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moment, le baron d’Adlercreutz arriva, et ayant appris ce qui venait de se passer, il sentit la nécessité de faire garder le roi par quelques officiers.
Il alla donc en choisir deux , et il les conduisait au poste qu’il leur destinait, quand Gustave, voyant approcher le baron par la porte” qui avait été brisée , se sauva précipitamment par la porte opposée qui n'était pas gardée et qu’il ferma a la clef en dehors. Les suites funestes que pouvait avoir la fuite du roi engagèrent le baron à faire de nouveaux efforts. Il s’élança contre la porte, la brisa, et courut après le roi. Dans la pièce voisine se trouve un escalier en colimaçon, ouvert de tous côtés, et qui conduit à l’étage supérieur. Le baron, en entrant dans la chambre, aperçut le roi au haut de cet escalier. Gustave en le voyant lui jeta à la figure un grand trousseau de clefs qu’il tenait à la main, et disparut à l'instant. Le roi avait une si grande avance sur le baron, que quand celui-ci arriva au haut de l’escalier, il ne le découvrit plus. Le hasard seul lui fit suivre la même route que le roi avait prise. Quelques domestiques qu’il rencontra l’aiderent à diriger ses pas. Déjà cependant il était parvenu dans la cour sans avoir découvert aucune trace de l’illustre fugitif, qui, dans la rapidité de sa course , s'était laissé tomber sur le grand escalier de pierre et s’était blessé au bras.
« La confusion et l’effroi se répandirent parmi les auteurs de la révolution , quand ils eurent découvert la fuite de Gustave. Ils en prévirent les suites funestes. Tous les escaliers du palais se remplirent de gens qui descendaient en hâte pour l’arrêter. Un des forestiers du roi, nommé Greiff, fut le premier qui parvint dans la cour, où il aperçut le prince l'épée à la main, courant vers la seule porte qui fût restée ouverte. Aussitôt que Greiff fut arrivé à la portée de l’arme, le roi lui poussa une botte, mais d’un bras si peu sûr que l’épée passa dans la manche de l'habit du forestier et lui fit une légère blessure au bras. L’épée du roi étant embarrassée, sou haleine et
ses forces épuisées , il ne fut pas difficile de l’arrêter. Plusieurs personnes arrivèrent au secours de Greiff, et le roi, soit qu’il ne voulût pas marcher, soit qu’il ne pût réellement pas se soutenir, fut, à sa demande, porté dans la chambre blanche. On le plaça sur une chaise près de la porte, et précisément en face du portrait de l’infortunée reine de France Marie Antoinette. Épuisé par les efforts qu’il avait faits, troublé par l’indignation et par la douleur, le roi garda pendant toute la journée un morne silence. Il ne fut pas difficile de conserver la tranquillité dans la ville. Il ne s’y manifesta pas le plus léger mécontentement, et le spectacle, qui le soir fut ouvert comme à l’ordinaire, réunit un grand nombre de spectateurs.
Quand le tumulte se fut apaisé au palais, et que l’on n’eut plus rien à craindre des tentatives que le roi pourrait faire pour recouvrer sa liberté, le baron d' Adlercreutz et le colonel Silfversparre se rendirent auprès du duc de Sudermanie, et lui ayant représenté la situation déplorable du royaume, ils le supplièrent de remplir les fonctions d’administrateur. Le duc fut très-affiigé de la catastrophe qui avait précipité du trône le dernier rejeton de sa famille, et il voulut se dispenser, vu son âge avancé et l’état précaire de sa santé, d’accepter une place qui exigeait toute la vigueur et toute la force d esrit de la jeunesse. Les députés lui rent observer que, même quand il refuserait de prendre en mains les rênes du gouvernement, il leur était impossible de revenir sur la démarche qu’ils avaient faite, qu’on devait craindre les résultats les plus terribles du défaut d’un gouvernement régulier ; enfin, que le nom et l'autorité de S. A. R. étaient indispensablement nécessaires pour donner du poids et du crédit aux négociations de paix qu’ils voulaient entamer, et qui seules pouvaient sauver le royaume. Vaincu par ces arguments et par les instances du baron et de ceux qui l'accompagnaient, le duc céda à regret, et le changement de gouvernement fut à l’instant pro-
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clamé. La nouvelle en fut accueillie par le peuple avec de grandes acclamations. Il n’y a peut-être jamais eu dedespotisme plus facilement renversé.
