‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 29 sur 351 · Î> H HO · texte numérisé non relu

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des forêts. On lui offrit la même année, à Marbourg, une chaire d'économie financière et plus spécialement d'économie forestière; il refusa. Aux vacances de Pâques 1834, il fut pris du désir d’aller passer quelques jours dans la maison où il était né, et qui lui était tombée en partage. La famille se mit en roule, comme pour une partie de plaisir; cependant Ltronn songeait en même temps à profiter de son passage à Heidelberg pour y consulter un médecin spécialiste renommé, son docteur de Carlsruhe ne s’étant occupé jusque là quede calmer ses maux, au lieu d'en entreprendre directement la guérison.

Sans rien laisser deviner à sa jeune famille, il ne pouvait écarter le vague pressentiment d’une catastrophe prochaine peut-être. On arriva à Ziegclhausen, où deux jours s'écoulèrent dans les joies intimes du foyer; le professeur Bronn de Heidelberg était venu retrouver son frère aîné; toute la famille était présente. On célébra les fêtes de la Semaine sainte, la sérénité dans l'Ame, se reportant aux années insouciantes de l’enfance Le troisième jour, on se rendit en ville; le quatrième devait être consacré à une excursion dans les forêts jadis administrées par le père du défunt et par Valentin lui-même. A Heidelberg, celui-ci rencontra un grand nombre d'anciennes connaissances ; on devisa du temps passé, on rentra au logis content et heureux. Ces belles journées devaient avoirun triste lendemain. Le 20 mars au matin, au moment même où le frère puîné entrait dans la salle du déjeûner pour venir prendre Valentin, celui-ci tomba sans vie à ses pieds. Un anévrisme de l’aorte venait de se rompre. Qu’on juge de la scène qui suivit ce coup de foudre. — Bronn avait souvent souhaité de mourir au village natal : son désir était accompli.

Voici la nomenclature de ses écrits :

1° Oratio,qurl sylvarum et reisaltuaritï prœcijntu quœdam moment a historien exposait V. Broun. Leodii 1825 (Annales de l’Université de Liège, 1828).

2° Over de noodzaakelykheid , om by het openbaar onderwys het onderrigd in Lamlhuishoudkunde te voegen , en de

middcleu om hier loe degeraken. Liège, 182!)). Il existe aussi une édition française de cet opuscule, sous le litre suivant : Quelques mots sur la nécessité et les moyens de faire entrer dans l'instruction publique l'enseignement de l'agriculture. Liège, 1850).

3° Mémoire sur l'ulilisalioH des terrains incultes de l'Ar donne. Liège, 1820,

i° Ueber die Nothwendigkeil (1er wissenschaplicher Ausbildung des Forstmannes. Carlsruhe, 1852, in-8°.

5° Divers articles ou courtes dissertations dans le Journal (l'Agriculture des Pays Bas et dans le recueil de Soulange Bodin : Annales de l' Institut royal horticole de Fromont.

ܰ Bronn avait entrepris la rédaction de plusieurs ouvrages étendus sur l’économie forestière; il s’était notamment occupé de recueillir et de coordonner scs observations sur les soins que réclament les arbres étrangers dont on peut essayer l’acclimatation dans nos contrées; sa mort prématurée ne lui permit pas d’y mettre la dernière main. — Il était affilié aux sociétés d’économie agricole ou d'histoire naturelle de Bade, de Liège, de Bruxelles et de Jassy.

N. B. La notice qui précède est en grande partie traduite d’une biographie de Bronn publiée en Allemagne, et mise obligeamment à notre disposition par M. Ed. Morren.

nrouwt'i» (PiunnE van Limbourg), né à Dordrecht le 20 septembre 1795, mourut à Groningue le 21 juin 1817.

