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de cours; de plus, l’autorisation d’enseigner ne s'étendait pour eux qu’à une année académique, et devait être régulièrement redemandée. M. Troisfontaines eut confiance en son étoile ; aussi bien M. Rogier lui avait promis, s'il réussissait, de ne pas retarder trop longtemps sa nomination de professeur extraordinaire. Ce titre lui lut conféré le 24 septembre 1857. L’arrêté de nomination le déchargea du cours d'histoire littéraire et lui donne mission d’enseigner, concurremment avec l’histoire politique de l'antiquité , les antiquités grecques et romaines (v. l'art, de Ci.osset). M. Troisfontaines est professeur ordinaire depuis le 24 sept. 1857; il a rempli, en I8G0-I8GI , les fonctions de secrétaire académique. — Plusieurs articles de M. Troisfontaines, publiés dans des recueils périodiques ou séparément, ont été fort remarqués ou ont même donné lieu à des polémiques passionnées. Nous citerons entr’autres un travail critique sur l' Histoire ancienne de M. le professeur Allmeyer, inséré dans la Revue de Bruxelles, et vivement attaqué par M. A. Massart dans \' Annuaire de la Société des étudiants de l'Université libre de cette ville (1840, p. 152-177). Deux notices consacrées,l'une à son mailre.J.de Guerres (de Munich) , l’autre à l'un de ses amis les plus chers , Léon de Closset(l8G6), méritent encore une mention ('). Dans la presse quotidienne, M. Troisfontaines s’est surtout occupé de politique étrangère; pendant des années, il a observé très-attentivement la marche des affaires européennes et publié de nombreux articles sur les questions à l’ordre du jour. En matière scientifique , son travail le plus important jusqu'ici, est un traité d' Antiquités romaines envisa-tées au point de vue des institutions politiques (l,r édition, Liège, Renard. 18G2, in-8° de 184 p.; 2° édition, Bruxelles, Decq. I8GG, in-8" de 2G0 p.). C’est la première partie d’un travail considérable, qui embrassera les antiquités religieuses, militaires, etc., aussi bien (*)
(*) Celte notice est la reproduction de l'éloge funèbre de I.. do Clnsseï, prononcé par M. Troisfontaines le I i septembre 186G,
que les antiquités politiques et judiciaires. La première édition comprend quatre livres, la seconde cinq livres, précédés d’une introduction sur les origines de Rome, et spécialement consacrés aux différentes conditions sociales.
La seconde édition est de beaucoup supérieure à la première, et tout-à-fail au courant de la science. On y remarque plusieurs théories nouvelles, ou du moins adoptées décidément par l’auteur après de nouvelles recherches. Il abandonne l’hypothèse de la conquête de Rome par les Etrusques et considère la ville éternelle comme une cité italique et non comme une cité latine, contrairement à l’opinion de Mommsen. Il donne de la {/ensuite définition qui à elle seule en explique l’origine : La gens, dit-il, est un ensemble de familles unies par le lieu de l’agnation, mais ayant perdu, à cause de l’éloignement des temps, le souvenir de leur commune extraction. Il substitue le nom de tribus consanguines aux expressions trop vagues de tribus de race ou tribus génétiques. Il fait comprendre pourquoi le nombre des gcnles était illimité, celui des curies limité : les curies étaient des corpspolitiques investis de la souveraineté, personnification des trois tribus à qui revenait la même part de pouvoir, puisqu’elles formaient ensemble un même Etat. Il maintient l’exclusion des plébéiens des curies, en tant que celles-ci étaient des corps politiques; en revanche, il les y admet en tant qu’elles étaient des corporations religieuses , mais alors seulement quelles avaient perdu toute influence sérieuse sur la marche des affaires. Il soutient que les Comices curiales ratifiaient l’élection des magistrats à imperium: d’autre part, il est porté à croire que la ratification des lois ne doit être attribuée qu’aux seuls patriciens du Sénat. Il distingue soigneusement les Latins d’Italie des Latins extra-italiques, et leur accorde le droit de mariage, qu’il avait cru d'abord devoir leur refuser.
Le chapitre consacré au droit italique
en séance solennelle dans la Salle académique (v. l’art, de Ci.osset).
