‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 185 sur 351 · I. VI, p · texte numérisé non relu

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c. Observations sur le projet de Code de procédure criminelle présenté aux Etats-généraux des Pays-Bas, dans la séance du 10 novembre 1805 (Ibid.

t. XIV, p. 245).

15° A la Belgique judiciaire :

a. Notice sur la vie et les travaux de Henri et François de Kinschot, jurisconsultes belges du X\T siècle.

b. Notice sur la vie et les ouyrngcsde M. Mittermaier, prof à rUniverslté de He delberg (t. XV, p. 787).

c. Une fêle en l’honneur de Mittermaier (jubilé de 50 ans d'enseignement académique). T. XVII, p. 840.

d. |Jn document pour servira l’histoire des tribunaux militaires en Belgique (1676). T. XVI, p 402.

e. Tromperie au jeu. Caractère de ce fait au point de vue du Code pénal de 4810 (t. XIX, p. 569).

f. Comptes rendus des ouvrages suivants: 1. Revue historique du droit français, t. I-IV (t. XV, p. 594, et t. XVI, p. 25 4); 2. Rapport sur le duel, préparé en 1851, pour être soumis 5 l'Assemblée nationale, au nom d'une Commission spéciale, par M. A. Valette, prof, it la Fac. de droit de Paris (t. XY1, p. 959) ; 3. Le droit administratif belge, par J. II. N. de Fooz, l. 1 (t. XVII, p. 873); 4. On foreign juridiction and t lie extradition of criminals, by the B. II. sir C. Cormvall Lewis, London

1859 (t. XVIII, p. 4M); 5. Die Todesstrafe nach den Ergebnmeu dur wissenschaft lichen Fonchungen, etc. von l)r Mittermaier (t. XX, p. 1111), etc.

10° A la Revue des revues du droit (Bruxelles, 1858 à 1852):

Revue critique et méthodique desdécisions de la Cour de Cassation de Belgique, en matière criminelle, depuis son origine jusqu’à ce jour (1844). T. V, p. 258, et t. VI, p. 52.

47° Articles divers, analyses, sommaires d’ouvrages de droit, etc., dans des journaux et recueils périodiques-

IL Articles fournis à des recueils périodiques :

42° A la Zeitschrift fûr Rechtsuàssenschaft und Gcsetzgcbung des Anslandes (Heidelberg, 1829-1850).

a. Die richterliehe Gewalt und ihr Verhâltuiss zu den Befugnissen der Verwaltung nach der belgischen Constitution von 1851 (t. XIV, p. 505).

b. Die neueste belgische Gesetzgebungueber Pensionen,vom21 juli 1844 (t. XVII, p. 82).

c. Der belgische Gesetzenlwurf über Slreitigkeiten zwischen Verwaltung und Rechtspflcge (t. XVIII, p. I).

d. Cher die jiingsten législative Erscheinungen in Belgien, die Criminalgeselzgebung betreffend. — Deux articles (t. XXII, p. 102 et p. 592).

43° A la Revue du droit français et étranger , de MM- Fœlix, Duvergier et Valette. Paris, in-8" 4844-1849.

n. Du nouveau projet de Code pénal pour les Etals prussiens (de 1843).

b. Des institutions politiques de la Belgique (t. V, p. 340).

c. Observations sur le Code pénal belge (l. VII, p- 055).

d. Analyses ou comptes rendus des projets de loi et des ouvrages suivants : 1. Laferrière, Hisl. du droit civil de Rome et du droit français-, t. VI. p.

801 (Compte-rendu des t. I, Il et III ; M . Nypels s'est occupé des t. IV, V et VI , dans la Revue critique de législation, t. V et XV); 2. Projet de loi sur les conflits, présenté aux Chambres belges en 1845 (t. Il, p- 4741; 5. Compte ren-

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d» de l'administration de la justice criminelle pendant les années 1836 â 183!), présenté au Roi par le ministre de la justice (t. I, p. 377) ; N. pendant les années 1840-1843 (t. VU, p. 60!)); 4. Compte rendu do l'administration de la justice civile en Belgique, pendant les années judiciaires 1839-1810 et 1842-1813 (t. IV, p. 403 et 715); B.

