‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 109 sur 351 · WAR · texte numérisé non relu

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parmi leurs élèves. Un premier succès décida de sa carrière: en 1814, il remporta une médaillé d’honneur pour un mémoire sur le droit romain , intitulé : Explicatur lex ultim. C de partis pignorum et de lege commmoriû in pignoribus rescindendà. ü résolut de se vouer à renseignement du droit et partit en 1815 pour Gœttingue, où le savant Hugo le prit en affection ; il y suivi! en outre les cours de philologie et de littérature de Bouterweck, de Wunderlich et de Dessen. Il y trouva aussi son ancien maître de Heidelberg, le docteur Heise (' ). Son diplôme de docteur juris utriustfue est daté du 17 février 1816. Il n’eut pas de repos qu’il n’eût obtenu une chaire de Privât- Docenl. Il ouvrit sans retard un cours d'encyclopédie du droit; il expliqua en outre les fragments d’UIpienet, pendant l'été de 1817, il aborda hardiment l’enseignement des Pandectes. Son premier ouvrage remonte à l’année précédente; il est intitulé: Ankiindiguug eines Praktikums iiber dns Civilrechl (Gœttingue, 1816, in-8") (*).

Comme écrivain et comme professeur, Léopold, tout jeune encore, travaillait ainsi à établir sa réputation sur des fondements solides; il jouissait de l’estime de toute l’Université, et il semblait désireux de s’y attacher définitivement, lorsqu'une offre brillante de la part du gouvernement des Pays-Bas, en ce moment à la recherche de professeurs pour ses Universités, donna tout d’un coup un autre cours û ses idées. Il accepta le titre de professeur ordinaire à la Faculté de droit de Liège , chargé d’enseigner les Instituies et les Pandectes, et se rendit sans retard ù son poste. Le 4 novembre 1817, il prononça son discours inaugural De studii juris Itomani

(’l St-Genois, p. 158-1.' >9.

(*) Nous suivons la version du recueil Unxere 'Leii Le baron de Si- Génois ne mentionne pas ce premier travail de Warnkœuig. V Annuaire de l Université de Liège pour 1880 l’intitule : Einleitung ;u einem civilistischen Praktikum. I.e titre primitif a été probablement modifié.

;*) « Son cours d’Inslilulcs, remarquable par la méthode, conserva une telle autorité en Angleterre, en Espagne et en Portugal, qu’il en fut publié dans ces pays, en 1885 et

utilitate et neces.sitate (Ann. acad. Leod. vol. 1). La circonstance que le règlement de 1810 (art. 18) prescrivait l’usage du latin dans les cours universitaires ne déplut pas à Warnkœuig, qui n'avait pas encore acquis l’habitude de parler français. La langue de Cicéron lui était en revanche très-familière, et il s'en servit non seulement en chaire, mais dans une série décrits didactiques qui ne tardèrent pas à être appréciés à l’étranger comme en Belgique (’). A ses fonctions de professeur il ajouta, en 1821, celles de bibliothécaire en chef de l'Université (v. l'art. Fiess); il s’occupa immédiatement du plan d’un double catalogue alphabétique et méthodique et en lit rédiger le commencement sous ses yeux. En 1819, il fonda et dirigea la Thémis ou Bibliothèque des jurisconsultes, organe commun pour la Franc», les Pays-Bas et l’Allemagne. Il visita ces trois pays pour s’assurer la collaboration régulière des juristes les plus renommés; il fut puissamment aidé par Hugo et Savigny , ainsi que par les professeurs de l’Ecole de droit de Paris. De cette époque date la vaste correspondance littéraire qu’il ne cessa d’entreteii'r avec les principaux savants de l’Allemagne, de la France, de l’Angleterre et de la Russie. En même temps il contribuait à la publication, qucSchrader et ses amis avaient entreprise à Tubingen, d’une édition du Corpus juris , en collationnant pour eux divers textes anciens dont les manuscrits se trouvaient en Belgique. Tous ces travaux ne l’empêchaient pas d'écrire des articles pour les Heidelberger Jahrbücher , YArchiv fur civilistische Praxis et d’autres revues (*).

Warukœnig refusa de quitter Liège

en 1860, de nouvelles éditions entièrement refondues pour les Iresoins de renseignement. » (Saint-Génois, p. IGO.i, La 4e et dernière édition originale du cours do Warnkœnig a vu le jour à lionn en 1860; l’auteur nous a dit à nous-mème, lors de son dernier voyagea Liège, que cette réimpression avait été faite exprès pour les Universités de la Péninsule Ibérique et du Brésil , où son ouvrage était recherché.

(*) Saint-Génois, ibid.

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