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(2) Environ I5,mnu)00 de notre monnaie.

■ i) Voy^A difftTeiilis , ;it|Ui’fliirA cl

altreuvoirN. pl.uu bca tfl, 17 is.

mosquées ; tout le reste fut distribue .aux pauvres.

La première mosquée qu' Ahmed fit bâtir fut placée sur la croupe la plus élevéedumontê/oAa//am,qui se trouve maintenant à l’orient du cbMeau du Kaire et i]ui le domine de ce côté. Ce lieu portaitautrefois lenomde Tennour- Feraoun (la Fournaise de Pharaon ), et, suivant quelques historiens, avait été autrefois un ancien Pyrée, consacré au culte du feu par les Perses, pendant leur invasion en Egypte.

S’il faut en croire d’autres historiens, cet endroit avait reçu anciennement le nom par lequel on le désignait, parce que, lorsque les premiers rois d’Égypte sortaient d’iléliopolis, alors leur capitale, on avait , dit-on , coutume d’allumer un grand feu, sur ce sommet, pouravertirleshabitants de setenirprêts à fournir tout ce dont le prince pourrait avoir besoin dans sa route.

Si l’on adopte cette seconde version , il parait du moins que cet usage fut abandonné par la suite, et que ce lieu devintdésert; quoi qu’il en soit, suivant les historiens, les ruines du bâtiment, dans lequel on allumait autrefois le feu, subsistaient encore du temps A' Ahmed ébn- Touloun.

Un des chefs de ses troupes, nommé Ouasmjf- Kalirmir, crut qu’un trésor pouvait y être enfoui , et y fit faire des démolitions et des fouilles, mais sans y rien trouver. A son tour, Ahmed ébn- Touloun y lit fouiller de nouveau, et y découvrit un trésor plus considérable que le premier qu’il avait trouvé dans le désert.

Une autre tradition rapportait que Juda, fils du patriarche Jacob, ayant aperçu le feu qui brillait en cet endroit, à son départ de l’Égypte, avait tourné ses pas de ce côté, et y avait fixé quelque temps sa demeure , tandis que ses frères retournaient vers leur père.

Cette tradition fit considérer ce lieu par Ahmed ébn-Touloun comme un lieu .sanctifié, et, l’an gSOdel’hégirc (I), il y lit bâtir une mosquée, avec un minaret et une citerne. Cet édifice conserva son ancien nom de Tennour .

Ahmed ébn-Touloun fit ensuite construire un aqueduc et une fontaine, près

(I) Culte année a comnoence k veodmli 7 novunilirc du Ta» tr72 de üülre ère.

LUNIVERS.

de la mosquée nommée Àkda, située dans la portion du Qarafah (1) qui était désignée sous le nom A'H-Moafir.

Cet endroit manquait d'eau, quoique unesource, nommée la Fontaine d'/tbou- Khaled, n’en fut pas très-éloignée. On conseilla à Àhmed d’en amener les eaux à la fontaine qu’il faisait construire; mais il s’y refusa, en disant : <■ On conserve- 1 ra'it à ma fontaine le nom A’ Abou-Kha- « led, au lieu de lui donner le mien : il • faut donc qu’elle reçoive les eaux d’une « autre source. « En effet, parses ordres, on fouilla plus à l’orient, et les travaux furentconduitsparun chrétien, renommé pour ses talents en architecture et en géométrie, qui réussit à en faire un ediOce, dont la beauté surpassait tous ceux du même genre qu’on avait vus auparavant. L’aqueduc, qui amène cette source, fut, dans la suite, appelé Qanatyr-ébn-Touloun{\ei Ponts ou les Arcades d’Ebn-Touloun) ; et une partie subsistait encore du temps de l’historien él-Makryzy : sa construction avait codté 40,000 dynars(3).

