‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 94 sur 145 · Délib. du 30 avril 1703. A. V. D 32, f · texte numérisé non relu

Délib. du 30 avril 1703. A. V. D 32, f

2. La rédaction de Tinventaire est décidée dès le 29 mars 1683; mais Tezécution de celte délibération n'a lieu qu'en 1698; le 17 mars, on confiela rédaction de cet inventaire au chanoine Bernard, frère du secrétaire^bedeau de l'Université ; on lui adjoignit un aide, le 22 avril 1699 et on décida en même temps de faire fabriquer un deuxième cabinet en bois de noyer, le premier étant insuffisant ou d'agrandir celui-ci. A. V. D 31, f» 143; D 32, f"87 et 129.

3. Cette commission, constituée le 14 déc. 1713, comprenait quatre membres du Collège, dont le primicier. A. V. D 33, f» 320.

4. Délib. du 6 mars 1779. Le secrétaire était aloi*s M. Chambaud, « qui méritait toute confiance. »> A. V. D 35, f" 124. — L'usage était ancien de donner au primicier, au sous-doyen du Collège et au plus ancien régent une des clés de la caisse ou de l'armoire où étaient enfermées les archives. A. V. D 32, f^ 320.

5. V. L. Duhamel, Les masses des Universités d'Avignon et d'Orange, 1896, p. 3.

Elle fut fondue en 1453 — ce n'est sans doute pas la première quait possédée TUniVersité * — et coûta vingt-sept écus d'or. C'était une véritable œuvre d'art. « D'une longueur totale d'environ 0,60 ou 0,70 centimètres, dont 15 à 20 pour la masse elle-même et le reste pour le manche, elle affectait la forme d'un petit bâtiment à six faces séparées par des colonnettes à chapiteaux gothiques. Dans chacune de ces faces étaient représentés en gravure, sur un fond semé d'étoiles Notre-Dame, saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, saint Nicolas et sainte Catherine. Deux de ces faces devaient être ornées, en outre. Tune de Tefligie d'un docteur lisant dans sa chaire, entouré d'étudiants, l'autre, des armes de l'Université. La partie supérieure formait coupole, surmontée d'un chérubin aux ailes éployées ». Elle était en argent doré. Les primiciers se transmirent pendant plus de trois siècles ce précieux dépôt. En 1792, elle fut confisquée comme bien national, envoyée à Marseille et fondue avec nombre d'autres objets d'argenterie enlevés aux églises et aux couvents. Il n'en est fait mention qu'une fois dans les archives, au cours des xvn^ et xvm* siècles : les comptes de l'Université renferment un reçu de deux écus signé, le 28 octobre 1667, par le sieur Arnould, « pour avoir soudé en plusieurs endroits la masse de l'Université et l'avoir entièrement blanchie ^ » ; depuis 1453, la dorure en avait sans doute disparu ^.

1. Plus huit ducats et demi pour la dorure; elle fut fabriquée par un orfèvre nommé Margier. En outre, le Collège commanda, pour y enfermer la masse, A un certain Marcavi, une gaine de cuir qui coûta trois florins. Enfin, en 1454, on fit encore fabriquer par Margier, au prix de neuf écus, un chénibin en argent doré, qui devait être placé sur la partie supérieure de la masse.

3. 11 est aussi question, à plusieurs reprises, dans les assemblées du Collège des docteurs, des armes et du sceau de l'Université. Ccst ainsi qu'en 1674, le Collège délibère de faire faire sur bois les armes de TUniversité et de les faire peindre à Thuile, pour les mettre annuellement sur la porte du primicier

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Quant à la cloche, la Doctoresse^ dont il est si souvent question dans les statuts, elle avait été placée dans le clocher de Saint-Didier et remise à la garde du chapitre de cette église. Par une convention du 19 mars 1534, l'Université s'engagea à payer annuellement au chapitre cinq florins pour a l'emplacement de ladite cloche » et douze florins pour la faire sonner aux heures des cours ^ Les réparations restaient d'ailleurs à la charge du Collège ^. On sait que la Doctoresse annonçait non seulement les leçons des régents, mais aussi les messes, processions, cérémonies et actes solennels de l'Université, ainsi que la mort des docteurs agrégés et de leurs femmes ; les docteurs simples pouvaient partager cet honneur moyennant une rétribution supplémentaire ^. La chapitre de Saint-Didier oublia d'ailleurs plus d'une fois les obligations qui lui incombaient et il fallut les lui rappeler. De nouveaux arrangements

élu; en 1738, ces armoiries étant usées, on les fait refaire. (Délib. du GoUèçe des docteurs des 30 mai 1672 et 18 nov. 1638. A. V. D 30, f 257 ; D 33, ^ 351.) Quant aux sceaux de T Université, qui étaient en argent et ont disparu, ils représentaient un docteur assis dans sa chaire, avec, au-dessus, Timage de la Vierge portant TËnfant Jésus. En exergue, cette inscription : Siffillam Primicerii Universilatis Sludii Avenionensis. Les armes de l'Université représentaient un ange à plusieurs paires d'ailes, avec la même inscription ou avec celle-ci plus brève : Universiias Avenionensis. La planche en taille-douce dont on se servait pour imprimer ces armes sur les thèses ou sur les programmes de l'Université, fut refaite A plusieurs reprises soit en bois, soit en cuivre ou en bronze. (Délib. du Collège des docteurs des 9oct. 1724 et 8 mars 1742. A. V. D 33, f 98 et 400. Cf. A. V. D 73.)

2. Délib. du Collège desdocteurs du 15 mai 1746. Le bois de le cloche étaiten partie pourri. Le priraicier a recours aux lumières de cinq charpentiers, qui tous déclarent une réparation indispensable et urgente, mais ne s'entendent pas sur le coût. Le Collège s'en remet au primicier, qui confie l'ouvrage A un fort habile homme nommé Raffin. A. V. D 34, r> 41.

3. Délib. du Collège des docteurs des 26 juin 1673 et 8 avril 1601. La redevance est fixée à trois écus pour les docteurs simples et agrégés en médecine et en théologie. De même pour les femmes des docteurs simples en droit et des docteurs simples ou agrégés de la Faculté de médecine. A. V. D 30, f* 276; D 31, f» 226.

Ir.

intervinrent, à plusieurs reprises. On décida notamment en 1666, que la cloche sonnerait après matines, pour les leçons du matin et après vêpres, pour les leçons du soir ^ Comme la masse de l'Université, la Doctoresse disparut pendant la tourmente révolutionnaire.

1. Délib. du Collège des docteurs du 3 mai 1666, acceptée par le chapitre de Saint-Didier le 26 juin. A. V. D 30, ^ 190.

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