L’UN I V F.RS
de la pieté il'uii .souverain aulre (pie notre IMinmses XV, surnommé Kameri; et, romme il est constant que l’accroissement soit des constructions, soit de la décoration des édifices religieux , avait lieu en Égypte en commençant par le sanctuaire , et se succédait par les salles contiguës, il en résulte que le roi qui a décoré la salle hyposlyle qui vient après le sanctuaire', vint aussi après le roi qui avait terminé ce sanctuaire, partie primitive de l’édilice; et les inscriptions nombreuses qui décorent le pronaos nous apprennent que ce roi fut un grand prê’re d’Amon nommé Pahôr- Araonsé; ce nom est écrit dans son deuxieme cartouche , et le premier contient seulement lu qualification de prêtre principal d’Amon.
Ces circonstances nous révèlent aussi un fait remarquable dans les annales rovales de l’Égypte, un grand prêtre (teignant le diadème , et cumulant ainsi des titres et des fonctions depuis bien des siècles attentivement distinctes les unes des autres.
Nous ignorons entièrement les causes de cette singulière révolution dans le gouvernement égyptien ; elle ne fut que temporaire; mais elle révélait un relâchement dans l’administration civile , qui favorisa les vœux toujours rancuniers de la caste sacerdotale , et le grand prêtre monta sur le trône des rois. Panôr- Araonsé est représenté dans les tableaux historiques dont le pronaos du temple de Knons est décoré, faisant ses offrandes aux dieux , et accomplissant envers eux tous les devoirs prescrits aux rois ; ce |K>ntife couronné n’avait garde de manquer a aucune des obligations de son titre :
dans tous les temps l’usurpation fut une source de zèle et un grand véhicule à l’exactitude. Amonsé paraît tantôt avec le costume de pontife, recouvert de. la peau de panthère , et tantôt en costume civil, avec tousses insignes , mais la tête entièrement rasée comme le prescrivait le rituel. La reine sa femme figure dans les cérémonies ; elle se nommait Ahniôs-Nofré-Atari; dans un autre tableau , plusieurs en-
fants du pontife - roi sont en scène, ayant chacun la qualification de royal enfant de son germe. Ces divers personnages accompagnent une procession dans laquelle on porte les baris ou barques sacrées d’Amon-Ra , Moutb et Khnns. I.a figure en grand de ce roi, tirée du bas-relief d’une des colonnes du pronaos , nous a donné son portrait.
Une autre circonstance est digne de remarque dans ce même pronaos : sur les parties les moins apparentes , on voit la figure et le nom d’un autre pontife se qualifiant d’abord de prêtre principal d’Amon-Ra, roi des dieux, Pihmé; ensuite s’offre, sur un autre point , une enseigne royale où ce même Pihmé se donne le titre de roi ; enfin sur la troisième colonne de la deuxième rangée de droite, ce même grand prêtre est désigne par les deux cartouches royaux; ils se lisent, soleil dominateur du monde , approuvé par A mon ; le fils du soleil, lecheri d’Amon, Pihmé ; et ils sont accompagnés de toutes les autres formules royales. Pihmé fut donc encore un grand prêtre qui devint roi , et après Pahôr- Amonsé qui occupe les places honorables dans le pronaos du temple. Toutefois, le mélange des ouvrages des deux pontifes dans cette même salle permet de les inscrire tous deux parmi les rois inconnus de notre XXe dynastie : ils en furent vraisemblablement les derniers.
Ils portent à dix le nombre, des rois de la XX' dynastie. Deux des souverains de cette famille nous demeurent donc inconnus. La durée totale de son autorité fut de cent soixante et dix-huit ans.
