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sant comme il avait commencé, il sc fit le médecin assidu et le bienfaiteur des pauvres. Il faisait partie, depuis 1824, de la Commission médicale; en 1853, il avait été chargé de prendre part à la rédaction de la pharmacopée belge.

Dés son séjour à Paris, il avait contracté d’illustres amitiés qui contribuèrent à entretenir son ardeur pour la science : il suffira de citer le nom de M. d’Omalius d’Ilalloy. Delvaux fut nommé, le 24 décembre 1841, membre titulaire de l’Académie royale de Bruxelles, et presque au même moment, l’un des huit membres titulaires de l’Académie royale de médecine de Belgique. A Liège, il fut l’un des fondateurs de la Société des sciences naturelles et de la Société royale des sciences. Scs publications sont peu nombreuses : on signale surtout des analyses chimiques importantes, relatées dans les recherches statistiques de H. Courtois sur la province de Liège, dans les mémoires d’André Dumont et de C. Davreux sur la constitution géologique de la même province, et dans des notices de D.

Sauveur et d'autres sur les eaux de Spa. Il détermina la composition d'une nouvelle espèce minérale trouvée ù Berneau, près de Visé; Dumont lui en lit honneur en la lui dédiant sous le nom de Delvausine. — En 1857, âgé de 75 ans, Delvaux prit le parti de se retirer tout-à-fait de la vie active. Il emmena sa vénérable compagne au château de Fenffe, et ils s'y éteignirent presque en même temps, après s’être donné l’un à l’autre « plus d’un demi-siècle de bonheur. » Delvaux conserva toute son intelligence jusqu’au dernier jour, et consacra ses suprêmes loisirs à des lectures et à des méditations, s’intéressant comme autrefois au progrès des éludes et aux découvertes qui font la gloire de notre siècle. Les pauvres pleurèrent en lui un bienfaiteur, et toutes les voix qui s’élevèrent autour

{ * ) Il exerçait la profession de menuisier.

(’) Le prince-dvéque de Würzbourg ne fut dépossédé de sa puissance temporelle qu'en 1803.

(*) Nous connaissons d'André Metz les deux ouvrages suivants, qui peuvent donner

«le sa tombe lui rendirent un hommage de reconnaissance. M. le docteur Boyer consacra une élégante épitaphe latine â la mémoire du savant et de l’homme de bien : elle a été insérée à la suite de la Notice nécrologique (Liège, 1864, in-8ü, avec portrait) d’où sont principalement extraits les renseignements qui précèdent.

D«tiuinK<>r (Bernard-Ignace) naquit à Dettelbach , petite ville de la Kranconic orientale, le 21 juillet 1782, et mourut à Würzbourg le 7 février 1862. Son père était un honnête artisan ('), peu fortuné, mais entreprenant et actif. Le jeune Ignace fut envoyé au chef-lieu de la principauté (*) pour y faire ses études philosophiques , qu’il acheva en 1802 avec la distinction dite primat, qui donnait droit- au doctorat en philosophie. Le professeur André Metz, partisan déclaré du criticisme de Kant i *), l’initia aux doctrines du penseur de Künigsberg ; il y resta scrupuleusement fidèle dans toute la première partie «le sa carrière. Denzinger acquit d’ailleurs des connaissances très-variées, et la spéculation transcendantale ne lui fit n«*gliger ni l’histoire ni les belles-lettres. Il s’occupa même de droit et d’économie politique. Primutn vivere , demie phUosophari : il entra donc en qualité de répétiteur au Gymnase de Würzbourg, puis se trouva chargé de l’éducation du fils de l’ambassadeur de Bavière près la Cour de l’ex-grand-duc de Toscane , qui avait reçu le grand-duché de Würzbourg ù titre de dédommagement. De 1812 à 1814, il fut commissaire du bureau statistique de la Franeonie orientale.

Ce fut à la même époque (1812-1816) qu’il fonda et rédigea l’Aurore, publication périodique consacrée â la poésie et aux beaux-arts. Cet emploi de ses loisirs le mit en rapport avec Thecla

une assez juste idée de l'éducation philosophique de Denzinger : Crilica raiionis praclictr scu partis prima: philosophiœ practicœ compendium. Wirccburgi, 1800, gr. in-8° ; 2° ilatulbuch der Ltigik. Wurzburg, 1802, in-8°.

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