VAN
est entièrement neuf et à peu près exclusivement propre à l’auteur. I.e livre «le M. Troisfontaines s'adresse aux étudiants,' la forme en est sémi-développée, évitant également la sécheresse d’un programme et tout étalage d’érudition qui ne serait de mise que dans un travail destiné aux savants de profession. — M. Troisfontaines prépare depuis longues années une Histoire des Athéniens, qui aurait vu le jour dès 1857, si une maladie grave contractée cette année même, et si depuis lors, des fonctions nouvelles n’avaient empêché l’auteur d’y mettre la dernière main. — M. Troisfontaines a été nommé chevalier de l’Ordre de Léopold le 5 novembre 1867, date du premier jubilé de l'Université.
Von Anltel (JF.AN-CHAItt.ES), lté à Meersen (duché de I. imbourg) le 4fév.
1852, a fait de bonnes études humanitaires A l’Athénée royal de Maeslricht.
— Il se rendit ensuite à l’Université de Gand, pour y suivre les cours de la candidature en sciences physiques et mathématiques. Au bout de quelque temps, se sentant peu de gofit pour les sciences positives, il vint ît Liège (1854) avec l’intention d’embrasser la carrière médicale. Il subit l'examen de candidat en sciences naturelles avec grande distinction ; dans toutes les épreuves suivantes, il atteignit In plus grande distinction. Pendant le cours de ses éludes, il concourut avec succès, tour A tour, pour la place de prosecteur du cours d'anatomie et pour celle de chef île clinique des accouchements.
Désireux d’entendre les maîtres étrangers, il alla plus tard fréquenter les écoles de Paris et de Berlin, puis revint ii Liège pour y pratiquer la médecine. Ses. services universitaires remontent ;1 1863; il est, depuis cette époque, préparateur du cours de médecine opératoire et conservateur du cabinet des instruments de chirurgie.
Son désir d’étendre toujours ses connaissances dans l’art de guérir lui a
{') I.a famille Van Hulst est connue en Hainaut depuis le temps de Marie de Hongrie ; ta direction des jardins royaux de
valu la position qu’il occupe aujourd’hui dans l'enseignement. En 1860, il a subi avec la plus grande distinction l'examen de pharmacien; c’est en vertu de ce nouveau titrequ’il a été chargé de suppléer Péters-Vaust (v. ce nom) dans l’enseignement de la partie non chimique du cours de pharmacie. Depuis la mort de son ancien maître, M. Van Aubel est chargé seul des cours de pharmacie théorique et pratique. — (I a publié :
1° Quelques mots sur l'opération césarienne. Bruxelles, 1863, in-8° de 13 pages.
Kxlr. du Bulletin de l'Acnd. roi/, de médecine de Belgique, t. VI, n“ 9. I.'auleur, s'appuyant sur un principe de Hiclial, propose un procédé entièrement nouveau, ayant pour but de prévenir la péritonite en soustrayant le plus tût possible la cavité péritonéale à toute influence extérieure.
2° Nouveau procédé de céplialolripsie.
Bruxelles, 1864, in-8°de 12 p.,aver.flg.
Môme Bulletin, t. Vit, n° 7. — M. Van Aubel décrit un cé/ihalotribe de son invention et en fait ressortir les avantages.
van llulftl (Fét-tx At.EXANDnF.-Josf.ph), îH; , né à Fleurus, le 19 février 1799 ('), eut pour premier maître le curé de son endroit natal, puis fut envoyé, à l'Age de neuf ans, au presbytère de Moussy-le-Neuf, près Dammartin, et de là chez l’abbé Lcfranc, à Bruxelles, qu’il dut quitter pour entrer au Lycée de cette dernière ville, lorsqu’un décret impérialeutenjoinl aux élèves des pensionnats particuliers de suivre les cours des établissements universitaires.
Il obtint quatre années de suite le prix d’excellence ; reçu bachelier ès-lettres, il se fit inscrire à l’École de droit de Bruxelles; mais des affaires de famille (à l’époque de son séjour en France, il avait perdu son père) le forcèrent, au bout de six mois, d'interrompre scs études pendant un an et demi. Cet intervalle fut consacré à l’élude d’un procès ardu et compliqué: il plaida iui-
Mnricmonl y a été une charge héréditaire jusqu’à ta lin du XVII |* siècle.