ADMINISTRATEURS
\v»it«r (Jean-Joseph), naquit à Naraur le 2 janvier 1773, et mourut à Bruxelles le 12 avril 1815. Il fit d’excellentes études humanitaires et sortit du collège bien pourvu de latin, même de grec. Il prit ses grades en philosophie et lettres à l’Université de Louvain, où se fortifia son goilt pour les langues et les chefs-d’œuvre littéraires de l’antiquité classique. C’est sans doute à cette fréquentation assidue des grands maitres, à cette beauté inhérente ù leur style, au travail d’intelligence qu’ils provoquent nécessairement, que Walter dut cette élégance, cette précision d’idées, cette justesse d’expression que l’on remarquait dans tout ce qui sortait de sa plume.
Cependant l’étude de la littérature ne lui fit pas négliger celle des sciences exactes, qu’il cultiva avec une véritable passion. Son aptitude plus qu'ordinaire lui permit d’entrer, dès l’âge de 17 ans, au service militaire, en qualité d’ofïicier ingénieur. Deux ans plus tard, il fut nommé premier lieutenant du génie.
Attaché de cœur au parti populaire, il intervint dans presque toutes les luttes qui signalèrent la révolution brabançonne. Après la conquête de la Belgique par les armées françaises, il déposa son épée et entra dans la carrière adminis-
trative. Il fut successivement conseiller municipal de Namur, greffier en chef du tribunal de commerce, adjoint au maire, membre du Conseil général communal, conseiller de préfecture et en même temps inspecteur des chemins vicinaux, membre du comité de vaccine qui faisait alors sa première apparition, directeur de la bibliothèque départementale, membre du jury d’instruction publique, président du Conseil général du département de Sambre-et-Meuse, vice-président du Conseil d’inspection du dépôt de mendicité, qu’il réorganisa complètement, vice-président du Conseil dps arts, de l’agriculture et du commerce et vice-président de l’administration des études.
Pendant cette seconde période de sa vie, un grand nombre de missions spéciales lui furent confiées ; la manière dont il s’en acquitta témoigne de la variété de ses connaissances et de la droiture de son jugement.
Après la chute de Napoléon, il fut réintégré dans ses fonctions de conseiller d’intendance, et au bout de quelque temps, élu membre de la Députation des Etats de la province de Namur. Le roi Guillaume 1, qui connaissait son mérite, l'appela en 1817 à Bruxelles pour lui communiquer ses vues sur