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pour Kœnigsberg et pour Rreslau, où une chaire <le droit lui fut offerte : il avait fini par s’attacher de la Belgique, d’où son influence rayonnait au loin par ses publications et ses relations internationales Cependant la mort du professeur de Pandectes de Bruyn,de Louvain, lui inspira le désir de changer de résidence; aussi bien il tenait à se rapprocher du professeur Moue (v. l’art.
Tandei.),soii beau-frère, qui venait d' 'être appelé à l’Université de cette ville pour y enseigner l’histoire et la statistique ('). Warnkœnig ouvrit ù Louvain des cours d’Instilutes, de Pandectes et de philosophie du droit. llydéploya,comme ù Liège, une rare activité. Le Gouvernement ayant nommé, en 1858, une Commission chargée d’examiner toutes les questions relatives ù renseignement supérieur, publia une série de questions touchant les points fondamentaux de la législation alors existante, et décréta que les réponses auxquelles elles donneraient lieu seraient adressées directement au roi- L’un des commissaires, Ch. de Brouckere, le futur bourgmestre de Bruxelles, rédigea, lorsque l’assemblée eut terminé ses travaux, une brochure fort intéressante, où il exposa ses opinions personnelles ( * > ; c’était un plaidoyer en faveur de la liberté de l’enseignement. Warnkœnig n’attendit pas jusque lâ pour se prononcer; il fit paraître à Bruxelles, dès 1858, une série de réponses élaborées conjointement avec le baron de Iteiflenberg (v. ce nom), son collègue à l’Université (*). Il laissèrent de côté la question de la liberté . pour ne s'occuper que d’une sérieuse réforme des études.
Ils ne dissimulaient pas la gravité de la situation ; le régime de 181tî n’avait produit aucun des fruits qu’on en avait attendus; ils on cherchaient la cause, et la trouvaient surtout dans l’absence d’influence directe des Universités, restées en quelque sorte des colonies exo-
(* Mone rentra plus tard dans le grandduché de Rade, avec le tilre d’archivisto-général (183 P. — Warnkœnig eut encore d’autres raisons de quitter Liège (Y. l’art. J. -G. -J. Ernst, eol. 273).
( * ) Examen de quelques questions relatives à renseignement supérieur duns te
tiques, sur l’opinion publique en général. Ils demandaient la séparation des Ecoles polytechniques et des Universités; ils voulaient que celles-ci fussent pénétrées d’ttn véritable esprit philosophique , et qu'elles représentassent réellement l'encyclopédie organique des sciences. Ils voulaient de fortes études classiques; ils soutenaient avec raison que le droit n’est qu’un métier, séparé des sciences historiques, politiques et morales ; que la médecine enseignée exclusivement, dans une Ecole spéciale, ne saurait formerque des empiriqueset des opérateurs; que les mathématiques, à elles seules, rétrécissent l’esprit sous prétexte de lui donner de la rectitude. Ils condamnaient donc le système français des Facultés isolées; et quant aux Universités nationales, qu’il leur répugnait de voir fractionner, ils demandaient précisément qu’on en augmentât le personnel, afin de n’en exclure aucune discipline féconde. Warnkoenig n’était plus l’homme de 1817; il en était venu à parler et à écrire avec facilité la langue française, et le premier usage qu’il faisait de celte précieuse acquisition était de condamner l'usage du latin dans les cours, au grand étonnement du professeur Fuss (v. ce nom), qui, partisan décidé du iatin moderne, ne laissa pas échapper l’occasion de se plaindre au public de ce virement de bord. Les deux auteurs se prononçaient aussi sur la question des examens: selon eux, les Universités pourraient délivrer les diplômes de candidats; mais une commission d’Etat, siégeant dans la capitale, devait être seule autorisée à procéder ù l’examen final. Leur système se rapprochait visiblement de celui de l’Allemagne, mais sans perdre de vue les convenances particulières inhérentes aux mœurs et aux besoins de nos populations. I.es passions brûlantes qui fermentaient à cette époque absorbèrent l’attention que méritait, sans contredit, un écrit
royaume des Pays- lias. Liège, Lehcati-Ouwerck, 1829, in-8°.
( * , Essai de réponse aux questions officielles sur renseignement supérieur, par MM. de Reifienberg et Warnktenig. Rruxelles, H. Tarlier, 1828, in-8".