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MINÉRALOGIE

Quoiqu'on ait recueilli de la pierre 'ponce sur plus d'un point de la cote, la présence d aucun volcan en activité n*a été constatée dans toute l'Australie; on n'a même observé aucun indice d'éruptions récentes. Les pierres ponces trouvées plus abondamment du côté de Moreton-fiay ont fait soupçonner que deux pics du voisinage pouvaient receler quelques cratères.

Examinés avec soin, ils n'ont toutefois rien Qffert de semblable.

Le charbon est le plus utile et le

Ï)lus abondant de tous les minéraux de 'Australie. On le trouve en abondance, principalement dans la NouveHe- Galles du Sud. Il est en général petit et poussiéreux , mais il brâle; cependant il cuit mal, et cet effet est attribué aux substances végétales oui le composent , et contiennent dans leur composition peu ou point de résine. Quel qu'il soit, ce charbon «e trouve avec une inépuisable abon-

dance, et si jamais la navigatioa à Tapeur vient à s'établir dans l'archipd mdien , l'Australie sera ua mardiépiédeux de ce minéral.

La pierre de taille est d'une tânti grisâtre, tournant quelquefois tcts le rouge : elle est tendre quand oo réquarrit, mais elle durcit graduellement à l'air. Il est cependant une espèce à gros grains plus friables, et c'est snc celle-ci que , par malheur pour la colonie , avaient été fabriquées les premiè* res meules destinées à l'exportatioo.

On les envoya à ril&de-France,etrlla furent déposées dans les chantiers d'oi marchana. Mais que l'on juge de si surprise, quand un de ses esclaves dê> voués entre, une après-dînée,dansb salle à manger où il traitait qudqws amis, et, se tordant la main: « Moisieur ! monsieur ! oh mon Dieu ! maies toutes s'envoler !» Et tel était a effet y le cas; une forte ondée des typiques avait réduit ces pierres à Fétat de sable, et les faisait flotter et didover ça et là dans la cour.

La pierre à chaux n'existant point dans la Nouvelle-Galles du Sud, ks colons y suppléent par des coquilles de testacés, dont les coraux du voisioa$t offrent souvent des masses compacts.

Sur divers autres points de l'Australie la chaux se montre à Tétat de sulfi»

ou de carbonate. L'aiun natif a élé souvent rencontré dans Targile cristil' lisée , à un grand degré de pureté f}*

Le gypse ou plâtre , qui est un acellent engrais, se trouve seuidoesi dans les parties supérieures du f^ thurst, et dans le haut de la ri^ièR Hunter : TArgyle produit de boons ardoises , et l'on en fait des lattes quand le bois devient rare. 11 n^ pas au monde de pays qui possède à plus belle terre à pipe ou d'argile; ^^ lun est abondant, et le minerai de fer, en quantités inépuisables , forme des montagnes entières au nord do ^ Mac^uarie. Ces masses sont très-lD^

Snétiques, non pas cependant au po*^ e" déferrer les chevaux et d'arraché les boutous des habits, comme Fort

(*) D'UnriUe , Yojage pittoresque.

OGÉANIE.

gdffîrmé qoelques facétieux voyageurs lans ces contrées (*).

Le savant botaniste Cunninghan a ru des échantillons de cuivre, de plomb et des paillettes de fer oligiste, mais [>n ne sait rien encore sur ces productions de l'Australie. « Quant à Tor, dit-il, un minéralogiste amateur vint à Sidney,il y a quelques années , tourner toutes les têtes, jusqu'alors si calmes, le ces colons agriculteurs , en leur issurant que leurs terres contenaient i coup sûr des mines d'or ; et , pour l'attester, il ramassait sous leurs yeux mêmes des morceaux choisis de ce métaJ précieux, dans des endroits où ils ivaient passé trois cents fois sans rien roir de pareil. Désormais le Pérou était lauvre en comparaison de i* Australie ; nais tout à coup les songes dorés ^rent dissipés par un certain domestique, qui vmt aire tout bas à Toreilie le son maître, qu'il venait de voir le monsieur tirer la pierre de sa poche, a jeter dans la terre, et la ramasser; a vérité du fait fut amplement démon- ;rée par la circonstance d'un morceau ie papier collé sur le morceau d'or, et fai prouvait que cet échantillon avait !té volédans un cabinetde minéralogie.»

PHTTOLOGIE.