La révolution ne fut suivie d'aucun trouble ; pas une goutte de sang ne fut versée dans la Suède; et rien ne démontre mieux que le roi était devenu un membre inutile de la société , puisqu’ en se séparant de lui elle n ’ éprouva pas la plus légère convulsion. Les ordres qui avaient été donnés pour le départ des troupes et la fermeture des portes du palais, lirent soupçonner aux personnes qui n'étaient pas tout à fait ignorantes de la situation des affaires publiques , qu’il allait se passer quelque mouvement extraordinaire.
Le beau temps avait attiré dans les environs du palais des personnages du plus haut rang: mais il n’y eut pas le moindre désordre; pas une voix n’exprima le mécontentement, et la force militaire devint inutile pour préserver la tranquillité publique.
« Plusieurs personnes ayant appris les événements du jour au moment même où ils s’étaient passés , ne s’en cachèrent pas, et bientôt la nouvelle s’en répandit en tous lieux. En attendant, le calme étant souvent le précurseur de l’orage, on ne négligea aucune précaution pour en assurer la durée. •
« A deux heures du matin l’ex-roi fut conduit à Drottningholm par le colonel Silfversparre, accompagné de plusieurs autres officiers et d’un détachement de cuirassiers de la garde.
L’illustre prisonnier y resta pendant quelques jours, après quoi il fut transféré au palais de Gripsholm. La reine et les princes restèrent pendant quelque temps à Haga.
« Le 29 mars Gustave avait abdiqué volontairement le trône de Suède, et le 10 mai l'acte d’abdication fut lu aux états assemblés. Voici en quels termes il était conçu :
« Au nom de la très-sainte Trinité, « Nous Gustave-Adolphe, roi de Suède, « des Goths et des Vandales, duc de « Sleswig, de Holstein, etc. , etc. ,sa- « voir faisons. Après avoir été proclamé 19* Livraison. (Suède.)
« roi , il y a aujourd'hui dix-septans, et « avoir hérité, lecœurencoresaignant, o du trône ensanglanté d'un père chéri « et respecté, notre intention acepen- « dant été de concourir au bien et à « la gloire de cet antique rovaume, » comme étant inséparables du bon- « neur d'un peuple libre et indépen- « dant. Ne pouvant plus, conformément « à notre pure intention, continuer plus « longtemps nos fonctions royales, et « conserver le bon ordre et la tranquillité « dans le royaume; à ces causes nous « regardons comme un devoir sacré « d'abdiquer notre dignité et notre cou- « ronne royale , ce que nous faisons « par les présentes librement et sans y « être forcé, pour consacrer a la gloire « de Dieu les jours qui nous restent; « appelant sur tous nos sujets la mi- « séricordc et la bénédiction de Dieu , « leur souhaitant un avenir plus heu- « reux pour eux et pour leurs deseen- « dants.
« Oui craignez Dieu et honorez le « roi.
« Fait, écrit et signé de notre pro- « pre main et revêtu de notre grand « sceau royal , au château de Grips- « holm , lé 29 mars de l’an de grâce « 1809, après la naissance de notre « seigneur et sauveur Jésus-Christ.
« Signé : Gustave-Adolphe.»
« I.es états regardèrent comme superflue la renonciation à un droit déjà perdu; iis passèrent outre sans même donner acte de cette communication et sans ordonner que l’acte serait déposé aux archives. Sur la proposition du baron Mamerhjelm, ils abjurèrent pour toujours leur allégeance à Gustave IV Adolphe et à ses héritiers , les déclarant à jamais incapables d’occuper le trône de Suède. Cet acte fut signé par les états et envoyé par eux au roi déposé à Gripsholm.