Son existence politique n’a laissé aucune trace dans l’histoire; on ne la connaît que par sa chute du trône : et ceci nous porte à remarquer iju’il y avait peut-être quelque chose d admirablement concu , de profondément combiné, ou d’heureusement inspiré dans l’établissement monarchiqued’une puissante nation, où la perte de là couronne était l'effet inévitable de l’incapacité ou de l’incurie de la famille qui l’avait reçue du vœu public. Une
ÉGYPTE
famille thébaine la conserva pendant treize siècles consécutifs, et fournit six dynasties qui donnèrent plus de cinquante rois : les premiers subirent les invasions étrangères, et accomplirent la pesante mission de conserver la transmission de la couronne, de restaurer ensuite toutes les branches de l’administration publique, de rétablir les temples, les ouvrages d'utilité générale; ils créèrent de nouveau Tlièbes, Memphis, les cités principales , le lac Mceris et les canaux de la basse Égypte ; eux et leurs successeurs [lortèrent leurs armes victorieuses sur les terres et sur les mers lointaines; le génie des arts grandit sous les ailes de la victoire ; la prospérité publique sembla s’accroître en proportion de tant d’héroïques efforts , et la famille régnante devenir plus puissante et mieux affermie par tant de grands travaux. L’inaction succéda un jour à tant de zèle; dix rois se montrèrent sans gloire sur le trône; les derniers en furent chassés par les prêtres ; la constitution , favorisée par la force des choses . pourvut à ce désordre ; une famille nouvelle fut appelée à régner.
Elle était originaire dcTanis, ville bâtie sur la rive orientale du Piil , dans la basse Égypte, et dont l’origine remonte aux plus anciens temps de l’histoire d’Égypte. Moïse l’a mentionnée dans son histoire de l’F.xode, à propos des espions qu’il avait envoyés pour reconnaître la terre sainte. Tjïnis avait une étendue considérable; son enceinte renfermait des monuments importants , et leursruines nous montrent encore les restes de sept obélisques, de volumineux monolithes , de colosses et d’édiliccs de grandes dimensions.
Selon les listes de Manétlion , la nouvelle dynastie , la XXI' , originaire de Tanis , fut composée de sept rois qui régnèrent ensemble cent trente années ; son élévation arriva vers l’an 1100 avant l’ère chrétienne.
Un monument apporté d’Égypte à Paris , se classe avec un ordre singulier dans cette série de circonstances historiques. Cest une stèle funéraire ,
remarquable par sa belle exécution , et provenant d’Abydos; elle est consacrée à la mémoire d’un nommé Aasen , simple particulier sans qualité aucune; et In personne qui consacra ce pieux monument est un Pharaon , un roi d’Égypte dont les qualifications et le nom propre , environné du cartouche royal, remplissent la première ligne tracée en haut de la stèle , et qui se lit : La vie divine ! l’Aroeris bienfaiteur du monde , seigneur de la région d’en haut et de la région d’en bas , le. bienfaiteur du monde, roi du peuple obéissant , le lilsdu soleil Mandouftcp , toujours vivant. Le défunt Aasen assis à coté de Hapévé, son épouse, reçoit les offrandes funéraires de ses enfants ou petits-enfants au nombre de cinq ; et, parmi les enfants, le roi Mandouftep lui-même est désigné par ces mots:
Son fils oui l’aime , Mandouftcp ; il est le second dans l’ordre de la naissance; son frère, l’aîné, se nomme Osortasen ; et son autre frère , le troisième, Nandou sé.
Cette stèle nous apprend donc (lue le roi Mandouftcp, le deuxième fils d’Aasen , parvint au trône sans que son père edt joui des honneurs royaux , qu’il fut un chef de dynastie nouvelle , et l’on |icut reconnaître en lui le Mendès ou Sinendcs des listes de Manéthon , chef de la XXI' dynastie.
Un autre beau monument du musée de Turin , provenant également d’Abydos , se classe à côté de celui qui vient d’être décrit; ccs deux stèles se prêtent un mutuel appui. Celle de Turin porte une inscription de la 46* annee du règne du roi soleil, seigneur grand, fils du soleil , Aasen. Or, le successeur de Mandouftcp, dans les listes de Manéthon , est appelé Psousennès , avec les variantes Pliuncsès et Phusénès ; il n’est pas difficile d’y reconnaître le roi Aascnès ou Aasen de notre stèle , qui , fils de Mandouftcp , aura , selon un antique usage déjà remarqué , porté le nom de son aïeul Aasen. Une autre coïncidence est non moins digne d’attention : J. Africain fixe, d’après Manétlion , la durée du règne du Pharaon Phusénès à 46 ans ; et la stèle que nous
citons est précisément datée de i’an 4C du règne a'Aasen. „ . .
