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du Pharaon. « Voici ce que dit Amon- Ra , le mari de sa mère , etc. : Approche , mon (ils , soleil seigneur de vérité, du germe du soleil, enfant du soleil , Aménothph ! J’ai entendu tes paroles et je vois les constructions que tu as exécutées; moi qui suis ton père , je me complais dans tes bonnes œuvres , etc. , etc. , etc.
Enfin vers le milieu de la 20* ligne commence une troisième et dermere harangue ; c'est celle que prononcent les dieux en présence d’Amon-Ra, leur seigneur, auquel ils promettent de combler de biens Aménothph son fils chéri , d'en rendre le règne joyeux en le prolongeant pendant de longues années, en récompense du bel édifice qu’il a élevé pour leur servir de demeure , palais dont ils déclarent avoir pris possession après l’avoir bien et dûment visité.
L’identité du Memnonium des Grecs et de l’Aménophium égyptien n’est donc plus douteuse ; il l'est bien moins encore que ce palais fût une des plus étonnantes merveilles de la vieille capitale. Des fouilles en grand , exécutées par un Grec nommé Iani, ancien agent de M. Sait, ont mis à découvert une foule de bases de colonnes, un très-grand nombre de statues léontocéphalcs en granit noir; de plus, deux magnifiques sphinx colossals et à tête humaine , en granit rose , du plus beau travail , représentant aussi le roi Aménophis III*. Les traits du visage de ce prince portant une empreinte de physionomie un peu éthiopienne , sont absolument semblables à ceux que les sculpteurs et les peintres ont donnés a ce même Pharaon dans les tableaux des stèles du Memnonium , dans les bas- reliefs du palais de Louqsor, et dans les peintures du tombeau de ce rince dans la vallée de l’Ouest à Bian-el-Moiouk : nouvelle et millième preuve que les statues et bas-reliefs égyptiens présentent de véritables portraits des anciens rois dont ils portent les légendes.
A une petite distance du Rhamesséum existent les débris de 2 colosses en grès rouge.ltrc : c’étaient encore
deux statues ornant probablement la porte latérale nord de l'Aménophiiim ; ce qui peut donner une juste idée de l’immense étendue de ce palais dont il reste encore de si magnifiques vestiges. C’est cet Aménophis III que représentait la statue vocale dont des témoins nous ont certifié les miraculeuses vertus. Nous avons tout dit sur cette merveille (à la page 70), sur la description de la statue (aux pages 71 à 77), pour l'histoire de l’antique miracle , diversement expliqué.
Il nous reste encore d’autres monuments propres à jeter quelques lumières sur les circonstances principales du règne d’ Aménophis III : nous en devons au lecteur un résumé sommaire.
Uneinscription quiexiste aujourd’hui sur un des rochers des environs de Philæ , rappelle , dans une relation de quatorze lignes de texte, que le Pharaon Aménophis III passa dans ces contrées et y tint une panégyrie, dans la cinquième année de son régne , au retour d’une guerre dans laquelle il venait de soumettre les Éthiopiens.
Ces guerres d'Éthiopie étaient fré-
uentes, et amenées par la nécessité
e maintenir par la force les populations nomades répandues sur les rives du Nil supérieur.
Le nom d’Aménophis III se retrouve aussi dans d'autres inscriptions , monuments isolés , mais contemporains de son règne: dans l’île de Reghé , l’ancienne Snem , près de Philæ , ou lit encore un proscynéma , ou acte d’adoration adressé a notre Pharaon par un basilico-grarmnate , nommé Aménémoph, l’un des commandants des troupes du roi ; un prince éthiopien , nommé Méinosis , employé aussi au service du roi , lui adresse les mêmes hommages. L’intendant du domaine royal d’Aménophis s’appelait Améndthph ; il était en même temps grand prêtre de la déesse Anouké ; il fit aussi un pèlerinage dans l’île sainte de Snem ; et sa supplique aux dieux de Pile pour en obtenir tous les bienfaits dont ils peuvent disposer, existe encore en ce lieu.