Mémoire à l'appui du projet de loi sur les prisons, présenté aux Chambres en 1814 (T. Il, p. 956); 6. Ancien droit belgique, etc., par M. de Facqz (t. III, p. 946).

i»*r»rd (Lovis-Prosper), né à Liège le 9 juillet 1825, a eu pour premier instituteur son père, dont les entretiens influèrent sur sa vocation, en le rendant attentif, dès sa plus tendre enfance, aux grands mouvements sidéraux et en général aux phénomènes de la nature.

Envoyé ensuite à l’excellente école Stapper, puis à l'institution Frenay, enfin au Collège communal de Liège, dans la section dite française , il s’éprit dans ce dernier établissement, en écoutant les leçons de Chènedollé (v. ce nom), d'une belle passion pour les langues anciennes, dont il aborda l’étude sans avoir recours à un maître. Virgile, Horace, Cicéron, Pline et Lucrècedevinrenl les compagnons de ses loisirs à Paris, où il fit un assez long séjour, s’occupant d’ailleurs spécialement de mathématiques sous la direction de M.

Vincent, professeur au Collège Saint- I.ouis. Ses forces ayant trahi son rouage, il revint îi Liège. L’oisiveté forcée

laquelle il se trouva condamné le fit hésiter quelque temps sur le choix d’une carrière : il songea un instant au commerce, et son père lui enseigna la comptabilité ; une occasion s’offrit d'entrer dans l’industrie, mais il lit un retour sur lui-même et ne se jugea pas assez instruit. Enfin, les conseils paternels le décidèrent â prendre le diplôme de mécanicien. Malgré l'interruption de ses

( ’ ) Liège compta trois lauréats en 1849 : MM. Dcwalqne, Legrand (Mît. de la poésie éligiaqne chez les Grecs; v. col. 689) et Pérard.

études, il fut reçu premier ; le professeur Noël (v. ce nom) lui reconnut de l’aptitude et l’engagea si vivement à étendre le cercle de ses connaissances, qu'il résolut d'entrer dans la section des mines. Il prit part au Concours universitaire en 1818 et fut couronné. Son Mémoire est intitulé : De Futilité du calcul pour l'interprétation des phénomènes naturels et pour la recherche des loisquiles régissent (Bruxelles, Lesigne, 1851. in- 8°, et Ann. des Universités de Belgique , t. VII). La santëde M. Pérard, qui s’était raffermieît l'Université, se trouva de nouveau compromise avant l’époque fixée pour les dernières épreuves du Concours. Comme il s’tait mis en route avec André Dumont pour une excursion géologique, une violente hémorrhagie se déclara , et ses camarades eurent toute la peine du monde à le ramener à Liège. C’était pendant les vacances de Pâques ; le bruit de sa mort avait couru parmi les étudiants; des listes de souscription circulaient même pour son enterrement.

On juge des inquiétudes de la famille:

leslivres et les études furent impitoyablement condamnés, pour la seconde fois. Bien n’y lit : l'espoir d’être proclamé premier rendit de l’énergie au malade et bientôt le jury du Concours, par l’organe de Pagani, rut à féliciter tin nouveau lauréat de l’Université de Liège ('). — En 1850, M. Pérard retourna â Paris avec le titre d’ingénieur des mines, sori i le premier de l’Ecole (*) . L’illustre physicien Lamé (de l'Institut) le prit en affection et lui donna même des leçons particulières. Il fréquenta les cours de Cauchy, de Liouville, deSturm, de Duhamel, de Leverrier, de Delaunav, de Régnault et de Morin, et ne laissa point que d'aller entendre à la Sorbonne et au Collège «le France les littérateurs et les philosophes. Cependant, les sciences ne lui offrant pas immédiatement une issue, il se dirigea vers l’industrie, se réservant de consacrer scs loisirs îi la continuation de ses études. En 1851, il fonda à Long-

(*) Il avait fait, en une seule année, les études des deux dernières années de l'ficolc spéciale.

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doz, loz-Liége, un vaste atelier pour la construction des machines. Ses produits furent recherchés par les gouvernements étrangers; en 18G2, il obtint une médaille à l’Kxposition de Londres.

