‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 17 sur 351 · LXXVII · texte numérisé non relu

LXXVII

INTRODl CTIOS.

Liège dans quelques pays lointains , dont les enfants viennent apprendre chez nous comment on devient digne d’être libre.

Nos prédécesseurs nous ont assigné nos devoirs; ils nous ont montré la bonne voie. Pour y rester, nous n’avons qu’à suivre leurs traces et à prendre soin de conserver de l’huile dans notre lampe.

L’auteur dépose enfin la plume. 11 a grand besoin d’indulgence : ce livre a été écrit au milieu d'occupations multiples, et il a fallu de longues et pénibles recherches pour en rassembler les éléments ('). On est venu de toutes parts au devant de nous; nous avons contracté de nombreuses dettes de reconnaissance; qu’on nous tienne du moins compte de notre zèle à les acquitter.

Qu’on nous pardonne aussi la franchise avec laquelle nous avons exprimé notre opinion sur des questions actuellement pendantes : nous avons cru pouvoir parler sans réticence, parce que notre responsabilité personnelle était seule engagée. En nous honorant d’une mission, on n’a point entendu enchaîner notre liberté de conscience et d’appréciation : c’est pour l'Université, ce n’est pas au nom de l’Université que ces pages ont été écrites.

Rendre Jiommage aux anciens maîtres, tel était notre premier, mais non pas notre seul devoir : l’essentiel était bien plutôt de dresser une sorte de statistique intellectuelle de nos quatre Facultés. En mettant la main à l’œuvre, nous avons aussitôt reconnu que le but serait imparfaitement atteint si, par un scrupule de délicatesse, nous nous contentions de rappeler les services des collègues que la mort

( 1 ) Les renseignements bibliographiques ont été très- difficiles à recueillir pour certaines notices. Nous nous empressons de rappeler à l'attention de qui de droit un voeu exprimé par M. l'I. Capitaine dans son Xécroloye liégeoi», art. Fuss . I «t»0 ■ i.a biiiothèque de

l'Université de Liège, fait remarquer ce publiciste, ne possède qu'une faible partie des travaux de Fuss ; cette observation s'applique aux œuvres do plusieurs membres du corps enseignant, notamment à ceux qui ont professé sous le gouvernement des Pays-Bas, et dans les premières années de notre réorganisation politique. Ne pourrait-on former, dans ce vaste dépôt, une collection académique spéciale, dans laquelle on réunirait indistinctement toutes les productions littéraires ou scientifiques émanées de l’Université et de l’Ecole des mines? Chacun, nous n'en doutons pas, s'empresserait d'enrichir celte collection, qui résumerait l'histoire intellectuelle d’uu établissement qui fait honneur a la Belgique. »

INTRODUCTION

nous a enlevés. Plusieurs de leurs collaborateurs sont encore debout, et, plaise à Dieu, resteront longtemps encore nos doyens d’ûge. Les passer sous silence, c’eût été tronquer notre sujel, c’eût été rompre arbitrairement la chaîne des traditions. Enfin, en nous abstenant de parler des derniers venus, nous nous serions condamné à ne point établir le bilan de l’Universilé nouvelle, ce qui n’était point assurément dans la pensée du Conseil académique. Nous avons donc osé entreprendre le dénombrement général de nos forces, nous imposant la plus grande réserve, bien entendu, quant aux personnes vivantes, et n’émettant des appréciations que sur leurs prédécesseurs.

Un grand nombre de renseignements dont les historiens des sciences apprécieront la valeur sont ici rassemblés pour la première Ibis. C’est le seul mérite de ces recherches, où nous avons surtout visé à l’exactitude. — Quant au sentiment qui nous a dominé, il est tout entier dans cette parole du poète :

Et pius est palriæ facta referre labor.

Alphonse LE ROY.

Liège, le 6 octobre 1869.

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