OH. VIII. CONDITIONS D'EXISTENCE DES VIES
8. Les vies supérieures nepeuvetit exister sa^is les inférieures, mais bien les inférieures sans les supérieures.
9. Donc le moins parfait a été créé le premier, le plus parfait le dernier, et la matière avant les vies.
10. Les vies inorganiques ne changent jamaisl&a^nh^iAnc^^ auxquelles elles sont attachées, tandis que les vies organiques changent continuellement les substances de leurs corps. Là où ce changement n'a plus lieu» il y astagnation etûnalement mort.
11. Les vies s'annihilent si elles se détachent de la matière. Rien ne permet de supposer le contraire.
12. Les vies supérieures commandent aux inférieures et utilisent leur travail.
13. Les vies de la nature inorganique sont indestnu)tibles pour l'homme, tandis qu'il a le pouvoir de détruire les vies organiques.
14. D"un autre côté, l'homme a le pouvoir d'organiser à un certain degré la nature inorganique, tandis qu'il ne possède ai«cun pouvoir d*orga7iiserlsindA\ire organique. Expliquons-nous. Qu'est-ce qu'une organisation animale? C'est un composé de cellules réunies en organes dont les fonctions varient à l'infini. L'organisation humanitaire est basée sur le même principe. Donc la formule pour désigner cet état sera la suivante : Toute organisation est une communauté d'ûuiividus avec division de travail.
Que ces individus soient des molécules, des cellules ou des hommes, cela ne change en rien le principe.
Lhomme n'a ni la force ni l'intelligence de combiner les monades ou les cellules de façon à créer de nouvelles organisations; il ne peut créer des organisations cellulaires, lors même qu'il a les moyens de les modifier légèrement dans les races. Mais sa puissance est plus grande dans la nature inorganique. Quand il combine les divers éléments pour produire des effets nouveaux, il associe les molécules; c'est organiser la nature inorganique. D imite ainsi avec des molécules ce que le Créateur a fait avec des cellules. Si les organismes moléculaires ne ressemblent en rien aux organismes cellulaires, la différence gît non seulement dans l'infériorité intellectuelle de l'homme, mais aussi dans les éléments employés. Jamais on ne pourrait, sans de nouvelles créations, organiser les molécules de la nature inorganique de façon à produire un animal.
Il ne peut exister entre une organisation et l'élément dont
elle est composée qu'une différence de quantité, jamais de qualité; autrement ce ne serait plus une organisation, mais une nouvelle création. Or toute nouvelle création suppose Tadjonction de nouvelles vies.
Nous le répétons, la supériorité d'une organisation cellulaire sur une organisation moléculaire gît fondamentalement dans la différence entre la cellule et la molécule. Toutes les machines (une montre, un automate, par exemple) ne sont donc autre chose que des organisations de la nature inorganique. L'homme les combine pour qu'elles servent à ses besoins ou à ses plaisirs; elles sont donc les organismes du règne minéral, car combiner, c'est organiser.
C'est ainsi que le Père céleste a mis à la disposition de l'homme les règnes inorganiques, afin qu'il y exerce son intelligence et ses forces. Il doit imiter, avec les matériaux qu'il a en main, les combinaisons infiniment plus compliquées d» Créateur. A cet effet, Dieu l'a doué de facultés qui demandent à être employées; il lui a imposé des besoins impérieux, afin de l'obliger d'accomplir sa tâche et de travailler sans relâche à son instruction. Gomme un père tendre emploie premièrement la persuasion, puis présente la récompense ou inflige le châtiment pour forcer son enfant à exécuter sa tâche, ainsi le Créateur nous a donné la conscience et sa parole écrite, puis les jouissances et les peines de la vie, pour nous forcer à recevoir et à étudier les leçons qui nous sont nécessaires. L'humanité est encore dans son enfance, et cette école ne se parcourt qu'avec beaucoup d'ennuis et de larmes. Heureux ceux qui, élèves dociles, cherchent à comprendre et imiter leur Maître céleste t
15. Chaque nouvelle perfection créant une nouvelle dépendance de vie, la fragilité d'une vie sera proportionnée au degré de sa perfection. Donc la possibilité de mourir est un effet de la perfection. Plus une vie est parfaite, plus elle est fragile; moins elle est parfaite, moins elle est fragile. Quelle loi étrange I combien elle est différente de tout ce qu'on s'est imaginé jusqu'à présent! Les matérialistes ont cru dégrader la vie en la rendant mortelle, les spiritualistes ont pensé l'élever en la rendant immortelle : chacun a soutenu l'inverse de ce qu'il voulait prouver. Mais ce qui est encore plus étrange, c'est que les faits sur lesquels le matérialisme s'appuie témoignent juste le contraire de ce qu'il en conclut.
La loi générale de la fragilité de la vie paraît subir de nom-