Cependant la carrière moins lucrative de l’enseignement n’avait pas cessé d’être l’objet de scs plus chères aspirations. Dès 1854, il avait obtenu le titre de professeur suppléant à l’Ecole industrielle de Liège. Trois ans plus tard, il y fut nommé professeur de physique en remplacement de M. E. Bède, dont il était destiné à devenir également le successeur à l'Université. Il lit en outre pendant deux ans, à l’Ecole industrielle, un ( ours spécial (et sans précédent) sur le chauffage et la conduite des machines, cours dont le succès a été constaté par le Happort de 1858 sur l'administration de lu ville. En 1858, M.

Pérard fut attaché aux Ecoles spéciales des mines, etc., en qualité de répétiteur de mécanique appliquée et de physique industrielle. Après le départ de M. E. Bède (v. ce nom), il eut mission de faire à l’Université, pendant l’année 1801-1882, les cours de physique générale et de physique industrielle. En 1885, cette autorisation lit place à une nomination définitive par arrêté royal ; un nouveau répétiteur fut chargé des fonctions qu’il avait jusque là remplies aux Ecoles spéciales. En 1888, il renonça définitivement à l'industrie. Enliu, un arrêté royal du 51 novembre 1888 a promu M. Pérard au grade de professeur extraordinaire. — Le cours de physique générale fait par M. Pérard à l’Université de Liège est conçu dans le sens du système moderne de l’unité et de la valeur constante des forces naturelles (v. ci-après, bibliogr , n,,! 18 et 10). Cette idée, appuyée sur les célèbres travaux de J. -B. Mayer, (de Heilbronn) et de lleimholtz (de Heidelberg), domine toutes les leçons et prend son expression la plus catégorique dans la dernière partie, où le professeur traite de l’électricité. — Les leçons de physique industrielle ne forment qu'un cours trimestriel, principalement destiné à faire connaître les procédés par lesquels on peut utiliser la chaleur comme force motrice. M. Pé-

rard s’efforce de maintenir l’accord de la théorie et de la pratique, en mettant toujours en évidence les rapports qui existent entre les principes de la science et les règles établies par l'expérience. — Indépendamment de ses fonctions universitaires, il s’est acquitté de diverses missions d’utilité publique- C’est ainsi que sur l'invitation de la Commission administrative des Hospices civils de Liège, il a organisé, d’après des calculs nouveaux, les appareils de ventilation de la Maternité et de l'Hospice des Hommes incurables. Il est membre du Comité de Salubrité de la province.

En 1888, il a initié un public nombreux, au moyen d'un appareil spécial et de projections agrandies , aux mystères compliqués du télégraphe électrique, etc. — Depuis 1880 il fait partie de la Société royale des sciences. Il a publié :

P1 Son Mémoire couronné (y. ci-dessus). — II y démontre « priori , et ensuite par des faits scientifiques, les relations essentielles qui doivent exister entre les lois des nombres et les lois naturelles. « L’univers, selon lui, » est une vaste conception mathéma- » tique, le résultatd'un grand calcul- » Celle phrase, empruntée à ses conclusions, lui a servi d 'épigraphe.

2° Traduction du mémoire latin de M. Gauss, intitulé : Üisiiuisiliones generales circa superficies curvas (1851).

5° Diverses traductions pour la Hevue industrielle de M- de Cuyper, savoir : A- de l'anglais : Propulseurs héliçoïdes, par Edouard Powell (2e année, 1858, 2 art.); B. de l 'italien ; Bapport de la Commission instituée par le Gouvernement sarde pour l'examen de la machine inventée par MM. les ingénieurs Grandis, Graltoni et Sommelier pour le percement du Mont-Cenis(/èû/.); C. de l'allemand : Ecartement à donner aux essieux de waggons, par M- E.

Schmidt (lit., 2* et 5e année, 4 art.); Construction des paliers et des tourillons des essieux de waggons, par Fischer, de Rotherstamm ( ll> ., année); Théorie élémentaire de la construction des poutres latices, de M. Schwedler ( Ib . 4° année) ; Recherches théoriques sur les roues hydrauliques verticales,

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de Zeuner (lb.); Volants en fer pour laminoirs, de M. Kaukolwitz (lb.)\ Divers problèmes sur les laminoirs (lb.)\ Calcul de l’effet utile des marteaux à vapeur du système Daelen à expansion , par Herman Knop (lb. 5e année); Description de la machine ù colonne d'eau du puits Centrum, près d’Eschweiler (lb.)

