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l’érection prochaine des Universités, et le nomma secrétaire-inspecteur de l’IJniversité de Liège, avec faculté de résider dans la capitale, où le Gouvernement aurait incessamment besoin de mettre à contribution son savoir et son esprit des affaires. Dans ce nouveau poste de confiance, où tout était à faire, il parvint bientôt â mériter l’estime et l’affection de tout le corps académique, en s’interposant officieusement dans le débat des questions compliquées qui se présentaient chaque jour (‘ ). Il fut nonseulement un médiateur éclairé ; mais c'est tout simplement lui rendre justice que de le considérer comme le véritable organisateur de l’Université de Liège.
Lorsqu’il s'agit de construire une Salle académique, il proposa hardiment de démolir l’ancienne église des Jésuites et d’ériger, sur son emplacement, la grande rotonde qui sert depuis trentetrois ans aux séances publiques (v. l’art. Wagbmann). Il rencontra l’opposition la plus vive de la part des conservateurs ; il n’en poursuivit pas moins courageusement sa tâche, et c’est à son énergie, à sa persévérance, à sa fermeté, que la ville de Liège est redevable de cette construction utile, sinon élégante. Les Annales académiques , du reste, font suffisamment foi de tous les services que Walter a rendus à son établissement de prédilection.
En 1824, le Sénat académique lui délivra solennellement le diplôme honorifique de docteur en philosophie et lettres. C’est la marque de déférence â laquelle il fut le plus sensible.
En 1825, le Itoi lui envoya la croix de l’ordre du Lion Belgique. La même année, le 26 novembre , l’Académie de Bruxelles le porta sur la liste de ses membres honoraires. I.a même année encore, il fut nommé inspecteur-général de l’instruction publiquc.il obtint sa retraite lors de la réorganisation universitaire de 1835; les fonctions de secrétaire-inspecteur furent supprimées et, conformément à la nouvelle loi, le Boi nomma un administrateur-inspecteur dans chacune des deux Universités de Liège et de Gand, les seules maintenues.— En dehors de ses travaux administratifs, nous ne connaissons aucune oeuvre écrite de W alter ; il n'en est pas moins certain qu'il se serait distingué comme publiciste s’il avait voulu l’étre : il lui a suffi de remplir ses fonctions avec une supériorité réelle et de contribuer, dans le rayon de sa sphère d’activité, au développement des hautesétudes en Belgique. — M. Fraikin a reproduit en marbre, avec un rare bonheur, les traits de Walter; il serait certainement désirable que l’Université de Liège possédât une copie de ce beau buste.
.%i*noul<l (FrANÇO!S-JOS.-DÉSIRÉ) , né à Namur le 2 novembre 1778, mourut â Verviers le 16 avril 1860. Lors de la suppression de l’Ecole centrale du département de Sambre-et-Meuse, où il avait fait de bonnes éludes, il entra comme associé dans une maison de commerce de sa ville natale. En 1810, il fut nommé juge au tribunal , et en 1812, membre de la Chambre de Commerce de Namur , sur la présentation des notables, qui n’eurent pas à se repentir de lui avoir accordé leurs suffrages. A la chute de l’Empire, l’admi-
{') Il se forma cependant contre lui un noyau d'opposition après 4830 ; il fut même question de l’appeler à d’autres fonctions :
nistralion provisoire du département lui conféra les titres de membre de la Commission administrative du cheflieu, et du Comité pour la liquidation des réquisitions imposées par les puissances alliées. Le 26 avril 1814, un arrêté du gouverneur-général de la Belgique lui confia la direction du Mont-de-Piété de Namur. avec mission spéciale de réorganiser cette institution. H prit cette tâche â cœur, se fit le promoteur d’utiles réformes et fournit en 1822, â la Commission chargée par le roi Guillaume de rechercher
ce fut un nuage passager. (V. l’art. Ernst aîné).