‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 112 sur 145 · Arrêt du parlemenL d'Aix du 29 mai 1663. A. V. D · texte numérisé non relu

Arrêt du parlemenL d'Aix du 29 mai 1663. A. V. D

2. V. Beliiif onur. cité, p. 448 et 463. Pour exercer dans les villes de Provence, larrêt exigeait le doctorat ou la licence ; dans les bourgs et bourgades le baccalauréat suflisait.

3. Délib. du Collège des docteurs du 13 juillet 1648. A. V. D 30, f" 4.

intervient auprès du chancelier^ et les lettres patentes du mois de juillet 1690 confirment TUniversité d'Avignon dans la possession de ses privilèges séculaires ^. On s'empresse de faire vérifier ces lettres au Parlement d'Aix ^. Mais la lutte n'est point terminée. Les docteurs d'Aix continuent leurs tracasseries. En 1662, c'est un médecin de Fréjus, Clerc Viany, ancien gradué d'Avignon, qui en est la victime. Cette fois, l'occasion paraissant favorable, le Collège des docteurs d'Avignon prend fait et cause pour Viany. Le 22 septembre 1663, un arrêt du Conseil privé défend à l'Université d'Aix de troubler celle d'Avignon dans l'exercice de ses privilèges. Le 12 février précédent, Viany avait personnellement obtenu gain de cause ^.

Mais l'Université d'Aix n'accepte pas sa défaite et continue ses intrigues à Paris. Le Collège des docteurs d'Avignon doit encore envoyer auprès du roi députés sur députés, constituer procureurs sur procureurs ^. Bientôt il en vient à pen-

1. Lettre de Mazarin au chancelier de France, du 3 juin 1649. « Ayant appris que l'Université d'Avignon poursuit auprès de Mgr le chancelier des lettres particulières, par lesquelles ceux qui y prennent leurs degrés soient maintenus en la possession en laquelle ils ont toujours été de jouir des mêmes honneurs que les autres gradués des Universités de ce royaume, je n*ai pu refuser à Tancienne affection que j'ai pour ce corps-là, que j*ai vu fort célèbre du temps que j'étais sur les lieux et qui ne Test pas moins encore à présent, ce mot de recommandation, priant mondit sieur le chancelier de considérer favorablement ses raisons et l'assurant que je prendrai beaucoup de part à tout ce qu*il aura lieu de faire à son avantage. Le cardinal Mazarin. » A. V. D 30, f^ 15.

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