‹ L'UniversChapitre 65 sur 87 · I.aissr mon voile · texte numérisé non relu

I.aissr mon voile

Je te broderai sur la toile Des ailes d'argent , puis encore Des serres d'or.

Aigle rapide,

Regard'* avec moi la mer vide ;

Monte sur mou épaule..,. Ilêlas!

Il ue vient pas.

Je serai morte,

Qnnii'l il reviendra ; mais n'importe.

F t quand ton cri le saluera,

II pleurera.

« Il ne faut pas faire pleurer un héros Scandinave , c'est-à-dire, quelque chose de fort .semblable à un pirate.

« Quoi qu'il en soit de ce reproche, le poème est plein de beautés dans des en res très-divers; il a eu un succès e vogue , un succès tout national. Ce qu'il y a de piquant , c'est que l’auteur a été récompensé de cette œuvre païenne par un évêché, eelui de We.xiô. En.

Suède, où l’état des finances ne permet pas un grand luxe de pensions et de sinécures, tel est l'avancement oui attend souvent des littérateurs et des savants, distingués par un tout autre mérite que le talent de la prédication ou la science tbéoiogique.

« Du reste, la querelle entre les deux partis littéraires , décidée par le meilleur argument, par de bons ouvrages, vient d'aboutir à l’entière victoire du parti révolutionnaire. Atterbom a même eu avec le vieux Léopold (*) une entrevue touchante, dans laquelle le jeune romantique s'est accusé de quelques vivacités de critique dont il avait été coupable dans le Phosphores, et le vénérable patriarche de l’école classique, devenu aveugle par les années, s’est réconcilié avec son jeune adversaire. Ainsi il y a eu entre les deux camps guerre, triomphe et pacilication (**). »

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