‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuplesChapitre 66 sur 122 · SI · texte numérisé non relu

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SAHbiGom, iamitriLs, ^bmarm m

OPOSSUMS TGLAirrS , sm.

Le bandioout a environ quatre fois la grosseur d'un rat. Il D*a point de queue , et se fait des terriers dadns la terre ou dans les arbres creux. Les écureuils volants sont d'une belle couleur d'ardoise, et leur' fourrure est si One que, mai^réJa petitesse de cet animal, les chapeliers en achètent la peau trèsdier.

Le renard volant est une immense chauve-souris d'un si horrible aspect,

âu'll ne faut pas s'étonner de ce qu'un es matelots de Téquipase de Gook le pxit pour le diable, quand il le rencoDtra dans les bois.

La PiouveHe- Galles possède des opossums gris , à queue arrondie , qui^ pour sauter d'une branche a l'autre ^ entortillent cette queue autour de la branche d'où ils s'élancent, et , par ce moyen , bondissent sur celle qu'iliB veu« lent atteindre.

Il y a aussi dans cette colonie des opossums blancs volants, avec des ailes pareilles à celles des chauves-souris, qui s*étendent entre les pieds de devant et de derrière , et qui leur servent à sauter de branche en branche. Ge sont près* que tous des animaux dé nuit , et les planteurs les tuent au clair de la iune^ quand ces mammifères sortent pour chercher leur nourriture.

OHniTHOLOGIB.

On voit à la Nouvelle^ ailes un grand pigeon nommé (numga-oîtanga , qui sst un excellent manger. Il faut y ajouter deux variétés du beau pigeon à iiles bronzées , le pigeon à crête de niiawarra, et le grancTpigeon vert du r>ort Macquarie. Les coroeaux et les yies ressemblent à leurs homonymes l'Europe; cependant les pies y vont >n bandes , et une espèce se raslemble souvent, dans le calme des Telles soirées, sur les branches les )lus touffues de quelques arbres : là slies prodiguent en chœur leurs chants ruB ton bas et doux. Le faisan des nontagnes de la colonie est un o^

seau chanteur et moqueur, et il possède ces deux qualités d'une manière Î parfaite. II se place au milieu d'un ôurré, et après avoir bien enieré l'herbe, il se tait un lit de terre douce sur lequel il se couche, et alors il s'amuse à imiter les chants de tous les oiseaux , et les cris de tous les quadrupèdes de la forêt, depuis le hurlement du chien natif, jusqu'au clappement discordant du noir indigène. Parmi les êtres singuliers, il faut compter des cyffnes noirs, et quatre variétés de kakatouas , à savoir : deux espèces noires, semblables à des aigles de petite taillé, sans crête, ayant leurs ailes tachetées de jaune, et la queue également bariolée de jaune; puis le kakatoua à couleur d'ardoise, et a crête rouge, et le ka«katoua blanc à crête jaune. Les derniers sont de redoutables dévastateurs, détestés par les fermiers. Par des în-* tonations diverses dans leurs cris, ces oiseaux s'avertissent de l'approche de l'ennemi.

On y trouve de grands aigles de divers plumages, et diverses espècei de faucons : ils se laissent approcher pr l'homme, incertains s'ils doivent le fuir ou s'élancer sur lui. Le kak8<toua blanc, tout fln qu'il est, ne le craint pas non plus, parce qu'il n'est pas haoitué à en recevoir au mal. La pie in-' diçène, seule, semble reconnaître en lui le tyran des animaux.

Les perroquets sont d'une diversité înGnie, et surpassent tous ceux du reste du monde par la splendeur de leur plumage. G'^st le perroquet-roi, au corps d'un vert éclatant, que sur* montent un cou et une tête rouge ; d'est le petit roschill atec sa tête rouge , stf gorge jaune et son plumage marqueté avec beaucoup de grâee; le blue-mour^ tain, paré de toutes les couleurs de i'arc-en-cfel, et le lori, de teintée rouges et bleues admirables.

Tous ces oiseaux, qui sont à un Si haut prix en Europe, tiennent dans les jardins de la Nouvelle-Galles à l'é* poque des frin'ts, et semblent défier le^ colons ; mais on les prend en grande quantité au moyen de trébuchets.

dans le temps des semailles. On en fait

quelquefois des pâtés, et Cunnîngham a vu souvent vendre la douzaine ae ces oiseaux un schelling (25 sous). Les quatre variétés déjà citées apprennent parfaitement à parler , et le roschiil siffle parfaitement des airs , quand on les lui enseigne de bonne heure. Il }[ a en outre une grande variété de petits perroquets tres-jolis , qui volent en troupes, vont de branche en branche dans les hautes futaies, et leur plumiaee varié brille de toutes les teintes les plus vives aux ravons du soleil.

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