La flore de l'Australie a enrichi le règne végétal d'une foule d'espèces nouvelles, douées des formes les plus élégantes et les plus variées. L'hortir culture s'est emparée d'un grand nombre de ces charmants végétaux, et plusieurs sont déjà cultivés avec succès lans les jardins des amateurs, principalement en Angleterre. Mais d'un iutre côté, la nature semble avoir nris I tâche de n'offrir à l'homme , dans »s vastes solitudes, aucune plante ailnentaire. On y chercherait en vain |uelqu'un de ces végétaux précieux qui croissent sur toutes les lies de i'Ocealie. Le cocotier lui-même, cet arbre lourricier et cosmopolite qu'on re- ;rouve- dans presque toutes les Iles )olynésiennes , malaises et mélanéliennes, le cocotier manque sur les liages les plus chaudes de l'Austra-

(*} CuQnlngbain.

he. Aussi pas un des végétaux dont les naturels tiraient une nourriture maigre et précaire n'a-t-il ofXert d'intérêt aux colons anglais.

Les arbres les plus touffus de l'Australie n'offrent qu'un ombrage équivoque, à raison de la forme et de la disposition de leurs feuilles. Les eucalyptus , les casuarinas ou leptospermum les plus beaux, et qui de loin semblent annoncer une voiUe fraîche et ombreuse, n'offrent pas, vus de près, une verdure sufGsante pour prantir ie voyageur des rayons du soleil. Les familles des plantes qui comptent le plus grand nombre d'espèces en Australie sont les protéacées, les myrtacées, les légumineuses, les composées, les épacridees et les diosmées. Ce sont celles surtout qui apportent le contingent le plus fort dans la naute végétation. Les arbres les plus utiles sont plusieurs espèces d'eucalyptus, dont le oois sert à toutes sortes d usages, auand le stipeest sain, ce qui est rare; le red cedar ( cedrela austraUs) qui donne des planches d'une teinte rougeâtre, fort légères et pourtant d'une grande durée; le tristania et le melia azedarach qui servent à la construction des canots; le xilomelum dont on fait des bois de fusil. On peut citer encore deux araucarias , aeux callitris, un flindersia, pli vers casuarinas, un trichelia à odeur de rose, un angophora, un dacrydium , un brisbania, divers banksias, etc., et une foule d'autres arbres dont le bois est employé à différents usages. On doit au iai)orieux docteur Cunningham la découverte récente d'un arbre de la famille des légumineuses, dont les gousses contiennent de larges graines d'un goût assez agréable quand elles sont torréfiées. Certains mimosas donnent une belle gomme ; une sorte d'eu- 'calyptus fournit une manne sucrée tout à fait analogue à celle de l'Orient. On a trouvé, dans presque toute l'Australie, quelques espèces de palmiers, mais toutes inutiles quant à leurs produits. Une superbe liliacée, {tdoryanthés excelsa, pousse sa tige jusqu'à dix-huit et vingt pieds de hauteur. Le xanthorrea e\ le jLÎqgia se terminent

f)ar de larges touffes de feuilles longues, linéaires et disposées en vastes rosettes,, retombant sous la forme d'une nappe d*eau qui déborde d'un vase. La première fournit une gomme résine fort tenace. L'écorce de ï'/ubiS" eus fieterophyllus serait propre à faire des cordages. Le calcuiium mncrorM" zum produit des tubercules qu'on pourrait manger bouillis en temps de disette. Le leptomeria et le billardelia portent de petites baies que recherchent les naturels et les enfants des colons , quoiqu'elles soient d'une saveur peu délicate. Malgré la proximité des Moluques et la similitude du climat, les arbres à épices n'ont point p issé la mer et ne se sont point reproduits sur rAustmlie.On y a pourtant trouvé un muscadier, myristica insipida^ fort inutile, ainsi que le témoigne son nom. Quant aux nombreuses plantes maritimes qui tapissent les roches du rivage, il m est une qui mérite d'être citée à cause de ses larges frondes dont les naturels fabriquent des vases grossiers pour boire. De là le nom ûefiicmpotaiorum que lui imposa Labiliardière (*). Dans les lits de grès et d'ardoises, situés au-dessus des couches de houille, on a observé des impressions de végétaux, dont plusieurs offraient, dit-on, ues plantes ep (leur; dans le nombre on a cru distinguer le zaima spiritalis. On a également trouvé des empreintes nombreuses de phytolithes dans le lignite stratiforme qui se présente vers les sommets du mont York dans les montagnes Bleues.

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