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qu’il rendit à l’instruction publique.
Il fut, à Namur, le principal fondateur de la Société jwur V encouragement (le l'instruction élémentaire dans la province de ce nom, société qui servit de modèle à celles de Liège, de Mous et de Bruxelles ( 1 ). Il se til lui-même l’éditeur de livres classiques et de manuels populaires, et se préoccupa d’approprier aux besoins du pays les ouvrages étrangers dont la réimpression lui paraissait utile. Il exerça, d’autre part, une influence directe sur les écoles de Namur, en sa double qualité de membre delà commission de l’Ecole modèle et de secrétaire de la Commission provinciale d'instruction moyenne et primaire;enfin il fut appeléà siéger au bureau de l’Athénée. Le gouvernement récompensa son dévouement, en 1821), par le titre de chevalier de l’ordre du Lion-Belgique.
Nommé, commissaire de district à Namur, le 7 septembre 1829 , il crut devoir donner sa démission après les évènements de 18Ô0. Cependant il se rallia au nouvel état de choses, en acceptant du gouvernement provisoire, dès le 4 janvier 1831, les fondions de secrétaire-inspecteur de l’Université de Louvain. Celte mission répondait a ses goiits : il redoubla d’activité, et se montra l’un des membres les plus zélés des Commissions qui furent successivement chargées de préparer un projet de loi sur l’instruction publique. Il contribua en même temps à l’organisation de l’Ecole primaire modèle de Louvain, dont il fut l’nn des administrateurs à partir de 1832. Pendant son séjour en cette ville, le gouvernement l'investit en outre du titie de membre du Con-
(') « C’est presque à M. Arnould seul, écrivait en décembre 1828 le rédacteur du Journal d" éducation île Paris (l. XIII), qu'on doit la Société d'encouragement de Namur, qui correspond avec la nôtre. Elle fait circuler dans les campagnes un grand nombre de bons livres, qu'elle vend moins cher que l'impression ne lui coule. C'est M. Arnould qui fait l'avance des fonds, en attendant que les ressources de la Société soient augmentées suffisamment pour continuer à elle seule ce bienfait si utile à toute une population.
seil dos régents de la maison d’arrêt (H juin 1853)
Les Universités de l’Etat ayant été réduites au nombre de deux par la loi organique du 27 septembre 1835, Arnould fut altachéà celle de Liège, avec le titre d’administrateur-inspecteur. Le Sénat académique de Louvain lui fil écrire à cette occasion une lettre conçue dans les termes les plus flatteurs (*) ; tous les professeurs voulurent y apposer leur signature. A Liège, il se trouva en présence des difficultés que devait faire infailliblement surgir la situation où les Universités de l’Etat allaient se trouver placées en présence des Universités libres, que le Gouvernement avait laissé s’organiser avant d’assurer par une bonne loi l’existence et la prospérité de ses propres institutions d'enseignement supérieur. « Arnould eut à » se prononcer sur toutes les questions » délicates que soulevèrent la mise à » exécution de la loi de 1835, la com- » position des jurys d’examen, le rc- » nouvellement presque complet du n corps professoral... On lui reprocha » quelquefois de la ténacité, de la len- » leur et une réserve extrême : était-il » toujours en son pouvoir de céder aux » impatiences même les plus généreuses, » et faut-il trop le blâmer d'avoir rem- » pli ti la lettre son rôle de f.ommis- » saire du Gouvernement?.. Il aima » mieux, en toute circonstance, laisser » au temps le soin de le justifier, que » de paraître céder ît des entraînements » politiques ou autres. Ailleurs , il » prouva que l’esprit d'initiative ne lui » faisait pas défaut ; ici, la prudence » fut sa première règle de conduite. Il » administra l’Université de Liège pen-
Avcc quelques hommes comme celui -là et un gouvernement qui les aide, on peut, je crois, prédire que le but d’une instruction générale doit être bientôt atteint. *
(*) On y lit : « Il est bien rare de trouver réunis dans un administrateur cette haute probité, cette bienveillance, cette activité et cette modération qui s'allient, quand il le faut, h la fermeté, et qui ont su vous concilier pour toujours la confiance et l'estime de tous les professeurs de notre Université.»