«Gustave exprima alors le désir de se rendre en Allemagne avec sa famille, et de se réunir à une association religieuse à Christianfeld. Il ne fut pas possible de lui accorder sur-le-champ sa demande. Les états crurent devoir d’abord considérer si la sûreté du royaume permettait qu’il vécût hors du
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territoire suédois. Dansl’intervalle, des affaires plus importantes occupèrent l’attention des états. L’âge avancé et la santé affaiblie du nouveau roi ne laissaient pas espérer que son règne pût être de longue durée. 11 était par conséquent nécessaire de lui choisir un successeur. On ne pouvait se flatter de rencontrer l’unanimité en faisant un pareil choix. Il y eut même des personnes qui firent tous leurs eflorts pour retarder l'élection et même pour la rendre impossible. Ces intrigues ne conduisirent à rien , et le prince d’Augustenbourg fut élu prince royal de Suède. Dès que cette grande question fut décidée, les états purent s’occuper librement du roi déposé et de sa famille. Il fut convenu qu’il était nécessaire de les éloigner de la Suède, et que la Suisse était pour eux le séjour le plus convenable. On se partagea seulement sur l’époque de leur départ, quoiqu’il fdtgénéralementreconnu qu’il fallait commencer par conclure une paix , sinon universelle, du moins avec les deux puissances les plus formidables.
« Le duc de Sudermanie élevé sur un trône auquel son père avait été appelé , embrassa vivement la cause ue la famille décime et infortunée. Il supplia les états d’accordcr un revenu honorable à un prince qui avait gouverné pendant dix-sept ans la Suède, et il s'efforça d’obtenir de l’empereur Napoléon’ qu'il fût permis à Gustave IV ae résider en Suisse.
« Les états firent évaluer les propriétés réelles et personnelles du roi déposé et de sa famille. Il se trouva qu'elles donnaient un revenu de 216,000 fr.
par an. Le comité ayant déclaré qu'une somme de 360,000 était nécessaire à l’entretien de l’ex-roi , il fallut que le pays contribuât pour 141,000 fr. «à cet entretien. Cette dernière pension fut divisée en trois parts, dont une fut assignée au roi , une seconde à la reine et la dernière aux princes leurs enfants, pour eu jouir pendant leur vie (*).
(*) Depuis lors , les étals ont capitalisé celle somme , et remise a été faite du mon-
« Gustave IV resta tout l’été à Gripsholm, et passa la plus grande partie du temps avec la reine et ses enfants. La manière dont il fut traité fit le plus grand honneur à ceux qui l’avaient si justement détrôné. Il montra souvent de l’impatience de quitter le royaume; mais son départ ne pouvait avoir lieu avant que l'on eût reçu la réponse de l’empereur des Français. En attendant, une frégate se tenait prête à Carlscrona pour le recevoir et le transporter en Allemagne. La permission ayant été à la fin accordée, le roi et la reine quittèrent Gripsholm, le 6 décembre 1809, et furent suivis au bout de quelques jours par leurs enfants.
Gustave IV resta en tout huit mois et onze jours au château de Gripsholm (*).»
Le récit publié par le roi ne diffère de celui qu on vient de lire que dans quelques details sans importance ; nous nous bornons à en insérer ici le dernier alinéa qui caractérise parfaitement ce malheureux prince : « Si la « Providence daigna protéger Içs jours « de Gusta.ve-.4dolphe en lui refusant « l’honneur de tomber victime de cette « révolte, lorsqu’il combattait pour la « défense de ses droits et l’honneur du «nom suédois, elle lui a au moins « accordé la gloirede n’avoir été vaincu « que par le nombre, l’épée à la main, ce « qui l'a probablement préservé d’éprou- « ver le sort de l’infortuné Louis XVI « ou celui de Charles Irr ! ! ! »
De Gripsholm, Gustave se rendit à Ystadt pour s’y embarquer. Il voyageait avec sa famille, comme un simple particulier, sous la protection des lois et sans qu’on eût eu besoin de lui donner un seul homme d’escorte. Dans tout ce trajet à travers la Suède, la population accourait en foule aux relais de poste pour voir passer ce prince; elle se découvrait en sa présence, mais
tant capital à la famille de Gustave-Adolphe par l’intermédiaire et soui Ica auspices de l'empereur Alexandre.
