CH. IV. DU LANGAGE SPIRITUEL
nité, spécialement par rapport à Japhet, doit expliquer pourquoi celui qui a conquis le inonde, développé les sciences et la civilisation, est incapable de s'occuper du monde spirituel et n'y fait aucune découverte. On ne peut être à la fois le bras et le cerveau, car plus l'organisation est élevée, plus la division des fonctions et du travail devient grande.
Le lecteur japhétique lira sans doute avec prévention ce que nous venons de dire ; il se défiera d'un livre qui cherche à soulever quelque peu le voile de l'avenir. Mais qu'il ne se laisse pas rebuter par ces lignes ; qu'il veuille bien nous prêter son attention, et se rappeler qu'il serait, lui qui étudie la nature, singulièrement inconséquent s'il refusait d'en accepter les lois. Si quelqu'un pense que notre jugement sur Japhet est faux ou trop sévère, qu'il le prouve, en faisant ce que nous accusons Japhet d'être incapable d'accomplir. En assurant que le monde spirituel est inaccessible à l'homme, qu'on ne peut atteindre les vérités religieuses que par la foi, on prouve précisément qu'on estime Japhet incapable d'acquérir les connaissances spi" rituelles. On confirme par là notre jugement sur Japhet.