Son goilt pour l’antiquité se révéla dès son adolescence etatlira l’attention d'un Mécène éclairé, M. R. P. van Wesele Scholten, conseiller à la haute Cour de La Haye. Envoyé à Leyde par ce généreux protecteur, Brouwer y devint l’un des auditeurs les plus zélés de Wyltenbach, à qui il avait été spécialement recommandé. Mis en demeure de se choisir une carrière, il opta pour la médecine et se fit recevoir docteur en 1810, à la suite d’une dissertation De senectute. Il pratiqua l’art de guérir à

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Tiel, près de Rotterdam; mais scs premiers succès n’eurent pas le pouvoirde le détourner des études auxquelles il avait secrètement résolu de consacrer sa vie. Il soumit à l’Université de Leyde un volume intitulé : Comment, de ralione. quâ Sophocles veterumde administratione et justifia ditnnâ notionibus usus est , ad voluptatem tragicam augendam, en présenta publiquement la défense et fut proclamé docteur en philosophie et ès-lettres le 21 juin 1X20. Deux mois plus tard, le gymnase d’Alkmaar l'accueillait en qualité de vice-recteur ; l’année suivante, il alla remplir les mêmes fonctions à Rotterdam. La tragédie grecque eut d’abord le privilège de le passionner presque exclusivement; mais peu ù peu son horizon s’élargit : il voulut connaître le génie hellénique sous toutes ses faces, et ses études littéraires, esthétiques, archéologiques se complétèrent par des recherches approfondies sur l’histoire des doctrines philosophiques de l'ancienne Grèce. La Société des sciences et des beaux-arts, de Leyde, couronna, en 1822, un travail de Brouwer Sur le théâtre national, spécialement au point de vue de la tragédie ; en 1 823. les curateurs «lu legs de J. Stolp décernèrent une médaille îi son traité en réponse à la question: An et (jiiateniis philosopha qui ante Sccratemet Platonem fuerunt , afque illi ipsi et qui ex eorum schalis posteà prodierunt, in comtnemorandis vel e.rponendis principiis moralibus divince existent is naturœ et provident iœ notionem subindeadhibuerint , et virlutis conslanter ac sincero pectore coîendæ incitamenta, præsidia al que alimenta indé deduxerint. Ces opuscules, justement remarqués, lui valurent en 1825 le titre de professeur extraordinaire à l’Université de Liège. Son discours inaugural (I)e vetemmGrœcorum traditùmibus ad antiquitatis cognitionem prudenter adhibendvt), prononcé le 21 novembre, donna une haute idée de l’érudition et de la sagacité critique du jeune maître. Brouwer enseigna à Liège l’histoire ancienne et les littératures classiques; il dirigea, en outre, les exercices philologiques de l’Ecole propédentique annexée à la Faculté des lettres. Travail-

leur opiniâtre, maître de son style dans les langues vivantes comme dans les langues mortes, il trouva le loisir, sans négliger l'accomplissement de ses nombreux devoirs, d’enrichir la littérature hollandaise de différentes productions estimables, tantôt sérieuses, tantôt légères et même humoristiques, sur tous les objets de ses études chéries; en même temps, il rassemblait les matériaux du grand ouvrage qui fera vivre son nom. De cette époque datent ses dissertations sur la beauté morale de la poésie d’Homère, sur Pindare. sur Eschyle, sur la morale des Egyptiens , sur les travaux de ,M. Champollion- Figeac. Les événements le ramenèrent en 1851 dans son pays natal : il reprit à Groningue les cours de langue, de littérature el d’antiquités grecques, délaissés par le professeur Ten Rrink.

Nommé en outre conservateur de la bibliothèque de l’Université en remplacement de Van Eerde, il publia en 1841 la deuxième partie du catalogue de ce dépôt. Sa fécondité littéraire sembla s’accroître à mesure qu'il devenait plus mi’ir : coup sur coup on le voit mettre au jour des études sur Sophocle et sur Euripide; une sorte de roman grec, Chariclès el Euphorion ; une traduction hollandaise des Fiancés de Manzoni; Diophanes (2 vol.); une étude sur l’apologie de Socrate; des Dialogues des morts ; la biographie de Benvenuto Fellini, traduite de l’italien; une Histoire de César; une notice sur son beau-père S. Iperuszoon Wiselius, auteur dramatique ; des opuscules théologiques, des lettres sur la philosophie moderne, etc., etc. Son ouvrage le plus considérable est Y Histoire des progrès de la civilisation morale et religieuse des Grecs, écrite en langue française (Groningue , 1853- 1842. 8 vol. in-8°). Les deux premiers volumes sont consacrés aux siècles héroïques ; les six derniers embrassent la période comprise entre le retour des Héraclides et la domination romaine.

