SAISONS OPPOS^.ES AUX NOTRES
Comme cette contrée est située au yô\e opposé au nôtre (et encore est-ce e côté opposé de ce pôle ), les saisons, es jours et les nuits sont nécessairenent le contraire de ce qui est en Eu- •ope. Quand nous avons l'hiver, ils >nt réte; quand nous comptons midi, is comptent dix heures du soir , car B soleil s'y lève dix heures plutôt [u'en France. Leur mois de juillet corespond à notre mois de Janvier, et îce versa, car les mois d'été y sont lovembre, décembre et janvier; ceux l'automne, février , mars et avril , et :*est en mai, juin et juillet qu'est leur liver. C'est ainsi que les vents froids
leur viennent du sud, et les vents chauds du nord.
irOUVBAUX CIEUX.
Un grand nombre de constellations situées dans l'hémisphère septentrional , sont invisibles en Australie ; mais on y voit la même voie lactée et les mêmes pléiades qu'en Europe , bien que ce ne puisse être simultanément; ainsi que le soleil et la lune»
que l'on n'y peut voir que quelques heures après qu'ils se sont levés pour nous, et une heure ou deux avant leur boucher dans cet hémisphère. Les jours d'été ne se prolongent jamais autant que les nôtres , et les journées d'hiver ne sont pas aussi courtes que chez nous ; car cette délicieuse période du climat de l'Europe, le crépuscule , y est à peine sensible, ainsi que dans tout l'Orient. Les ténèbres suivent de si près le jour, que la nuit est entièrement commencée aussitôt que le soleil a disparu derrière les vertes mon^ tagnes de l'ouest; et on n'aperçoit jamais l'étoile polaire.
Il a été publié, aux frais du gouvernement anglais, et par ordre des lords de l'amirauté, à la fin de 1835, un catalogue de sept mille trois cent quatre-vingt-cinq étoiles, la plunart situées dans l'hémisphère austral, résultant des observations faites de 1823 à 1826, dans l'observatoire fondé à Parramatta, dans la Nouvelle<jalles du Sud , par le lieutenant général sir Thomas Èrisbane, qui s'est occupé d'astronomie avec succès. Ce catalogue important, formant un volume m-4<» de plus de trois cents pages , a été construit par M. Richardson. l'un des astronomes adjoints de l'observatoire de Greenwich (*). Il est précédé
(*) La comparaison des positions d*ctoîles données dans ce catalogue et dans celui de six cent six étoiles résultant des obsenrations du lieutenant Johnson à Tile Sainte- Hélène , a indiqué un accord très-satisfaisant pour les déclinaisons obtenues avec des cercles muraux , et une petite discordance pour les ascensions droites. Celte discordance tient probablement à un léger défauLdaos ki
L'UNIVKRfl,
d'âne dêseriptian de l'ôhaervateire de Parramatta. -
HISTOIRE 9IÀTUABUJS.
GKOLOGIB. — VOLCAirS BfirOULIBRS.
La base du sol des montagnes Bleues est du granit à gros grains, avec de larges plaques de feldspath, ordinairement de couleur rose. Jl e^t très-abondant, surtout dans TArgyle, et la terre formée par la décomposition du genêt donne dos herbes magnifiques et d'abondantes récoltes au cultivateur. Les terrains de cette nature sont beaucoup plus friables que ceux oue forme la décomposition du granit. On ne trouve de pierre à chaux qu'à Bathurst, dans l'ouest , et à Argyle , dans le sud. Là, elle se montre par oouches bleuâtres, crises ou blanches, d'une épaisseur énorme, et Ton dirait du marbre; on pense même qu'elle pourrait con* venir pour la statuaire.
Dans les promontoires et dans l'île Uowe on aperçoit souvent de hautes colonnes de basalte. Le sré en couches ou strates horizontaux forme la charpente de toutes les faiqises de la bande méridionale.
