, les marms n'y virent que des chiens.
II fut impossible à rof&cier de dé-
couvrir si oes indigènes avaient im moindre idée de la divinité; mais il s'assura qu'ils ne portaient aucun amulette dans la vue de se concilier la faveur d'un être surnaturel.
Voici la Haie de quelques raols du tocabulairede oes insulaires recueilli par Taoteur du jourual cité. De peur d*auérer la prononciation, nous avons conservé rorthographe an^ise.
3Iado, chef ou personne respecfé«} camear, père; coskera, mètt^garri, femme; neoura, enfant; tteùUra getrri , petite fille; peka, poisson; eSoura, oisean; ehoura mara, oiseau chantant; ehess, chien (Mado à qui l*on monrra lieaacoup de qojH dnipèdes dessinés, les appela tous de ce nom) ; iimera, le tonnerre; aura, édaif, hiniière , couleur Vive ; iema , le soleil ; meèm, la lune; vera, une étoile; mar, le firmament ; waga, le veut; mai, le nooii peéia, le nez ; trecCLp, Tisil ; kerîm , la tête; fcnra, les dents; erusê, la bouche; entta, la laB~ gue ; pella , Toreille ; crimo , la chevelure ; entoura , le menton ; gam , le corps; togap le bras; tal, la main; tétera, le pied ou \tL jambe; apper per kerim , un chapeau, ua bonnet ; top , la partie supérieure d'une chose quelconque ; isera, une coquille ; macaise , une tortue; kaiso, Técaille de tortue ; idago, le nautile; suga, le tabac; kUsmsuk, aiw fourchette (de bois); turi, du fer (comaM ils ne connaissent pas d'autre nétal, ib donnent ce nom à tous les métaux) ; dcmB" rupick ou turi, une hache; owmU, noa '^ natte; lagar, une ccurde ^ulli lagar, du fil; epe, une assiette (probablement |Mr a:iwlogie avec quelques morceaux de pierre <hi d'écaiile qui leur servent à cet usage) ; opoitm, toute arme à feu (quoiqu'ils n'aient rien 4|aâ y ressemble) ; gîode, le sel ; cawka, un igina» me; dawdaw, de la graisse; laza, la chair; oragaw, la patate (sucrée); nej. Peau; wohba, boire; uimere, pain (ils font probablement une espèce de pain avec rigname); wara, un Taisseau; peraperé, un miroir, (toute surface brillante ou polie); tarpoié, une bouteille (une calebasse); waUi, vêtements de tomte nature ; mon mon vmUi, vêtements ronges; guelii fueUi waUi, vêtements bleus; caka eaia vmUi , vêtements blancs ; oukus, davantage ; ippeoaJsm, beaucoup ; assai, venez ici; coco, us arc; iarick, une flècbe.
Mado ne put trouver un mot qui reodil l'idée d*un livre, parce qu'il n'existait daaa les usages du pays aucun objet analagiiaf
OCÉANIE
ta»
mtiê U ooMprit aans peine le but d'une carte marine , et il témoigna une grande satisfaction auMitôt qu'on lui eut indiqué la place occupée sur la carie par Pile Mera ouMurray.
1LB8 0MBNTALB8 ADJACBMTBS A LA PAPOUAJjlB.
En quittant le détroit de TorrèSf nous remonterons vers la côte orientale de la Nouvelle-Guinée, pour arriver à la géographie des lies qui en dépendent, et dont quelques-unes sont mieux connues que la grande tle Papouasie oir des Papouas, nom que nous proposâmei( en 1836, de substituer à celui de iNouvelle-Guinée. Parmi les Iles Schath ten, quatre avaient des volcans enflammés lorsque les Hollandais y passèrent ; elles ne laissent pas d'être fertiles. Leur élévation contraste singulièrement avec les terres basses de la Nouvelle-Guinée qui leur correspondent. L*lle Lesson,
?iui en est la plus orientale, est un pion conique, élevé, de cinq à six milles de circuit à sa base, et tapissé d'une riante verdure. Les Iles d'Urvilky Roissy et f^tdcain sont les plus importantes de ce groupe. Les Iles Moa, Arimoay Merkus et autres, ont Taspect d*un jardin de palmiers et de cocotiers. Toutes celles de la côte septentrionale paraissent très-peuplées.
L*!ie Couronne est très-élevée. Elle n'a guère aue quatre ou cinq milles de circuit. L'île Briche, plus considérable aue la précédente, est moins haute; 1 Ile Longue parait plus stérile que les autres terres voisines; sa dénomination est impropre, car elle a une forme arrondie. Son circuit est de quarante milles. L'Ile Dompter y oui, selon M. Duniont d^Urville, a nuit cents toises de hauteur, présente un cône aigu au sommet; sa circonférence est de quarante milles. L'Ile Fulcain est un cône immense, entouré d'une riante végétation ; elle a douze milles de circuit. Auprès se trouvent les petites îles Leçoarant et l'Ile Laing, La grande lie Afuoru a de hautes montagnes; celles de nie Jobîe ou DJobie s'abaissent vers la pointe occidentale, près de laquelle se trouvent deux lies nommées les DenohFréres f vers la pointe orientale on voit les trois petites Iles
appelées les TroU^Scsun: on pourrait les réunir sous le nom de groupe du Geeloinck. Bidtisa douze milles de long sur quatre de large ; l'Ile Roissy est montueuse et couverte d'une belie végéta* tion ; elle est ombragée de cocotiers et de palmiers. Un piton très-aigu, appelé mont AmabU distingue l'île Tastu qui a reçu le nom d'un de nos poètes féminins les plus aimables. L'Ile Gidbert, lon^e de quatre milles, n'est séparée de 1 Ile Bertrand que par un canal d'un demi-mille. L'Ile Jacquinot est plus considérable que l'Ile Gamot. mais elle est moins élevée. Cette dernière est un cône de sept à huit milles de circuit. L'Ile Veblois est petite et beaucoup plus basse que les autres. L'île cturville présente une anse entourée d'une belle plage; au premier coup d'œil, l'Ile Gressien parait en faire partie.
Plus à l'ouest se trouvent les oetites Iles Paris y peu importantes. L'Ile Blosse* ville est couverte d'une riche verdure.
Les Iles ScUnsony Faragtiet, Dade^ vnaine et les Iles des Traîtres méritent aussi d'être mentionnées. I^s habitants de ces terres n'ont guère de commu** nications que d'une ne à l'autre.