On sait à quels résultats remarquables la critique moderne est parvenue dans cet ordre de recherches; le livre de Brouwer n’en a pas moins conservé une importance réelle : plus d'une fois

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les derniers historiens de la Grèce antique ont ratifié les jugements du professeur hollandais et mis à profit sa science des faits. Ce qu'on peut reprocher à notre écrivain, c’est de ne point s'être assez attaché à condenser sa pensée : il n'a pas pris le temps d être court.

Brouwer portait la décoration de l’Ordre du Lion néerlandais. Il était membre d’un grand nombre de Sociétés savantes, tant étrangères que hollandaises. Le 6 février 1840, l’Académie royale de Belgique le porta sur la liste de ses associés. M. Quetclel lui a consacré une notice dans l'Annuaire de celte compagnie (1848); une autre a paru dans le Gcdcnkboek de l'Université de Groningue, p. 145.

nini.ioc.HÀi'MiK.

7° Oratio de veterum Græcorum traditionibus ad antiquitatis cognitionetn prudenler adhibendis, habita d. XXI novembr. anni 1825, ad extraord. philos. theor. et lit. hum. professionem in Acad. Leodiensi auspicandam. Liège, 1825, in-4°.

Dans les Annales Acad. Leodiensis.

8° Proeve over de zedelijke schoonheid der poëzij van Monteras. Levde, 1825, in-8°.

Nous lisons dans l'Annuaire de l’Université de Liège pour 1830 : « Une traduction française de cel ouvrage a été publiée à Liège en 1829 ; on y a joint la traduction d'une réfutation, par M. Limburg- Brouwer, des opinions de M. benjamin- Constant sur l'Iliade cl l’Odyssée. L'original de ce dernier ouvrage paraîtra bientôt dans un recueil hollandais. » La traduction française est intitulée :

1 Redevoering behelzende ecnc beschouwing van de voornaamste tlenkbeelden , in het grieksche treurspel heerschende.mel betrekking tôt deszelfs doelmatige werking op het menschelijk liart (j Mnemosyne, t. Vil).

2° Commentatio de ratione quâ Sophocles, eic. (v. ci-dessus). Leyde, 1820.

5° Verhandeling over de vraag :

Dezitten de Nederlanders ecn nalionaal ionnecl , met betrekking toi het Treurspel ? Zoo ja, wetk is deszelfs karakter ? Zoo tieen, tvelkc zijn de beste middelen o)7i het te doen ontstaan ? Is het in het laastc geval noudzakelijk cote reeds beslaande school te volgen, en welke redenen zouden ecnc keus hierin moeten bepalen ? Leyde, 1825.

Dissertation couronnée par la Hollandsche Maatschappij van fraaije kunsien en wetenschappen et insérée dans les Mémoires de cette Société, t. VI.

4° Over het onderscheid tusschen den Xenophoniiscben en Platonischen Socrates (Magazijn voor Wetenschappen, Kunsten en Lctteren , t. I, sluk 5).

5° Over de Kikvorschen van Aristophanes (même recueil).

G0 Disputatio quâ responditur ad quœstionem : An et qnatenùs philosophie etc. (v. ci-dessus). Leyde , 1824.

in- 4°.

9“ Essai sur la beauté morale de la poésie d'Homère , suivi de remarques sur les opinions de M. Benjamin-Constant, concernant l'Iliade et l'Odyssée, développées dans son ouvrage par la religion. Liège, 1829, in-8».

10° Proeve over de zedelijke schoonheid der poëzij van Pindarus. Amsterdam, 182G, in-8°.

1 1° Gedachten over het verband tusschen de godsdienslige en zedelijke beschaving der Egyptenaren. Amsterdam, 1828, in-8°.

12° Proeve over de zedelijke schoonheid der poëzij van Eschylus. Amsterdam, 1829, in-8°.

15° Huldc aan de nagedachtenis van Benjamin Petrus van Wesele Scholten, door eenen zijner leerlingen, in een Briefaan eenen vriend. 1829, in-8°.

14° Iets over de nasporingen van Champolliou den jungeren, ten opzigte van de Egyptische Godenleer. Amsterdam, 1850, in-8°.

15°Charicles en Euphormion. Een verhaal van Clearchus den Cypriër.

Groningue, 1851, in-8°.

10» Proeve over de zedelijke schoonheid der poëzij van Sophocles. Ibid.

1852, in-8°.

17° Proeve over de zedelijke schoon-

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