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d’œuvre en son genre le Catalogue de Fortsa # ( ' ).

La biographie des savants se résume en grande partie dans l’histoire de leurs travaux ; de Beiffenberg ne fait pas exception à la règle. Ses dernières années furent assez ternes : il vécut dans son cabinet , principalement occupé de ses grands travaux historiques et des notices qu’il présentait à l’Académie, presque à chaque séance ; d’autre part il éprouva le besoin de chercher dans la poésie, la première idole de sa jeunesse (* ), des consolations aux chagrins qui le minaient sourdement, quand il se voyait moins considéré qu’il ne semblait devoir l’être. « llien de ce qui excite en général l’attention ou la convoitise des hommes ne paraissait lui manquer; » cependant il sentait un vide autour de lui. Sans se plaindre ouvertement, il laissait quelquefois percer de l’aigreur, quand il était mis sur le chapitre des bouleversements politiques, qui ne lui avaient attiré que des déboires. Sa santé aussi laissait à désirer: lui en demandait-on des nouvelles, il entrait dans ses humeurs noires, puis tout d’un coup, pour s’étourdir, il lançait quelque bon mot. Il conserva jusqu'à la fin la plénitude de scs facultés intellectuelles ; au lit de mort, il signa des pièces relatives au service de la Bibliothèque. Peu de jours auparavant, il apportait eucore à l’Académie un rapport sur le concours:

« Peut-être, écrivait-il, suis-je disposé à l’indulgence par la souffrance; peutêtre aussi aurais-je dû m'abstenir de juger. Quand on est malade comme je le suis, on est en quelque sorte ce que les Komains appelaient Capileminutus.. » (5).

(•) Il a été réimprimé à Lyon, en 182:1, pour le libraire Van Trigt, de Bruxelles. V. Delecourt, Dict. des anonymes et des p*eudo? nymet. Bruxelles, 4864, in-8° , n° 848, p. 138. — De ReifTenberg en parla toujours avec admiration. • Chacun de ces étonnants numéros, disait-il, allait à l'adresse de quelqu'un , il lui allait droit au cœur... Un Promptuarium antiiiuiiatum Trecirrnsium..

auctore Willtlino comité ah HciJI'enbery , causait de cruelles insomnies à quelqu’un de vos amis... ® (Uuetclet, p. 124).

il mourut doucement et pieusement, dans les bras d’une épouse chérie. M.

A. Mathieu lut sur sa tombe, au cimetière de Laeken, la touchante pièce de vers que nous avons citée. La SocitUé des bibliophiles de Mons chargea M. L.

Wiener de frapper une médaille à son effigie ; son buste en marbre, exécuté par M. G. Geefs, aux frais du Gouvernement, est placé dans la salle des séances de l’Académie : il est malheureusement peu ressemblant, ayant été modelé de mémoire.

De ReifTenberg, membre de l’Académie royale de Belgique et secrétaire de la commission royale d’histoire, était en outre membre correspondant de l’Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres), de la Société royale de Goettingue, des Académies de Berlin, Munich, Turin, Stockholm ; des sociétés des antiquaires de Londres, de France, de Normandie et de Morinie ; l’un des vingt-neuf de la Société des bibliophiles français; de celle des bibliophiles du Uainaut, de la Société de l'histoire de France, de l’Institut historique, des Académies de Rouen et de Lyon, de la Société de statistique universelle, de celle de statique de Marseille, des Sociétés asiatique, polytechnique et philotechnique de Paris, de la Société historique grandducale de Fribourg, de la Société grand-ducale d’Iéna, de celles de Batavia (Asie) et du Rhode-lsland (Amérique du Nord), de la Société maritime d’Angleterre, des Sociétés académiques de Leyde, Ulrecht, Toulon, Evreux, Blois, Douai, Boulogne-sur-Mer, Cambrai, Valenciennes, Anvers, Liège, Garni, Bruxelles et du Hainaut (*). La liste de ses décorations, dit Quérard,

(*J II disait, presque au moment de mourir :

Les ver* conviennent à tout Age ;

Jo leur doi.t un peu de courut;*

Quand pour moi a’afeomlirit le jour .

N’ont-iU pu» droit A mon hommage ?

Ils forent mon premier Ihiiikjko, f * furent mon premier amour

{F.tblts nouvelles, prologue),

(*) Quelclcl, p. 466.

(*) En 4836, il assista au Congrès scientitlque de Liège, et en fut nommé secrétaire général.

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sérail presque aussi longue. Nous donnons celle de ses meilleurs titres , c'est-à-dire de ses principaux ouvrages, d’après cet auteur et les notices de MM. Quclelet et lleuschling.

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