(*) Extrait d’un ouvrage publié à Stockholm pour justifier la déposition de Gustave Adolphe IV. Voyez Cours du Nord , t. III , p. 336 et suiv.
SUÈDE
sans proférer le moindre cri. Il fut retenu pendant près de huit jours à Ystadt par les vents contraires; mais son séjour dans cette ville ne causa aucune sensation, à peine excita-t-il la curiosité publique.
Ainsi se termina cette admirable révolution opérée par quelques hommes généreux, qui, après avoir arraché le sceptre des mains d’un roi qui en faisait un pernicieux usage, n’eurent d’.autre soin que d’assurer le maintien de l’ordre. On ne les voit point s’empresser de nommer un successeur au trône pour partager lé pouvoir avec lui, ou du moins se donner des droits à ses faveurs. Convaincus qu’après une telle crise c’est à la nation seule qu'il appartient de régler ses futures destinées, ils contient au duc de Sudermanie l’administration du royaume et convoquent une diète; ils la convoquent dans le mois de mars , et ce n’est que le 9 mai qu’elle se rassemble, quand tous les esprits ont pu s'éclairer, et méditer mûrement l’acte fondamental qui doit assurer le bonheur de la patrie; et quand le pacte est rédigé, alors seulement ils songent 5 faire un roi. L’acte d’abdication du roi détrôné est considéré comme inutile; on ne songe même pas à le déposer aux archives , et le roi déchu peut rester impunément en Suède pendant huit mois; et quand il part, il part seul, sans escorte, sans qu’une seule voix s’élève en sa faveur, sans qu’un seul cri d’indignation soit proféré contre lui ; ourle salue froidement , et il s’embarque. Oui, les Suédois avaient donné là un grand exemple.
11 n’appartient pas à l’histoire de s’occuper de ce que Gustave IV a pu faire depuis qu'il est rentré dans la vie privée (*), il suffira de dire que jamais
(*) Yoici quelques détails curieux sur les destinées de Gustave IV depuis sa déchéaure. Je les emprunte à la Biographie des hommes du jour, t.II, a* partie, p. 191,
« Gustave-Adolphe parcourut d’abord l'Allemagne sous différents noms. Se trouvant à Pillau dans les domaines de la Prusse, il tenta de se rendre s bord d’uu des vaisseaux de k station anglaise, dans un
il n’a tenté de ressaisir les rênes du gouvernement , bien qu'il ait plusieurs
petit bateau armé de quatre rames, que lui arait procuré un inconnu à qui il s'était ouvert sur son nom et sur son dessein : mais au moment où le bateau poussait au large, le poste prussien menaça de faire feu sur l’équipage; et l'officier commandant déclara à Gustave , nu nom du roi de Prusse , qu’il lui était interdit de rentrer en Suède et de se rendre à bord de la flotte anglaise , mais qu’il pouvait à son choix voyager en Allemagne ou en Russie. Gustave partit alors pour Saint-Pétersbourg, où il eut avec l’empereur Alexandre une entrevue, sur l'objet et les résultats de laquelle on li a jamais rien su de positif. Vers le mois d'octobre de la même année , Gustave s'embarqua à Mcincl pour l'Angleterre, où il reçut l’accueil le plus empressé de toute la cour. Il passa une partie de l’année 1811 à Ilurtwell, et visita plusieurs fois le prince de Condc à Wimbicdon. L'année suivante ou le vit à Altoua sous la protection du Danemark; il se montra même dans Hambourg, qui était alors occupé par les Français. A la fin de décembre (814, il reparut a Râle en Suisse sous le nom de comte de Gotlorp, et conçut le dessein de faire un voyage à la terre sainte. Il adressa à celte occasion k tous les peuples de la chrétienté une invitation dans laquelle on trouve ce passage : » O vous qui vivez dans l’aisance et l’ahon- « dance; vous qui jouissez, dans le sano- « luaire de k religion , de tous les avantages « de votre existence , n’oubliez pas les gar- • diens du tombeau sacré, qui n'est plus « protégé que par les larmes de nos frères , n et qui n'a d'autre appui que des prières « ferventes! » Cette pièce contenait en outre les statuts d'un ordre de frères noirs que le