Vers le commencement de l’année 260 de l’hégire (3), Ahmed fit recreuser et nettoyer le canal d’Alexandrie, qui avait >été encombré par les sables ; il fit construire dans cette ville de nouvelles citernes voûtées, et les aqueducs souterrains pour amener l’eau douce nécessaire aux accroissements de la population de cette ville. Dans la même année , étant allé . avec son trésorier Abou-Ayoub et le kady takkal, dans l’ile de Raoudah, il y donna l’ordre de réparer le nilomètre; réparation qui coûta 10,000 dynars (4).

Dieu, disent les écrivains orientaux, sembla bénir les travaux ordonnés par Ebn-Touloun; car le Mil, qui, les deux années précédentes , n’était monté qu’à seize coudées cinq doigts, monta, cette même année, à seize coudées onze doigts, et dépassa dix-sept coudées à chacune des dix années suivantes.

(0 Quartier de la viiie presque enUCrement occupe par des tombeaux, et &itué a l'orieot du VieaX'Kalrc (Fostatt), entre cetlc cUê et le mont Mokattam.

{‘i) 600,000 francs de notre monnaie.

è3) Celle année a commencé le mardi 77 octobre de Pan 873 de notre ère.

[1) Environ I >'>0,000 francs de notre monnaie

./6o«-, /yotti), quelijup temps apré.s, fit élever un nouveau nilomèlre dans l’arsenal de cette même tie, où se construisaient les galères; mais, du temps de • l’historien êl-Makryzy, il n’en restait plus que quelques traces.

Vers la fin de l’anncc. Ahmed ébn- Touloun alla à Alexandrie inspecter les travaux qu’il y avait ordonnés, et donna le commandement de cette province à Abbas, son fils aîné.

Ce fut à cette époque qu' Ahmed fit réparer le Phare d’Alexandrie, et reconstruire le dôme qui le surmontait, et que les injures du temps avaient détruit; s’il faut en croire les historiens arabes, le sommetdece monument s'élevait alors à près de cinq cents pieds de hauteur.

Vers le même temps. Ahmed ébn- Touloun fit bêtir l’hôpital dans le qiiar- . tier à'êl-^sker. Fostatt, avant lui, avait été privé de tout établissement de ce genre; il y fit construire deux bains, l'un pour les hommes, et l’autre pour les femmes, et défendit d’y admettre aucun soldat ni aucun esclave.

Pour fournir aux dépenses journalières de cet établissement, il lui fit don de plusieurs propriétés, et lui abandonna les revenus au marché des esclaves. I.es malades y recevaient les plus grands soins : lui-même venait, tous les vendredis, inspecterles médecins et les médicaments , et visiter les malades , les infirmes et les aliénés ; un de ces derniers attenta un jour à sa vie , sans qu’il fût détourne par le danger qu'il avait couru de la continuation de ses visites bienfaisantes.

Les dépenses pour l’établissemenl de cet hôpital , de ses bains et de la mosquée du mont Mokattam , sont évaluées, ^r les auteurs arabes , à une somme excédant 60,000 dynars (1).

Ces constructions ne Rirent ni arrêtées, ni interrompues, par les événements politiques et militaires, qui semblaient devoir en détourner leur fondateur.

Ibrahym ben-Souffy, de la famille A'Aly^qm les troupes d’.4A»iMf ébn-Touloun avaient contraint de se retirer dans la grande Oasis . sortit de sa retraite avec des forces nouvelles , et s'avança vers la ville d'Achmouneyn : Ahmed, de

II) Environ a, 000, 000 francs de notre inon-

DOie.

EGYPTE MODERNE

sou rôté, envoya aussi contre lui une nouvelle armée, commandée par Etm- Aly-él-Ghayb. Celui-ci ne rencontra pas son ennemi , parti pour combattre Ahdél-Uamyd-ét-Omanf, qui avait établi son autorité sur les frontières de la Nubie. Après un combat opiniâtre contre celui-ci , Ibrahym ben-Souffy fut forcé de s'enfuir à Amouàn, où, ayant été attaqué par l’armée A'Ébn-Touloun, il se vit abandonner de ses soldats, et passa par Aydab à la Mekke. Mais le gouverneur de cette dernière ville le fit saisir, et l’envoya à Ahmed qui , après l'avoir retenu quelque temps en prison , lui accorda ensuite la liberté et la permission d’habiter Médine, où il resta jusqu’à sa mort.

