‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 108 sur 351 · WA H · texte numérisé non relu

WA H

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Wni’iikienlü ( LéOPOl.D-ÂLGl'STK ) ,

né le lrraoûi 1791 à Bruclisal, mourut à Stuttgart le 19 août I8üü, frappé d’apoplexie dans rétablissement de Charloltenbad, où il était allé prendre un bain chaud, l.e matin même, comme il s'occupait de rendre compte d’un ouvrage récent, dû à l'un de nos compatriotes, son ancien élève, la plume lui tomba des mains, et il ressentit au bras droit et dans la main des douleurs qu'il considéra comme rhumatismales, il jugea qu'un bain lui procurerait du soulagement , et ce fut dans la baignoire qu’on retrouva son cadavre, trois quarts d'heure après la catastrophe : personne n’avait pu lui porter secours. Il ne lut point reconnu d'abord , et ce ne fut qu’après plusieurs heures que la famille apprit qu elle venait de perdre son chef ('). La fatale nouvelle arriva en Belgique comme un coup de foudre : deux ans avant sa mort, Warnkœnig avait fait le voyage de Liège et de Bruxelles; sa verte vieillesse semblait lui promettre de longs jours, et ses amis comptaient le revoir plus d’une fois encore. F.n !8(>(î, il écrivait ù M. Ad. Borgnet (v. ce nom) qu’il se faisait une fêle d’assister au jubilé de l'Université de Liège l'année suivante; vers la même époque, il proposait au baron de Saint-Génois, son lulur biographe , d’entreprendre

(‘ ; W'arnkœnig laisse trois fils, Charles, ingénieur de district; Léopold, procureur criminel ( Hechtsanwalt ), et Adolphe , conseiller de domaines ; Domànenrath . C’est à ce dernier que le regrettable baron Jules de S* Génois, bibliothécaire de l'Université de Gand, a été redevable des particularités biographiques inédites que nous reproduisons d’après lui. Par une étrange coïncidence, l’écrivain belge avait à peine tracé les dernières lignes de sa notice sur W'arnkœnig, que la plume échappait aussi à sa main déraillante ,10 septembre 18G7). Ce morceau a paru dans {'Annuaire (le C Académie royale de Uelgique pour 18G8, p. 159-182; on y a joint un beau portrait. — Une autre notice surWarnkcciiig, par M. Kd. I.aboulaye, a paru dans la Hevue étrangère et française de législation. Par un autre singulier rapprochement, M. Lahoiilaye a été nommé associé de l Académie, précisément pour remplacer l'illustre jurisconsulte dont , vingt-cinq ans auparavant, il avait signalé le mérite à la

avec lui une publication dont l’un et l’autre n’ont pu léguer aux Belges que l’idée-mèrc : jusqu'au dernier moment, il s’étail senti plein de vie et de santé. Warnkwnig était prodigieusement actif et très-persévérant ; intelligence puissante dans un corps robuste, esprit vif et toujours éveillé, il se faisait remarquer par un jugement sain et vigoureux autant que par ses connaissances approfondies et variées, et par cette ardeur infatigable aux recherches érudites, qui caractérise les savants de son pays. Sa famille était catholique ; son père, Antoine W'arnkœnig . était attaché au prince-évêque de Spire ( * ) en qualité d’administrateur des domaines. Léopold-Auguste reçut sa première éducation dans un pensionnai (’) où l’on suivait la méthode de Pestalozzi. Il y tildes progrès rapides, passa ensuite au Gymnase de Bruchsal, puis au Lycée de Rnstadt, où il acheva ses humanités, et enfin se lit inscrire , dans les derniers mois de 1812, à l’Université de Heidelberg. A Rastadt, en 1811 et 1812, il avait fait sa philosophie, comme on dit, sous Lorcy, de Kappler et Demeter, plus tard archevêque de Fribourg en Brisgau. A Heidelberg, son maitre de philosophie fut Creuzer; Heise, /.acharne, Thibaut, les grandes illustrations de la Faculté de droit, le comptèrent

France. — Ua plupart des Biographies contemporaines contiennent un article W'arnkurnig ; nous mentionnerons en outre un article nécrologique inséré dans la Gazette universelle d'A ugsboury du 15 septembre 186G, un autre publié dans lu revue i'nsere Zeit, de Leipzig, n° du 15 octobre suivant, p. 5 -G, et, pour la bibliographie détaillée, l'article Warnkœnig du Kaisers Bùcherlesicon. — Il nous reste à remercier M. de SUelin, bibliothécaire de la ville de Stuttgart, qui a bien voulu nous faire parvenir d'utiles renseignements, par l'entremise obligeante de M. le docteur K. A. Schmid, directeur de l’ Encyclopédie île l'instruction publique qui parait en cette ville.

i') Bruchsal, aujourd'hui grand-duché de Bade, était, à l’époque de la naissance de Warnkœnig, la résidence du prince -évêque de Spire.

(*; Non loin du château de Bitzlau, ou W'arnkœnig pure exerçait scs fonctions.

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