Du reste, le nom propre M and ont tep se retrouve dans une inscription gravée sur les rochers de la route de Cosséir, et sur le circuit d’une momie du musée de Berlin.
Mandouftep et Aasen sont les seuls rois , le 1er et le 2e, de la XXI' dynastie dont nous connaissions jusqu ici quelques monuments; leurs cinq successeurs ne nous sont révélés que par les listes de Manéthon , savoir : Nepherchérës, qui règne 4 ans; Aménophthis, 9 ans; Osochôr, 8 ans; Psinachès , 9 ans, et Psousennes ou Aasen II , 30 ans. Cette dynastie vécut et mourut sans gloire ; on ne cite rien de digne de ces sept princes ; leur nom ne se trouve sur aucun monument de l’Égypte : le dernier mourut vers l’an 970 avant l’ère chrétienne.
On voit sur un des rochers de granit de l’ile de Philæ, une inscription hiéroglyphique , acte d'adoration à la déesse Néïth et au dieu Mandou pour la conservation du Phargon Mandouftep de la XXIe dynastie.
Quelques personnages connus par l’histoire sainte furent contemporains de cette même dynastie : le roi David ; le jeune Adad qui , del’Idumée, se sauva en Egypte pour échapper aux fureurs du saint roi , et qui s’y maria avec la sœur de la reine , femme du Pharaon ; enfin, si l’on y croit, c’est d un des rois de cette XXI' dynastie que .Salomon épousa une fille. Les pays soumis à l’autorité du fils de David touchaient aux frontières de l Egypte; le temple et les murs de Jérusalem n etaient pas encore élevés ; mais , bientôt après , les fondements du teinte furent ietés, et l’édifice fut termine des la onzième année du règne de Salomon.
On a remarqué ailleurs l’analogie des formes du temple du Seigneur avec celles des temples de l’Egypte. La Syrie prenait aussi ses modelés en Egvnte. L’histoire des rois de Juda va se mêler avec celle des Pharaons.
L’incapacité de ces Pharaons ouvrit encore la voieà un nouveau changement de dynastie. Une famille nouvelle, ori-
ginaire de Bubastis , chassa du trône la famille de Tanis : hélas ! de tels événements annoncent bien haut le désordre des affaires publiques , et que des causes secrètes minent les principes de la vie du corps social : quand une nation se divise en deux camps qui se disputent par des révolutions successives la possession du pouvoir , le jour ne tarde pas d’arriver où les sages des deux partis s’aperçoivent qu’ils ont travaille mutuellement pour l’avantage d’un commun ennemi.
Le chef de la nouvelle dynastie , la XXII* , s’éleva dans la ville de Bubastis , l’une des plus anciennes de celles de la basse Égypte. Ce chef se nommait Scheschonk, dont les Grecs firent Sésonchis : c’est ainsi que ce nom est écrit dans les listes de Manéthon. Son cartouche - prénom signifiait soleil uu monde méridional, approuvé par le soleil ; et son cartouche nom propre sc lit; Amon-Maï (le chéri d’Anton) Scheschonk.
Ces deux cartouches se trouvent daus les inscriptions de deux statues léontocéphales dont une appartient au musée égyptien de Turin , et l’autre au musée dé Paris; dans une inscription des carrières de Silsilis de l’an 22; et son nom propre est quelquefois abrégé quand il est écrit sur des monuments de petites proportions.
Ce même Pharaon Scheschonk est nommé Schischak et Sisac dans les divers textes de la Bible. Il exerça une grande influence sur les destinées politiques de la Judée. Ce fut auprès de lui, en effet, que chercha. un protecteur et un refuge Jéroboam , menacé par Salomon. Salomon, dit la Bible (liv. III des rois, et Paralipomcnes) , voulut tuer Iéroboam, qui sc leva, s'enfuit en Egvpte auprès de Schischak, roi d’Égypte, et il y demeura tant que vécut Salomon.