L’établissement (\a' Ahd-êl- Hamydébn-Omary formait en Nubie, excita les inquiétudes à' Ahmed ëbn-Touloun ; et, il crut devoir le faire observer par Cha-‘ bah-él-Babeky, qu’il envoya à Assoudn avec des troupes nombreuses. Celui-ci, voyant Abd-él-Hamydoecupéh se défendre contre ZaAAarÿd, roi de Nubie, voulut profiter de cette circonstance pour l’attaquer lui-méme ; et, refusant toute proposition d’accommodement , lui présenta la bataille; mais, malgré la supériorité de ses troupes , et la nécessité où s’était trouvé son adversaire de séparer les siennes en deux corps, dont l’un devait défendre ses derrières contre Zakkaryd, Chabah fut complètement battu, et contraint de fuir Ju^u’à Fostatt. Il y fut mal reçu par Ahmed êbn- Toulounf, dont il essuya les reproches , et dont il éneourut la disgrâce.

Quelque temps après. Mohammed ben- Haroun, chef de la tribu arabe appelée Modar, surprit Abd-él-Hamyd dans une embuscade et lui ôta la vie. Deux esclaves d' Abd-él-Hamyd portèrent la tête de leur maître à Fostatt aux pieds d’A:6n- Touloiin , se vantant de l'avoir tué euxraéines. Interrogés sur le motif qui les avait portés à ce meurtre, et sur les torts qu’avait pu avoir leur maître envers eûx ou envers d'autres, ils répondirent que leur seul but avait été d’obtenir la faveur du gouverneur général de l’Égypte. • Votre crime , s'écria Ahmed « êbn-Touloun , ne mérite que l'indigna- « tion de Dieu et la mienne! •> Aussitôt il les fit conduire au supplice, et donna

l’ordre de laver et d’enterrer avec honneur la tête du malheureux Abd-él-Hamyd.

Une nouvelle révolte éclata, excitée at Abou-Nouèh, ancien compagnon d’/rahymben-üonffy, qui réunit un assez grand nombre de partisans et se fit redouter par ses brigandages ; une ruse de guerre lui donna d'abord l’avantage sur l’armée <\\i' Ahmed envoya contre lui ; cerné ensuite par deux nouveaux corps de troupes, il fut battu, et, après avoir tenté en vain de se réfugier dans les Oasis, il fut forcé de se rendre à discrétion.

Une année n’était pas encore écoulée, depuis ce dernier succès, que Mohammed ben-Farab-él-Fergkàny fit révolter les habitants de Barkah. Loulou, envoyé contre eux, se rendit maître de la ville,

fiunit les chefs de la révolte, et assura 'autorité iî Ahmed sur toute la province.

Uns guerre plus sérieuse vint menacer la puissance A’ Ahmed ébn-Touloun :

elle prit naissance dans l'inimitié et l’ambition A'Abou-Ahmed-Talhah, surnommé élrMouaffeq-b-lUah, l’un des fils du khalyfe HrMotouakkel , et frère A'él- Molamed-ala-AUah. Ce dernier khalyfe, adonné à la mollesse, se livrait toDt entier à la chasse et aux plaisirs de son harem, négligeant les affaires de son empire, ébranlé de tous côtés par des séditions et par les révoltes des gouverneurs de province.

Depuis six ans, iesZinges, peuples d’origine éthiopienne , et dont la côte ainsi ^ue rile de Zanguebaront pris leur nom, étaient entrés en Arabie : ils s’étaient emparés de Basrah et même de Koufah , répandant au loin le ravage et la crainte. Leur chef, comme la plupart des provocateurs de révolte de cette époque, prétendait descendre du khalyfe Aly , gendre de Mahomet, et ce titre lui avait valu un grand nombre de partisans parmi les musulmans.