Les montagnes connues ne sont pas généralement considérables en Australie. Les montagnes Bleues paraissent être la continuation de la grande chaîne qui côtoie le littoral de la Nouvelle- Galles du Sud presque en entier, et au delà desquelles existe une riche contrée transalpine. Ce sont les plus grandes de l'Australie. Oh les nomme Bleues vers le nord , Blanches et Moroumbidgi vers le sud. Les monts Darling s'étendent depuis S wan-Rioer jus< qu'a la baie du Roi-George.
Nous allons reproduire ici le récit d'une reconnaissance du mont Ouin-
lunette méridienne de Parramatta, dont M. Richardson donne dans diverses taliIes les ino}ens de corriger les effets. L'observatoire de Parramatta, situé a environ quatorze milles deSidnev, à la latitude australe de 33^43' 5", e.<»i maintenant un observatoire public Sa direction est confiée à M. Maclear, qui a pour adjoint M. Charles Smyth , second fils de Pundes secrétaires de la soeicté astronomique.
gen , opérM «n ISSô <t f S9t f^ K révéfrend WIlsoiA , ctiapeimn à lîew- Castle. Cette montagne, élevée d*e&viron quinze cents pieds, passe, mt* être à tort , pour uh f olcan en activité. Au reste, écoutons M. \filsoti.
« Le mont Ouingen, dit-il, se trente sur le revers oriental de la ctiaffte qui sépare le bassin de la rivière Hunter des plaines de Liverpool , par 31»
54' latitude sud, et 1 48* 86" lônj^itude est, et l'élévation de la partfe eimbr^^ sée ne peut être molridre de trois cents 6 quatorze cents pieds ao-desss du niveau de la mer. A Tépoque de ma première visite , au eomoMncernent de 1831 , Tincendie 8*éteiidait sur les deux sommets if une même montagne, composée de grès comnacte. Le (eu 8*était d'abord propage du haut en bas de rémînence se{)tentrlonaIe , qui est la plus élevée, et il remontait maintenant sur lêminence opposée , située au sud. Le fra occupait comme One sorte d'enfooeement , entre deux pitons de la même montagne, et cette circonstance avait pu faire regarder ce piton comme ua cratère au premier voyageur qui le visita; mais le fait est, qu à mesure que le feu souterrain a augmenté d^intensrté, la roche s*est fendue en plusieun crevasses de diverses largeurs , et je pus examine^ à mon aise la pl&s grande fente; Le roc, qui était une masse de grès solide, offrait une fente de deux pieds de largeur. En examinant cette fente à la profondeur d'ea* viron quinze pieds , on voyait que tai parois du rçc étaient chnuifêes a Uaac comme celles d*un four à chaux; ca même temps, des vapeurs sulfureuses et alumineuses sortaient de cette fis»
sure au milieu de grondements son* terrains qui éclataient avec la ploi grande violence. Je me plaçai sur b partie du roc qui avait été détarbée cle la partie supérieure , et lançai dtf
Iûerres dans la fente. Le bruit qu'des faisaient en tombant , seotblait s'éteindre dans un abîme immeNie« situé au-dessous de mes pieds, L*ci* pace de terrain sur lequel le feu eae^ çait son action pouvait avoir un acre
OGÊAIflE.
et demi d'étendue; çà et là, sur toute cette surfaoe, étaient plusieurs fentee ie largeur variable , par où s'échappaient sans cesse des colonnes d'une fumée sulfureuse , aceonipagnée d'une ilamnse brillante; les bords de ces soupiraux étaient ornés de cristaux de sourre efflorescent, dont la couleur variait depuis le rouge orange le plus ibncé, dû au mélange du fer, jusqu'à a couleur de paille la plus pâle, là où 'alun dominait. Une matière noire, ustrée et poisseuse , sans doute une (orte de oitume , abondait sur les K>rds de plusieurs de ces crevasses.
