Bref du 13 sept. 1493. Fournier, 1404, Laval
2. Statuts de 1503. Art. 35 portant suppression du statut de Collecta facienday (art. 26 des statuts de 1302 et art. 11 des statuts de 1441) attendu que les régents ont aujourd'hui des émoluments fixes (stipendia) et perçoivent les rcve> nus des grefTes et ceux de la vice-gérence, lesquels sont partagés mensuellement entre les docteurs parle primicier. Art. 11, réglant l'ordre des lectures. Art. 12 proscrivant les lectures par substitués. Art. 39 et 40 fixant les droits à payer par les candidats à la licence et au doctorat savoir ; pour la licence, au chancelier, un écu; au vice-chancelier, deux ccus; au primicier, deux écus; au docteur présentant, deux écus; à l'Université, un écu; à chacun des douze plus anciens docteurs du Collège, un écu ; au bedeau, cinq florins; au clerc du petit palais, un florin. Pour le doctorat: au chancelier, un écu, au vice-chancelier, huit écus; au docteur promoteur, douze écus; au bedeau, cinq écus; au primicier, deux écus ; à TUniversité deux écus ; à chaque docteur, une barette doublée d'écarlate et un repas, ou, à la place du repas, un écu. Pour les étrangers, les droits de licence et doctorat réunis sont réduits à vingt-sept écus. Ce tarif, qui constitue une diminution sensible sur les précédents, ne s*applique qu'aux gradués en droit. Le texte de Tart. 42 qui devait régler les droits à payer par les gradués en théologie, en médecine et en arts libéraux, manque dans tous les mss. et n'a sans doute pas été rédigé. Fournier 1421.
XV® siècle, au régime des Facultés, par Tautorité pontificale. Mais il se produisit, du fait de la municipalité d'Avignon, dans la Faculté de droit notamment, un changement qu'il est intéressant de noter. Le Conseil de Ville s'était toujours montré jusqu'ici fort jaloux de contribuer pour sa part, à la prospérité de rUniversité. Il avait donc appelé à plusieurs reprises à Avignon ou subventionné sur les fonds municipaux des maîtres déjà avantageusement connus, des jurisconsultes surtout, dont l'enseignement lui paraissait capable d'attirer à l'Université de nombreux écoliers. Tels, par exemple, en 1517 et 1518, André Delza et André Castelhion engagés l'un à raison de cinq cents écus, l'autre à raison de quatre cents, et plus tard Jean-François de Rippa qui reçut jusqu'à trois mille livres, Celio Amaseo, Ëmilio Perrette, Perrinet Parpailhe et enfin les Suarès, qui s'établirent définitivement à Avignon et y firent souche de professeurs ^
1. U n'entre pas dans notre sujet de traiter, même sommairement, la question des rapports de la ville d'Avignon avec l'Univereitë avant le xvii* siècle et moins encore celle des institutions municipales d'enseignement. On sait que la municipaliti^ avignonaise, jalouse d'assurer l'instruction des jeunes gens, entretenait des écoles de grammaire et qu'à plusieurs reprises elle appela à Avignon des étrangci-s pour y enseigner la rhétorique, la poésie et même la logique et la philosophie : pai*mi ces étrangers on peut citer notamment Achates Long et Gilles Bernaixlin (V. délibérations du Conseil de ville des 6 oct. 1376, 30 avril 1470, 1 i oct. 1478, 30 oct. 1480, 17 sept. 1484, 14 mars et 8 août 1491, 14 mars 1497. Arch. munie. d'Avignon. Reg. des délib., t. 1, (^86; t. m, f" 237; t. IV, f- 172; t. V, f- 65 et 238; t. VI, ^• 6 et 119). En ce qui concerne particulièrement l'Université, l'intervention de la ville est constante, surtout à la Un du xv et dans la première moitié du xvi* siècle. En 1467, en 1480, en 1485, en 1493, le conseil de Ville appelle pour enseigner à l'Université concurremment avec les professeur ordinaires de médecine, des docteurs déjà avantageusement connus, tels Guilhermis et Imberli, ce dernier chargé en 1480 d'enseigner « la physique et la philosophie ». (Délib. du Conseil de Ville des 13 oct. 1467, 8 mai 1480, 14 mai 1485 et 29 nov. 1493. Arch. munie. d'Avignon, Reg. des Délib.. t. III, f" 192; t. V, f" 109; t. VI. ^ 53. Cf. Laval, Histoire de la Fnculié de médecine d^Avifjnon^ p. 27 et 28.) Pour renseignement du droit, la sollicitude delà municipalité est plus grande encore; des docteui-s étrangers s<mt appelés fréquemment et généreusement rétribués : André Delza
Les circonstances ne permirent pas à la municipalité de continuer ces libéralités. Dès 1522, elle se plaint des exigences de ces professeurs italiens, « qui veulent être payés sans avoir égard à la pénurie du trésor municipal et aux malheurs des temps ^ ». En 1338, elle déclare renoncera appeler des régents étrangers, « la ville n'étant pas en état de faire des dépenses superflues ' ». Ce n'est cependant pas là son dernier mot, car jusqu'aux premières années du xvii* siècle, on la voit, à plusieurs reprises, voter des subsides aux régents de droit 3. Encore, en 1608, elle ratiiie un contrat passé par l'évêque d'Orange avec M. François Baldeschi venu de Rome pour être régent extraordinaire aux lois ; mais quand ce professeur, nommé auditeur de la rote pontificale, quitte Avignon, elle demande qu'il ne soit pas remplacé *. Trois ans plus tard, un autre docteur, Forbesio, étant venu aussi de Home sur la recommandation du légat, le cardinal Borghèse, « pour
obtient cinq cents écus en 1517 et André de Caslelhion, quatre cents écus Tannée suivante; la même annëe, Jean de Hippa est engage A raison de six cents écus, plus ses frais de voya|çe pour lui, sa famille et neuf domestiques; en 1530, son honoraire est fixé à deux cents écus. plus ce qu'il pourra retirer des écoliers ; en 1528, M. André Alsati. docteur milanais, est eng;a(^é pour trois ou quatre ans à raison décent écus d'or; en 1535, traité avec Montante à raison de deux cent cinquante écus; en 1546, Celio Amaséo vient pour deux cents écus; mais en 1550, on ofTre jusqu'à mille écus à M. Eniilio Ferreti « pour Tempécher d'aller professer ailleurs, où on le demandait. » En 1556, traité avec MM. Roberti et Suarès à raison de soixante et vin^t-cinq écus, etc. (V. délib. du Conseil de ville des 3 déc. 1517, 2 oct. et i déc. 151K, 4 fév. 152K, 3 févr. 1535, 23 février 1546, 15 lév. 1547, 28 fév. 1550, 1*' août et 28 nov. 1556, etc. Arch. mun. d'Avi(çnon. Reg. des délib., t. VII, f- 13, 27 et 29; t. VIII, ^• 158, 207, 98, 47 ; t. XI, f"' 166, 196; t. XII, f° 48, etc.) Le 9 sept. 1538, le conseil se félicite des bons résultats obtenus par ce système de professeurs à louage, qui lui parait propre à relever l'Université (Rcjç. des délib., t. VIII, f" 1 i8\
1. Délib. du Conseil de Ville du 5 sept. 1522 ^Re)?. des délib., t. VII. f" 164\.