H. X. LA VIE ORGANIQUE OU L*AME SPIRITUELLE
Funiformité de construction des différents mondes, et ainsi justifier graphiquement cette vérité : L'homme est construit à Timage de Dieu, non pas à l'image de la seule personne du Père, mais à Timage de Dieu le Père, du Fils et de l'Eglise. Aussi la parole divine a soin d'employer en cette occasion la forme du pluriel. D est dit (Genèse I, 26): c Faisons l'homme à notre image >, non à mon image.
La figure 1 (C. A. M. E.) présente la construction d'un homme vivant. Il est composé d'un corps, d'une âme et d'un esprit; le corps est représenté par la couleur rouge clair; l'âme est marquée par le rond central, dont les initiales A M signifient éme matérielle; sa couleur est plus intense.
Le rond bleu clair avec un E au centre indique le corps spirituel ou la substance spirituelle que possède chaque homme. Sa couleur montre qu'il n'appartient pas à ce monde, lors même qu'il est attaché à l'âme. A la mort, l'âme étant annihilée, •cet esprit devient libre. Si l'esprit était lié au corps ou à la matière, il devrait descendre avec elle au tombeau, car on ne saurait expliquer comment, une fois lié à la matière, il aurait la puissance de s'en détacher.
Pour produire cette opération, il faudrait admettre une série de forces occultes, car sans force point de mouvement. Comme l'enfant, en prison dans le sein de sa mère, appartient à ce monde avant sa naissance, de même notre esprit, en prison dans l'âme, appartient déjà avant sa naissance au monde spirituel. Quand un homme meurt, la substance indestructible de son corps reste en arrière; nous la représentons par la figure et les lettres G M, initiales des mots corps mort. Cette figure représente une masse inerte de substances terrestres. A la mort, rame animale A M périt, et l'esprit devenu libre rentre dans le monde auquel il appartient.
La figure 2 représente la construction de l'homme dans le monde spirituel. Cette construction est identique à celle du monde matériel. L'espace C, coloré en bleu clair, est le corps spirituel ou la substance spirituelle. Le rond avec A S, d'un bleu plus foncé, représente Vdme spirituelle et celui avec S E, de couleur blanche, le Saint-Esprit. Quand l'âme spirituelle meurt, le corps reste en arrière comme une substance inerte (figure G M), l'âme A S est annihilée et l'Esprit-Saint remonte au monde auquel il appartient. Les lois de la mort spirituelle sont absolument identiques aux lois de la mort terrestre; dans
le monde spirituel comme dans ce monde> l'esprit est lié à rame, non au corps. La mort terrestre est donc l'image mathématique de la mort spirituelle, et la définition de Tune s'adapte parfaitement à l'autre. C'est là le critérium de la vérité.
Dans le monde divin, la figure G (n® 3) représente le corps, qui est V Eglise. Sous sa forme la plus simple (que nous représentons ici), elle est appelée le temple de Dieu ou la Jérusalem céleste. C'est le corps où habite Christ. Uâuie divine (A D) représente dans cette unité le Seigneur Jésus. Dieu, le Père des esprits, occupe dans cette organisation la place que l'esprit de l'homme occupe dans l'homme. Ainsi Dieu, Christ et l'Eglise forment une unité exactement semblable à l'homme sur la terre, donc l'homme est bien réellement l'image de Dieu. Sa construction prophétise sa destinée future. Mais l'image doit être remplacée par la réalité ; l'homme ne doit pas rester semblable à Dieu, il doit devenir un avec lui. Le but de la venue du Christ est que tous les fidèles soient un dans le Père et le Fils, comme ils sont un entre eux (Jean XVII, 21). Celui qui est un avec Dieu a le rang et la puissance d'un dieu. La figure présentée par l'homme fait pressentir que dans une organisation plus élevée les fonctions se dédoublent et deviennent des personnalités, de façon à ce que le corps représente une personne, l'âme une autre et l'esprit encore une troisième. Ainsi les deux sexes, réunis dans le même individu chez les êtres inférieurs, se dédoublent plus tard dans un développement plus élevé. L'homme a une construction anatomique symétrique ou double ; cela indique que, dans un monde plus élevé, les deux êtres dont il est le type, savoir Christ et Dieu, sont des individualités séparées. Il en est de même des cellules de notre corps : elles indiquent que, dans une organisation plus élevée, chaque cellule deviendra une individualité distincte.
Dans le monde divin il n'y a plus de mort, car l'entrée de ce monde-là n'est ouverte qu'à ceux qui, comme Dieu le sait d'avance, sont incapables de pécher, partant de mourir. Celui qui est né de Dieu, dit l'apôtre philosophe, ne peut pécher.
Nous rappelons ici ce qui a été dit au chapitre de la Dualité^ % 2, sur le développement des sexes. Ils se sont formés par la division des archées de la matière et de la vie. L'arehée de la matière, avec la spécialisation de ses fonctions, donne naissance au sexe féminin ; l'arehée de la vie, avec la spécialisation de ses fonctions, donne naissance au sexe masculin. La même
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ohose a lieu dans Torganisation du monde divin : il y a division de travail comme dans notre monde. L'Eglise (ou le corps) est spécialement chargée des fonctions de la substance, elle est donc le principe féminin. Christ (rame) a spécialement les fonctions de la vie, il est le principe masculin. Par cette raison, TEglise est toujours représentée comme une femme, et Christ comme son époux. Dans la planche 14 nous n'avons pu figurer que l'image la plus simple; cependant les mômes lois se répètent à plusieurs reprises suivant un développement graduel.
Nous prions encore le lecteur de remarquer que l'homme terrestre est composé de la substance de deux mondes. Son corps est exclusivement de cette terre, mais son esprit est d'un monde plus élevé, savoir du monde spirituel. L'Eglise à son tour est composée d'êtres qui appartiennent au monde spirituel, tandis que son esprit est d'un monde supérieur, savoir du monde divin, vu que cet esprit est Dieu lui-même.
Rappelons en outre que le corps de l'homme est composé d'une multitude de cellules, ayant chacune sa vie particulière (voir la planche 14, n« 1); il en est de même pour l'Eglise, corps de Dieu : il est composé d'une multitude d'individualités. Dans la figure n^ 2 ce n'est plus le cas, car l'homme qui y est figuré n'est plus une organisation entière, mais seulement une molécule ou plutôt une cellule du monde spirituel. Son corps n« peut donc se composer d'une multitude d'individualités.
Ces images sont d'une fidélité parfaite; nous pouvons y avoir une confiance entière, comme dans les témoignages de la nature, car Dieu ne fait pas des choses fausses et ne nous donne pas des vérités approximatives. Nous n'entrerons pas davantage dans les détails, laissant au lecteur le soin de continuer Texamen des analogies.