Ayant appris sa mort, Iéroboam quitta l’Egypte, se fit le compétiteur de Roboanï, et de cette lutte provinrent le démembrement des Etats de David et la création du royaume d Israël. Hoboam et Iéroboam ne cesserait de se faire la guerre. Le Pharaon
EGYPTE
Schcschonk ne resta pas neutre; il se déclara pour le réfugié qu’il avait favorablement accueilli ; et , dans la cinquième année du règne de Roboam, le roi d’Égypte se présenta devant Jérusalem, s’en empara , et enleva les trésors de la maison de Jéhovah, ceux de la mai son du roi , et tous les boucliers d’or qu'avait faits Salomon. Roboam régna sur la tribu de Juda , et Iéroboam sur le reste d’Israël. Le roi d’Égvpte conduisit en Judée une armée de douze cents chars, de soixante mille cavaliers, et d'une foule innombrable de fantassins égyptiens , libyens , troglodytes et éthiopiens.
Les monuments égytiens encore subsistants confirment hautement ces récits de la Bible : la première cour du grand palais de Karnac à Thèbes , est , en partie , ornée de bas- reliefs. L’un des plus étendus représente un roi de proportions colossales , menaçant de ses armes un groupe de prisonniers étrangers qu’il tient par les cheveux , d'une de ses mains. Le même roi conduit aussi devant la trinité thébaiue les chefs de plus de trente nations qu’il a vaincues; ils sont liés par le cou, et chacun d’eux a près de lui un bouclier crénelé, dans lequel son nom est inscrit. Or, un de ces princes de ces peuples vaincus , à barbe pointue et à physionomie asiatique, est nommé dans son bouclier louda Hamalek, le royaume de Juda , et le roi qui l’a soumis à ses armes, porte, dans cette même scène, le nom de Scheschonk‘; c’est le Sésac vainqueur de Juda à Jérusalem . et le Sésonchis des listes de Mancthon.
Le mauvais état de la grande inscription qui accompagne ce tableau, véritable monument historique , ne permet pas d’assigner, dans la durée du règne de Sésonchis , à quelle année de ce règne répondait la cinquième de Roboam, annee où ceci se passa, et la chronologie comparée est par la privée d’un important synchronisme de l'histoire sainte avec l’histoire égyptienne. Roboam régna à Jérusalem 17 ans ; Iéroboam 22 ans, et Sésonchis 22 ansaussi : ces trois règnes
furent contemporains dans II plus grande partie de leur durée. Sésonchis mourut vers l’an 948 avant l’ère chrétienne.
On ne peut pas fixer la durée de son règne à moins de 22 ans; cette date se lit dans une grande stèle de Silsilis, qui nous apprend en même temps que ce prince y fit faire de grandes exploitations destinées à des constructions dans la grande demeure d'Amon, constructions que l’on reconnaît encore dans celles qui forment le côté droit de la première cour de Karnac, à Thèbes, près du second pylône : monument qui est en effet dû règne de Sésoncbis , et que ses successeurs les Bubastites s’occupèrent de terminer.
On connaît par les monuments un fils de ce roi , qui l'accompagne dans les représentations figurées sur les bas-reliefs de Karnac; ce prince porte les titres de prêtre d'Amon- Ra, chef des archers , et se nomme Ouschiopt , royal fils du seigneur des mondes Scheschonk ; mais ce prince ne se voit nulle part revêtu aes attributions royales. Les listes de Manéthon nomment Osorthdn le successeur du chef de la XXII* dynastie; les monuments lui donnent eh effet le nom plus régulier de Osorchôn.
L’ordre des travaux d'embellissement de la grande cour de Karnac nous montre le nom de ce Pharaon Osorchdu placé immédiatement a la suite de celui de Sésonchis; et , en ce point, les listes et les monuments se trouvent en un parfait accord. Le cartouche-prénom signifie soleil gardien de vérité , approuvé par Ainon , et le cartouche nom propre ; Amon - Mai , (le chéri d’Amon), Osorchdn ; il est souvent répété sur les bas-reliefs de la première cour de Karnac ; sur les colonnes et les murs du grand temple de Iiubastis, ville natale de la XXII* dynastie , la légende entière de ce roi se lit ; P Aroèris puissant , ami de b vérité, le soleil gardien de vérité, approuvé d’Amon, vivifleateur, le fils ou soleil , l’aimé d’Amon , Osorchdn , semblable au soleil.
