‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuplesChapitre 71 sur 122 · COTE MÉRIDIONALE DE L'AUSTRAUE · texte numérisé non relu

COTE MÉRIDIONALE DE L'AUSTRAUE

La côte méridionale s'étend depuis le cap Wilson jusqu'à celui de Leuwin (de la Lionne). La partie de cette côte depuis le promontoire de Wilson jusqu au cap des Adieux , à ISQ** 35' longitude est de Paris , a reçu de Pérou le nom de Terre de Napoléon qui ne lui est pas resté. Les capitaines Grant et Flinders ont imposé à plusieurs parties des noms différents de ceux des voyageurs français. Nous la diviserons en terre de Grant, de Baudin et de Flinders, pour être juste envers tout le monde, en observant néanmoins que la relation des navigateurs français a été publiée longtemps avant celledu savant Flinders, maisque Grant précéda Baudin pour la partie orientale de ces côtes jusqu'au cap Northumberland. Nous n'entreroos dans aucun dé-

tail géographique sur la cdte de F Australie, jusqu'à ce que lesdivisions nouvelles ou les nomsdilTérents aient été adoptés déûnitiTement ; nous voulons éviter pardessus tout la confusion , et il ne nous appartient pas d'imposer ici [es noms qui nous paraîtraient convenables. Ce travail serait, au reste, troparide et sans intérêt pour la majorité de nos lecteurs ; mais nous regrettons surtout un grand nombre de noms hollandais , qui rappelleraient les grands travaux des illustres navigateurs de cette nation distinguée; d'ailleurs , les noms arbitraires ne s'arrêtent qu'au littoral, et ne précisent rien. Les Anglais, bientôt maîtres d'une grande partie du continent de TAustralie , y forment de tous c6tés de nouvelles divisions, empruntées à la mère patrie. Elles resteront naturellement, malgré les travaux de leurs devanciers, et on les adoptera vraisemblablement un Jour. Nous allons donc nous attacher a décrire les lieux les plus importants et surtout les terres colonisées. Les autres détails géographiques de cette immense région trouveront leur place dans Thistoire des découvertes et des explorations de l'Australie.

TERRE DE GRAIH'.

Dans la terre de Granty et vis-àvis le détroit qui porte son nom , Bass découvrit le port Western (occidental ), magnifique bassin , que l'expédition du capitaine français Baudin reconnut renfermer deux lies au lieu d'une; savoir, rile Philips et l'tie des Français.

Sur la partie nord de l'île 'Phili|)s, se trouve le port Western. Ses environs sont fertiles , riches en bois et abondants en sources : la végétation y est abondante , ainsi qu'aux environs du port Philips, qui est situé dans le golfe; mais l'eau douce paraît manquer à tons les deux. Les Anglais avaient essayé de coloniser le port Western , qui peut contenir la pi us grande flotte du monde; et quoiqu'ils l'aient évacué en 1826, ils n'ont pas abandonné res|)érance d'y réussir, d'autant plus ^u'il est difficile de supposer qu'il n'y ait point d'eau , et qu^on peut y creuser des puits.

Voici l'étrange déooutert«d*imÀA^ glais qui a résida trente-trois ans pann les sauvages du port Philips:

LE HOUVEAU ROBTNSON atSOL

M. Bateman et quelques Anglais ^^ talent rendus de m terre de Van-Die* men au port Philips , sur la cote né' ridionale de l'Australie, dans le dessdo d'y former un établissement agricole.

Ils furent bientôt frappés de la cinllsation relative des naturels, beaucoop mieux vêtus, lo^és, meublés et pourvus de tous les onjets nécessair»i, qa^oi n'aurait pu l'imaginer ; mais, après aoe résidence de quelques jours, ce p(i^ nomène de perfectionnement rflitif leur fut pleinement expliqué par l'apparition d'un homme blanc, Yetud*iiiK redingote eu peau de kangarou.

Il montra d'abord de la timidité; mais quand on lui eut parlé aveedoiceur eti présenté un morceau de paiSi il mit de côté toute réserve; et, aiyèi avoir mangé le pain avec un piaiflr évident , en le regardant comme ri cherchait à se rappeler quelque dKHft il s'écria, le visage rayonnant de pi* sir : « Du pain ! » Quetoues autres imU anglais revinrent bientôt à sa mémoiiei et il se trouva enfin capable de diit qu'il se nommait William Budilffî qu'il était un de ceux qui avalentquittt le camp des prisonniers faits pa]rl| vaisseau V Océan ^ lorsque le cota»

Gollins tenta, conformément aux <J dres du gouvernement britannique^ former un établissement au portnr lips , en 1803.

Il a vécu depuis avec les tribus «> borigènes de ce port , dont il futkaf' temps le chef. Il était grenadier* Hollande, sous le duc d'York, «<■ a maintenant plus de soixante ^ A l'aide des nouveaux colons, il ' adressé une demande de pardon^ lieutenant-gouverneur pour obtenir* permission de rester où il est, et»

communiquer le résultat de sesdécflt* vertes curieuses et de ses étrang aventures dans ce pays (*). Le rw»

(*) Ton Diemen's hnd magazine.

OCÉANIE

dngDlier et intéressant d*un si long selour parmi les sauvages, rivalisera avec e livre classiquede Robmson Cruscie,

TEKRÈ DB BAUDUf.

La terre de Bavdin est généralement sablonneuse et peu importante.

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