Le khalyfe il-Motamed ala- Allah avait chargé de cette guerre son frère êl-Mouaffeq : l’an 261 de l’hégire (1), il nomma pour son successeur au khalyfat, son fils pjafar, encore en bas âge , sous le nom d'ét-Mofaoued-Ua-Allah (2),

(I) Cette année a commencé le samedi 16 octobre de l'an 874 de notre ère.

(s) • Celui qui s’abandonne anx décrets de Dieu. ■

L’ÜNIVERS.

et substitua après lui dans cet héritage son frère él-Mouaffeq, avec le surnom iVét-Masser-k-dijn-Illah ( le Défenseur de la religion de Dieu }.

Pour se débarrasser entièrement de l'adininistratiori de son empire, le kba- I) fe conGa , pendant le reste de sa vie , à sou frère, le gouvernement général des provinces orientales , c’est-à-dire de l’Arabie, de la Perse, avec les pays adjacents, et à sou fils él-Mofaoued, les provinces occidentales, comprenant l’Afrique , l’Égypte, la Syrie , la Mésopotamie et rArmcnie. Chacun d’eux devait subvenir aux dépenses de son gouvernement parles revenus qu’il en tirait; et, à cau'Sedu bas âge du fils du khalyfe, Moussa ben-BoghA lui fut adjoint comme vice-gouverneur général.

Cependant la guerre que êt-Moua/feq avait à soutenir contre les Zinges devenait longue et coûteuse. Éprouvant de la difficulté à faire rentrer les impôts que lui devaient les gouverneurs particuliers des provinces qui étaient sous ses ordres , il prit le parti de s’adres.ser à Ahmed ibn-Touloun , pour lui demander l’argent qui lui était nécessaire, et pria le khalyfe, soai frère, de l’y autoriser.

Mais la mésintelligence s'était déj^à glissée secrètement entre les deux frères : le khalyfe se défiait de l'ambition d'il-Mouaffeq ; et cclui-ci voyait avec peine un prince, amolli et sans mérite, sur un trône qu’il se croyait lui-même plus capable d'occuper.

Le khalyfe écrivit en effet à Ahmed ibn-Touloun, pour lui donner l’ordre de verser entre les mains de son frère le tribut qu’il devait pour l'année; mais à cette dépêche en était jointe une autre secrète , pour engager Ahmed à se méfier de Takrir, enso^égax él-Houaffeq , comme d'un espion et d'un émissaire chargé d’ourdir contre lui des intrigues

rarmi les principaux personnages de Égypte.

Ahmed ainsi prévenu reçut Takrir dans son propre palais, et lie le laissa communiquer avec personne pendant son séjour e,i Égypte. Après s'étre emparé ae toutes lesktires que cet exprès .ivait apportées , il lui repiit une lettre llaltcuse pour il-Mouaffeq , le tribut qu'il était iuiliprisé à lui verser, et, eu

outre, 200,000 pièces d'or (I) comme un don gratuit. Avant pris alors des témoins publics de ce paiement, il le reconduisit lui-même avec une escorte jusqu’à il-Arych , sur la frontière de l’Égypte et de la Syrie.

Là il remit Takrir lui-même et les trésors qu’il emportait entre les mains d'Amagour, gouverneur particulier de la Syrie, par lequel il Ut constater cette remise avec des formes authentiques.

De retour dans son palais. Ahmed lut les lettres qu'il avait saisies sur Takrir, et vit qu'elles étaient adressées à plusieurs chefs de son armée, qui favorisaient en secret le parti d'H-Mouaf- /eq : il les condamna à la prison , et fit meme punir de mort les plus coupables.

Lorsuuc él-Moitaffeq reçut la réponse di Ahmed ébn- Touloun, au lieu de se montrer satisfait des subsides qu'il en avait obtenus, il manifesta son mécontentement contre lui , cherchant à l’irriter, pour trouver un prétexte de lui faire la guerre et de le dépouiller : il lui écrivit dans ce but une lettre pleine d’invectives et de plaintes sur l’insuffisance de la somme qu’il lui avait envoyée.