F rince se proposait d'établir, et qui devaient accompagner à Jérusalem. Ces pèlerins devaient être pris parmi toutes les nations de l’Europe, et porter un costume particulier. Le comte de Gottorp se chargeait d’une grande partie des frais de voyage et d’équipement. Néanmoins ou ne s'empressa pas de répondre à cet appel , et le voyage fut indéfiniment ajourné. En i8i5 Gustave- Adolphe, qui portait alors le nom du duc de Holslein , fit remettre au congrès de Vienne, par sir Sidney Smith (comme ancien supérieur de la marine suédoise et commandant de l'ordre de l’Épée) une déclaration relative à ses droits au troue de
L’UJNÎVERS.
fois protesté en faveur de ses enfants (*) , dont l’aîné a pris le nom
Suède, et aux droits de son fils. Cette note n'obtint pas de réponse officielle du congrès, mais plusieurs articles en réfutation furent insérés dans les journaux de l’Allemagne.
«« A peu près à la même époque , sur quelques observations venues, dit-on, du Danemark, Gustave renonça au titre de duc de Holstein , et se fit appeler le colonel Gus tafson (fils de Gustave ), nom qu’il porta jusqu’à sa mort. En 1817 il sollicita et obtint le droit de bourgeoisie à haie, et l'ex-roi absolu de Suède devint ainsi citoyen d’une république. Il parut cependant préférer le séjour de Francfort à celui de la Suisse, et y vivait habituellement trèsretiré et avec la plus stricte économie, n’ayant avec lui qu’une daine et un seul domestique.
« Depuis lors ce prince n’appela plus sur lui l’attention publique; toutefois les journaux allemands apprirent à l’Europe, il y a quelques années, cjue l’ex-roi de Suède avait eu une main gelee en voyageant pendant la nuit sur l’impériale d’une diligence : triste retour des grandeurs d’ici-bas. »
"Vers la fin de l’année 1836, le colonel Gustafson écrivit au duc de Cumberland pour le prier de lui faire obtenir du roi d’Angleterre et de Hanovre la permission d’habiter la ville de Norden dans l’Ost-Frise. Le roi y consentit non sans répugnance , car il connaissait le caractère difficile du colonel. Le duc de Cumberland en annonçant cette décision à Gustave l’avait qualifié de roi et de majesté. A quelque temps de là il fut fort surpris de recevoir une réponse dans laquelle le colonel lui disait « qu'il « l’avait gravement offensé, en lui donnant « un titre qu’il avait abdiqué depuis nombre « d’années, et qu’il ne consentirait pas à « reprendre , si on le lui offrait de nouveau.»
Les journaux ont annoncé il y a quelques mois la mort de ce royal exilé.
(*) On a souvent demandé pourquoi les Suédois préférèrent au fils de Gustave le vieux duc de Suderinanie. Nous laisserons à un Suédois le soin de répondre à cette question.
•« Le prince Gustave, est-il dit dans une notice manuscrite sur la révolution de 1809, aussi remarquable par son impartialité que par son patriotisme , le prince Gustave avait deux torts à nos yeux : le premier, c’cst qu’il n’était âgé que de onze ans. Dans la position
de prince de Wasa, et est aujourd’hui général-major au service de l’Autriche.