I. Littérature
1° Le Malheur imaginaire , comédie en un acte et en prose. Bruxelles , Weissembruch, 1819. in-8°.
2" Les Politiques de Salon , comédie en trois actes et en vers. Brux., Hayez, 1821, in-8° (Dédicace à Pli. Lesbroussart).
Ix Comté d'Eqmont, tragédie composée en même temps que celte pièce, est resté inédit, sauf quelques fragments (Mercure Mge, 1. 1, p. 487, 4817; Recueil annuel de poésies de la Soc. de Littérature de Bruxelles, 1818, p. 14; Isçotis de Littérature de Noël et de Laplacc, éd. do Gand, 1822; et dans 1 édition de Vandervynckt , citée ci-après, n° 58). L’opéra-comique (') : La Toison d'or fv. cidcssus!,a été joué mais non imprimé. Le Siège de Corinthe , en revanche , a paru dans les Harpes ;403), mais n’a point subi l'épreuve de la scène. Les Politiques de Salon renferment quelques scènes heureuses ; en somme, la donnée est peu neuve ; le principal mérite de la pièce est dans le style, à la fois élégant, pittoresque, d'une allure franche et pleine d'entrain (v. Quclelcl , p. 126-133).
5° Les Har/H's. Ibid., 1822,in-18.
Recueil de poésies, réimprimé en 1825 à Paris (Dondey-Dupré, 2 vol. in- 1 8), sous le titre de Poésies diverses, su tries d'épltres et de discours en vers. Les épUres (l. Il) sont adressées à Raoul, à de Raranle, à Vienne!, k Vautier, à Cousin, à M. Quételet, à Ch. Nodier, à Arnould, à Talma, à Froment, entin à Mllr Le Normand (Elles avaient d'abord paru séparément). Les Ruines cl Souvenirs (Brux., Ücmat, 1832, in -8°), ne sont qu'une troisième édition du même ouvrage, moins le Siège de Corinthe et les EpUres. L'auteur n'a guère conservé dans ce volume que les légendes et les traditions nationales. — Rciffenberg dut renoncer au titre de Harpes, qui avait paru bizarre. < Il faudra mainte nant, disait Froment, que vous publiiez vos (lûtes, et moi mes violons (’). » — « J'au-
( ' ) Musique de M. Messemacker.
(*) Ce mol de flûtes faisait allusion aux traductions de quelques égloguesde Virgile, insérées par notre poete dans le Mercure belge (l. V et suiv., 1818). Une première
rais pu répondre quo le nom ne fait rien à 1 affaire et m'autoriser d'illustres exemples,» répliquait Reiflenberg; réflexion faite, il ne s’obstina point, — Ses vers lyriques ne sont pas toujours aussi coulants que sa prose ; néanmoins il a fait preuve de talent. Il y a de la chaleur cl de la force dans le Chaut de victoire de la prêtresse Velléda , dans les Imprécations du serf du XIIe siècle au pied de la Croix, dans lo Barde captif; de la grâce et de l'esprit dans le Sire de IVarfusée, la Bannière , la Peur, les Cruche s de dame Jacqueline, le Ris de la Folle, etc. Les Kpilres se distinguent par une grande flexibilité de langage, qui permet a Fauteur d'aborder, plus ou moins heureusement, des sujets qui semblent élrangers au domaine de la poésie. On ne saurait voir, du reste, qu'un tour de force ou une fantaisie d'écrivain dans le résumé suivant de la Critique de la raison pure :
Kant enfui appui nt : l'homuiu fui détrompé;
L'absolu remonta sur son trèuo usurpé (*).
De notre entoiidvuiuut ta force subjective Aux objets imprima «a forme impérative;
San» attendre les fait», elle usa décider;