Prévoyant, des lors, qu’une lutte décisive allait s’engager. Ahmed asseinbl.i en eonseil les oillieiers supérieurs de son armée, les principaux magistrats et les personnages les plus distingués de l'Égypte, et fit, tant en son nom qu'au leur, a él-Mouaffeq , une réponse pleine de fermeté. Celui-ci, furieux, se concerta avec Moussa ben- BoghA, pour donner le ouvernement de l'Égypte à Amagour, éjà gouverneur de la Syrie, le chargeant d'attaquer et de dépouiller Ahmed ibn-Touloun.

Mais Amagour, sentant combien ses forces étaient insuffisantes pour exécuter cet ordre , mit tant de lenteur à s'y conformer que il-.Mouaffeq prit le parti de marcher lui-même contre l’Égyplc, et s'avança , avec son armée , jusqu’à Rakkah.

A cette nouvelle. Ahmed ibn-Touloun se vit à regret forcé de prendre les armes et de paraître se révolter contre son souverain; mais il prépara tout pour opposer une vigoureuse défense.

l-'ostatt n'était attaquable que du côté

(I) KnvLTuu a,0UU,(HK) (le outre monnaie.

ÉÜYPTE MODERNE.

du Nil. Les hauteurs qui Qauquent cette ville à l'orient, assurant sa défense du côté de l’intérieur des terres, Ahmed fit construire dans l’Ile de Raoxuiah une forteresse qui protégeait cette partie, et dans laquelle il pouvait lui-méine, en cas de besoin, se retirer avec sa t'ainille etsestresors. L’entréedu Nrl, au-dessous de cette lie , fut defendue par une autre forteresse et une ligne de cent galères armées.

Des signaux établis, des pigeons voyageurs placés sur différents points, devaient l’avertir sur le-champ de ce qui s'y passerait; le Nil fut couvert d’embarcations; la sortie des grains fut prohibée; et la citadelle qui défendait la nouvelle ville se termina rapidement, par un travail non interrompu et par une activité vraiment admirable. Chacun eut son poste assigné , et lui-méme était infatigable pour inspecter tous ces préparatifs : cependant, quoique bien prépare è se défendre, il écrivit, mais en vain, à êl-Mouaffeq pour tenter un accommodement.

Celui-ci , rappelé dans la capitale de l’empire pard^autres soins plus iinport.ints, avait laissé à Moussa ben-Bogha le commandement des troupes destinées à envahir l’Ègypte. I,a crainte qu’inspirait Ahmed ébn-Touioun à ce dernier, le manque d’argent et de vivres l’arrêtèrent, pendant dix mois, à Rakkah :

enRu, ses troupes se mutinèrent, réclamant séditieusement un paiement qu’il ne pouvait leur faire. Il n’échappi qu’avec peine à leur fureur, et, abandonnant l'année d’invasion, qui fut aussitôt dissoute, il se retira dans l’Iraq, où il mourut de maladie et de chagrin deux mois après, l’an 264 de l'hégire (I).

Des qu’ Ahmed ébn-Touhun eut reçu ces heureuses nouvelles, il cessa tous ses préparatifs militaires, et témoigna sa reconnaissance envers Dieu par les largesses abondantes qu'il répandit sur les pauvres : il paya aussi de grandes sommes aux ouvriers qu'il avait employés aux fortifications, leur laissant même sans leur en demander compte, et à titre de gratifications, les avances qu'ils avaient déjà reçues. Chaque pierre qu’il avait fait placer, disent les écri-

;j) Celle année a commencé le vendredi 18 •pplemlin* d«* l'tn «77 (k noire ère.

vains arabes, lui avait coûté un dirhem ( 1 ), et la dépense totale de ces constructions défensives s’était élevée à plus de 80 ,000 dynars (2 ).

La désertion complète de son armée et la fuite de sou général contraignirent él-Mouqffeq, d’ajourner ses projets hostiles contre l’Égypte, et une pacification momentanée s’établit par le fait entre lui et Akmed ibn-Totdoùn.

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