I" Etude comparative des différents systèmes de marteaux pilons, au point de vue de leur stabilité (lb. 2° année).

Reproduit on allemand d:ins la Zeitschrijt des Vereins deutscher Ingenieure.

i>° Notice théorique sur le système de transmission du mouvement Minolta (lb. :»« année; //. Ann. des travaux publics de Belgique, et Ann. de l'Assoc.

des ingénieurs sortis de l'Ecole de Liège).

0° Note sur un nouveau marteau inventé par M. Darrien (Revue univers., Ie année, 1800).

7° Note sur un nouvel appareil broyeur, etc. (lb., et Ann. des Travaux publics de Belgique).

Application de la spirale (te Bernoulli.

8° Invention et description d'une scie verticale à trait oblique (Rev. nniv. 0e année, 1862).

La construction dns navires en bois exige l’emploi de planches et madriers parfaitement en droit lit , de sorte que le débit à hras d’hommes était encore indispensable. La lenteur de ce travail , son prix élevé répondent mal aux besoins actuels ; aussi plusieurs maisons du Nord (de Dantzig, de Riga, etc.), pressées de commandes et engagées dans d’importantes entreprises , proposent aux constructeurs le problème suivant: «Débiter » le bois en suivant te fit, par l’emploi simul- » tané d’un grand nombre de lames dans un » même châssis, et marchant obliquement de » manière à couper toutes les planches ou » tous les madriers , sans jamais traverser » les fibres. » C’est lu problème , considéré comme diflicite , que M. Pérard est parvenu à résoudre par un mécanisme assez simple et assez élégant, au dire des industriels qui s'en servent.

î)” Description de la grande machine soufflante de M. Fossey , exposée à Londres en 1862, dans une brochure intitulée : Machine soufflante à disques métalliques à mouvement rotatoire continu, par M. E. Fossey, ingénieur-constructeur à La Sarte (Espagne), Paris, Claye,

1862, in-8° (Exlr. île la Publication industrielle de M. Armengaud, t. XIV). — La machine dont il s’agit a été construite par M. Pérard , dans son atelier de Longdoz.

10° Traité du chauffage et de la conduite des machines fixes et locomobiles.

Liège, 1861, in-8.

Résumé du cours donné en 1857 à l'École industrielle de Liège.

11° Note présentée à la Société royale des Sciences de Liège sur une nouvelle balance de torsion (1865).

Celte balance existe ù f Université.

12° Note sur des recherches expérimentales et théoriques faites en France, en Prusse et en Suisse, sur le tirage par jet de vapeur (Revue univ., 10* année, 18G6).

Résumé d’une leçon faite à l’École des mines sur ce sujet important.

13° Note sur la mesure des températures au moyen du pyromètre à air (Ibid. 1 1e année, 1867).

1 1” (En collaboration avec MM. C.h.

Bcer et A. Devaux) Catéchisme des chauffeurs (An», de l'Assoc. des ingénieurs, etc.). — Deux éditions.

15° Collaboration (avec MM. J. G.

Macors, du Roy de Rlicquy, limé et llalkin) à un travail sur la reconstruction de l'hôpital de Bavière (publié par la Commission des Hospices Civils de Liège, 1867, in-8°).

16° Que fera-l-on à Bavière ? Liège, Desoer, 1868, in-8°.

17° Métamorphoses et unité des forces (Pc partie: Revue universelle, I l’année, 1867).

Ce travail est ta première partie d’une Introduction à lu physique mathématique.

Jusqu’à présent, dit fauteur, l’électricité n’a pas reçu de définition, comme la chaleur, la lumière , le magnétisme, la capillarité et le mouvraient sensible. Or, les phénomènes électriques nous attestent très-explicitement In transformation des actions mécaniques, physiques cl chimiques les unes dans les autreB; cette transformation, qui est encoro une hypothèse pour quelques savants, est un fait patent ; elle nous éblouit tous les jours, cl c’est probablement pourquoi nous ne nous en étions pas doutés. — Dans la seconde partie do son étude , M. Pérard se propose

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