A. V. D31, fM
2. En 1746. On sait que le testament du dernier comte de Provence, Charles III, est du 20 décembre 1481.
3. V., à ce sujet, Rey, François !" et la ville (TAvîc^noTi (dans les Mémoires de TAcadémie deVaucluse, 1895, p. 8, 13, 17, etc.)
« d'acquérir et de posséder dans toute Tétendue du royaume, comté de Provence et pays du Dauphiné, tous bénéfices dont ils pourraient être pourvus et d*iceux bénéfices jouir, user, prendre, cueillir et percevoir les fonds, profits, revenus et émoluments par la forme et manière que tous les vrais natifs et originaires de nosdits royaume et pays, ayant été les habitants d'Avignon et du Gomtat, ajoutait Tédit, continuellement tenus, estimés et réputés serviteurs de notre couronne, non moindres que nos propres et loyaux sujets et de même volonté, comme étant enclavés de toutes parties es pays de notre obéissance ^ ? »
Les lettres patentes de Lyon, fort importantes au point de vue des relations civiles et commerciales du Comtat avec les provinces voisines, avaient été confirmées par tous les rois de France depuis Henri II jusqu'à Louis XIII; mais s'appliquaient-elles vraiment aux gradués de l'Université d'Avignon, sujets du pape ou du roi? Il n'était point téméraire de le prétendre ; mais on pouvait aussi le contester ^. En tous cas, les guerres civiles et religieuses, qui, pendant plus d'un demisiècle, désolèrent la Provence, le Dauphiné et les pays a voisinants, laissèrent la question en suspens; elle n'était pas encore tranchée, quand Louis XIV monta sur le trône; mais, à cette époque, on se préoccupait de la résoudre, sans nulle hâte, d'ailleurs. Trois ou quatre fois présentée au Conseil du roi, la requête de l'Université fut toujours abandonnée devant le mauvais vouloir des conseillers. Enfin, vers 1 649, un docteur