‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 132 sur 351 · F RA · texte numérisé non relu

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1828, époque où il entra au Collège royal de Liège, depuis Collège communal et finalement Athénée royal. Il y resta jusqu’en 1861 : il fut alors mis en disponibilité, puis admis à la pension. Jusqu'en 1850, il avait occupé la chaire de 4e latine : de profondes modifications ayant été introduites au Collège communal après la révolution, on confia à M. Fassin les cours d’histoire et de géographie ; il fut également chargé, plus tard, de donner aux élèves des notions deoonomie politique et d’astronomie. Lorsque la loi du Ier juin 1850 sur l’instruction moyenne fut mise en vigueur, M. Fassin obtint la chaire de poésie latine; il remplaça M. Prinz comme professeur de rhétorique, lorsque ce dernier fut appelé à diriger l’Ecole normale des humanités, annexée à l’Université de Liège.

Le nom de M. Fassin doit trouver place ici à plus d’un titre. La Faculté de philosophie de l'Université de Liège ayant été supprimée par arrêté du gouvernement provisoire du 16 décembre 1850, deux professeurs, Gall et Rouillé, furent déclarés émérites ; deux autres, Fuss et Denzinger. mis en non-activité.

Cependant il fallait pourvoir aux besoins les plus pressants : un nouvel arrêté (50 décembre) autorisa donc les professeurs de la Faculté supprimée, présents dans la ville en assez grand nombre pour constituer un jury d’examen, à se réunir pour examiner les étudiants des années scolaires précédentes, qui auraient déjà rempli les conditions requises à cet effet, et déclara valables les diplômes de candidats délivrés par les dits professeurs.

Non seulement ce jury provisoire entra en fonctions, mais la force des choses amena la création d’une Faculté libre.

M. Fassin, sans abandonner sa chaire du Collège, y entra conjointement avec Rouillé, Fuss, Gall, Ch- de Chênedollé etM. Würlh. Pendant près de cinq ans, jusqu'à la réorganisation du 27 septembre 1855, ils enseignèrent dans ces conditions et signèrent des diplômes.

Le gouvernement se souvint plus tard des services de M. Fassin, en le nommant agrégé à l’Université de Liège < 1 8-45). Il y reparut en chaire, avec la

mission de faire un cours d’histoire ancienne, concurremment avecM. Wurth.

professeur titulaire : mais cet étal de choses ne dura pas longtemps, le ministre de l'intérieur (M. Ch. Rogier) n’ayant pas tardé à reconnaître que le système de concurrence n’est pas d’une application aussi facile en Belgique qu’pn Allemagne. — M Fassin a été appelé, plusieurs années de suite, à siéger au jury central de philosophie et lettres, à Bruxelles; il a également fait partie du jury délivrant le diplôme de professeur agrégé de l'enseignement moyen du degré supérieur. Comme professeur de rhétorique dans un athé née royal, il a été appelé à prendre place à son tour, conformément à la loi, dans le Conseil de perfectionnement de l'instruction moyenne. En 1866, il a été nommé membre du bureau administratif de l’Athénée royal de Liège.

De 1858 à 1867, il a représenté les électeurs liégeois au Conseil communal. — A part sa dissertation, M. Fassin n’a rien publié. On doit regretter qu’il n'ait pas jusqu’ici donné suite à son projet de mettre au jour un traité sur la prononciation et l'accentuation grecque, travail approfondi auquel il a consacré plusieurs années de sa vie.

l'iMiitkiuot iJacq-Jo.sepu-Cmari.es), O. jgr, né à Liège le 28 août 1786, lit ses humanités dans sa ville natale, sous des maitres particuliers. De 1808 à 1815, il fréquenta les cours de l’Ecole de médecine de Paris, où ses progrès attirèrent à ce point l’attention de Laudre Beauvais, que ce maître éminent essaya de le décider à se fixer auprès de lui. L’amour filial parla plus haut que les convenances personnelles : M.Frankinet ne put se résoudre à vivre loin de sa mère. Le professeur parisien regretta vivement une résolution qu’il ne pouvait se défendre d’approuver; ils se séparèrent également émus, l’élève emportant, avec l’estime dejson maître, le souvenir des honorables paroles patlesquelles celui-ci lui prédisait un brillant avenir. De retour à Liège en 1815, M. Frankinet s’attacha au docteur Dejaeret trouva bientôt l’occasion d’uti-

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