Le nom de ce Pharaon se lit ausù
Die
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dans les restes d'un manuscrit sur papyrus publié par le baron Deiton : manuscrit qui est une partie du rituel funéraire, ornée de dessins, et portant plusieurs fois répétée la légende du défunt dont il accompagnait la momie.
Celle-ci reçoit entre ses bras étendus le dieu créateur Phtha , caractérisé par un scarabée placé sur sa tête. Cette momie reparaît vers l'extrémité opposée du rouleau , couchée dans une espèce de sarcophage ou de cercueil , sur lequel repose l’image symbolique d'une âme mâle (l’épervier "à tête humaine barbue); à coté de la momie et de l’âme sont une enseigne sacrée et un de ces grands et longs éventails portés en signe de suprématie autour des dieux et des rois figurés sur les basreliefs égyptiens.. A côté, et sur un riche piédestal en forme d’entre-colonnement, est couché un chacal noir, emblème ordinaire du dieu Anubis , un des ministres d'Osiris son père dans l’Amenthi. Au-dessus de la momie on lit cette légende : Le prêtre d’Amon- Ra, roi des dieux, Osorkôn, fils de Scheschonk. Une autre inscription du même papyrus, est plus explicite encore au sujet de ces personnages ; elle porte: I>e prêtre d'Amon-Ra, roi des dieux , Osorchôn défunt, fils du grandprêtre d’Amon-Ra, roi des dieux, Scheschonk défunt, royal fils du seigneur du monde, Amon-Maï-Osorc.hûn, vivilicateur comme le soleil, pour toujours.
Ces inscriptions nous apprennent donc que le grand prêtred'AmonOsorchôn était fils du grand prêtre d’Ainon Scheschonk, qui était fils d'un roi nommé Osorchôn : or, d’après l'usage égyptien , qui faisait passer l'appellation des grands-pères aux petits-fils , le roi Osorchôn , père du grand prêtre Schêschonk , devait être le fils d'un roi nommé Scheschonk : ce sont là en effet la généalogie des rois de la XXII' ilynastie , et leur ordre de succession selon les listes de Manéthon : le premier roi eut pour successeur son fils Osorchûu , et les monuments nous font connaître celte race jusqu’à la quatrième génération ; le fils du deuxieme
roi , qui se nomma Sclieschonk, fut revêtu des fonctions de grand prêtre d’Amon, et le petit-fils fut nommé Osorchôn , et revêtu aussi du même sacerdoce.
Ces deux grands prêtres furent revêtus de ces fonctions sacerdotales, parce que le rang de primogéniture ne les appelait pas au trône qui était Papanage des premiers-nés ; mais ces faits historiques nous démontrent aussi qu’à l’époque de ces rois, on n’avait pas oublie en Égypte que la monarchie avait été fondée sur les ruines du gouvernement théocratique , qu’il était utile de prévenir toute réaction d’une caste puissante et nombreuse , et qu’en conséquence de ces principes, les hautes dignités sacerdotales étaient dévolues aux plus proches parents du roi : nouvelle preuve de la fausseté de l’opinion des écrivains qui présentent les Pharaons comme perpétuellement courbés sous l'autorité des pontifes.
Osorchôn ne fut pas inconnu aux Hébreux; et d’habiles critiques retrouvent en lui le roi Zoroch de la Bible , qui vint camper à Maresa avec une armée très - nombreuse, sous le règne d’Asa, petit-fils de Iloboam.
Ces deux personnages furent du moins contemporains.
Le nom d’Osorchôn se lit aussi sur un magnifique vase en albâtre oriental, du cabinet des antiques de Paris.
Il porte sur sa panse mie inscription dédicatoirc à Amon-Ra par le roi Osorchôn. Dans des temps postérieurs, ce vase fut apporté d'Egypte à Rome , où il fut destiné à renfermer les cendres d’un membre de l’illustre famille Claudia : l’épitaphe de ce patricien est gravée en grandes lettres latines sur la partie de la panse opposée & la place qu'occupe l’inscription hiéroglyphique, et ce vase est, par le double usage auquel le destina le prix de la matière dont il est fait, un monument doublement historique. Le roi Osorchôn mourut apres un règne de quinze ans.
Il eut pour successeur son fils nommé comme son père Scheschonk; et ce nom indique à la fois sa descendance ctsaplaccdans la liste des rois. Ses car-