‹ L'univers visible et invisible; ou, Le plan de la création. Essai de philosophieChapitre 36 sur 130 · FI · texte numérisé non relu

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Dans ce premier état d'union les cellules conservent leur indépendance :

chaque cellule peut encore accomplir à elle seule toutes les fonctions nécessaires à la vie ; et si elle est détachée violemment du corps commun, elle peut non seulement conserver sa vie, mais se multiplier comme auparavant. Un animal ainsi constitué a évidemment autant d'âmes qu'il a de cellules. Goupez-le en morceaux, chacun d'eux deviendra un nouvel animal.

Aussi longtemps qu'il n'y a pas division de fonctions entre les cellules d'une communauté, leur réunion n'est qu'un bien faible progrès. Nous donnons dans la figure 7 la coupe idéale d'un animal, pour montrer théoriquement les premiers effets de la division du travail chez les cellules. Ce développement est beaucoup plus simple dans le règne végétal et peut mieux s'y observer, mais nous nous bornerons pour le moment au règne animal.

La figure 6 nous représente un da ces animaux inférieurs. Il possède cinq membres symétriques, dont l'organisation est uniforme; ils sont indiqués par les lettres d, e^ /; g y h. La figure 7 est un de ces membres {d) grossi, avec le dessin idéal des cellules montrant un partage des fonctions nécessaires à la vie. Supposons que ces fonctions soient au nombre de quatre; il y aura ainsi quatre espèces de cellules différentes, chaque espèce remplissant une fonction spéciale, que nous désignons par une différence dans le dessin des ombres.

Chez un animal ainsi organisé, il est évident que, si l'un des membres venait à se détacher, il se transformerait en un autre animal, car chaque membre possède tous les organes nécessaires à la vie. Supposons que le membre d (fig. 6) ait été séparé du corps; il formera un nouvel animal (fig. 7). L'inspec-

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