> fut avec peine que je pua m'en procurer quel(]ues échantillons, à cause le la chaleur intense du sol sous mes ûeds , et de la nature suffocante des apeurs qui s'en exhalaient. Hi lave , li trachyte d'aucun genre ne se ren- »ntraient en ces lieux; il n'y avait néme pas d'apparence de charbon de erre, bien que cette substance abonde ians le voisinage. Il était évident que ette montagne était en feu depuis )n£temps ; plusieurs acres de terrain, u-dessous ue la portion maintenant nflammée, sur laquelle sont des arres très-anciens , portent également Bs traces d'une pareille combustion , ; plusieurs des pierres qui s'y trouant disséminées semblent -avoir été triflées. Le feu sévit encore avec olence; et tout annonce que cette oience s'accroîtra encore. De temps I temps , soit par Teffet de l'électrité , soit par toute autre cause , les atières souterraines s'enflamment.
le pouvoir expansif de la chaleur et ; la vapeur fait éclater en fragments lormes le roc de grès solide, et rme ainsi des crevasses continuel- 3. Les produits sulfureux et alumi- ^ux de cette montagne ont été emoyés avec succès pour le traitement ; ia gale des moutons. »
Sur la côte de New-Castle, on obrva en 1828, un rocher enflammé li exhalait des vapeurs sulfureuses,
stir les bords ues fentes on reeillit un murinte d'ammoniaque en- ;mélé de soufre. Ce feu s'éteiit en 1880, tandis que M. Wilson
revit le feu du mont Ouingen en 1881»
«rious trouvâmes guelefeu, dit cet observateur, loin des'etre amorti denuift ma première visite , s'était étendu l'es^ pace de plus de deux acres : il agissait avec une fureur redoublée sur Terni* nence du sud et dû sud-sud-ouest , et même sur la partie jusqu'alors intacte de la montagne, c'est-à-dire sur la col« line du nord. Il y avait encore de brillants cristaux de soufre sur les bords desprincipaies crevasses, et sur la plué petite des cristaux d'ammoniaque ; des unes et des autres il 80|lait continuellement des vapeurs suffocantes. Lé feu continuait de mugir sous terre; les pierres lancées dans la crevasse retentissaient à une grande profondeur dans un abtme intérieur. La scène de bouleversements , lés roches de grè^ massif séparées en éclats , les Assures innombrables opérées à la surface da sot , réboulement des strates de grès , les troncs d'arbres renversés et consumés à demi , d'autres qui n'attendaient que la chute prochaine du rocher qui les portait pour tomber à leur tour, les vapeurs délétères qui s'élevaient autour de moi au milieu du rugissement des feux souterrains, la chaleur rouge ou blanche des crevasses enflammées , tout cela formait un speo« tacle que l'observateur ne pouvait contempler sans étonnement, et en même temps sans éprouver le regret de ne pouvoir expliquer avec quelque degré de vraisemblance les premières causes naturelles de cet étrange phénomène.
« Jusqu'ici on n*a trouvé que deux échantillons de débris organiques, de la nature des os pétrifiés, dans le voisinage du mont Agabe, prèsdu mont Ouingen; savoir, le sacrum d'un grand aniniaï sur les dunes de Holdoworthy,et la seconde vertèbre cervicale d*un autre à dix milles environ à l'ouest de Moreton ; mais, dans aucune de ces deux circonstances, la pétrification n'était engagée dans les couches , mais seulement posée sur la surface du sol. C'est pourquoi, suivant toute apparence, elle|| étaient contemporaines avec le bois pétrifié qui se trouve disséminé ea
srande quantité sur toute cette étendue de pays. Près de la chaîne des oaaraîs du Kingdom, qui forment une des sources du Hunter, et à quelques milles seulement au uord -ouest du mont Ouingen , sont des troncs d'arbres encore debout sur le sol, Cjui semblent avoir été pétriGés sur le lieu même où ils crurent jadis. Kn quelques endroits ce bois est fortement imprégné de fer. Le long de la c6te , à trois milles au nord de Sfew-Castle , à la marque de la marée haute daus la falaise X et sous un lit de houille, ait dernièrement découverte la tige d*un arbre pétrifié dans une position verticale ; en la brisant , elle présenta une belle couleur noire, annonçant que le bois passait à Tétat de jars. Sur le sommet du mur qui porte le télégraphe à New-Castle, on trouva le tronc d*un autre arbre, étendu dans une [x>sition horizontale et enseveli à un pied audessous de la surface du sol. Le grain du bois était d'un beau blanc. Dans ces deux échantillons se trouvaient des veines minces de calcédoine.