‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 63 sur 351 · GAI · texte numérisé non relu

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lion de la terre : elle n’a servi d'abord, disait-il, qu’à en ordonner et disposer lotîtes les parties; ensuite elle s’est montrée à l’extérieur en formant de nouveaux organismes, de petites terres, si I on peut s’exprimer ainsi, qui se détachèrent delà terre, primiliveà laquelle elles devaient leur origine... On reconnaît ici l’influence de l’école de Schelling, à cette différence près, que. loule tendance au panthéisme répugnait profondément à l’esprit de Gaëde. — Le Jardin botanique de Liège , créé en 1817 . fut placé sous la direction du professeur d’histoire naturelle , qui en classa les plantes d’après le système de Jussieu et en publia le catalogue en 1828, avec la coopération du sous-directeur Courtois, lequel à vrai dire, exécuta la plus grande partie de ce travail. Gaëde fut nommé, en 18.", 0, président de la première Société d’horticulture établie à Liège. La même année, il ressentit le contre-coup des événements politiques , et ne vit pas sans un vif déplaisir sa chaire de botanique sollicitée par son disciple H.

Courtois, qui ne devait guère lui survivre. Sa position fut un instant compromise : le professeur de mathématiques Lemaire dut se charger provisoirement des leçons de botanique.

Knlin Gaëde fut maintenu; mais à partir de ce moment il devint de plus en plus rêveur et mélancolique, et il descendit à 51) ans dans une tombe prématurée. L’entomologie fut l'objet de ses dernières prédilections : sa collection d’insectes n’était guère moins inporlante que son herbier ; ses minéraux ont été acquis par l’Université.

-- A la liste de ses publications mentionnées ci-dessus, il faut ajouter deux articles sur YArcanlhothorax longicorne et sur la Calandra securi/ëra (description et iconographie : insérés, l'un dans le recueil de Guérin (1832), l’autre dans les .4»», de la Soc ■ entomol. (Il, 458) ; quelques mots sur les vivisections et sur les tourments auxquels on expose souvent les animaux (Gaëde ne pouvait souffrir les dissections qui n’étaient pas impérieusement comman-

(' ) hupret. Discours sur la tombe de Gall

dées par l'intérêt de la science); enlin un recueil de pensées intimes t Stille ben ans dan innern Leben) publié à Kiel un an avant sa mort : son ûme émue, pieuse et délicate s’y est peinte tout entière. — Gaëde pratiquait largement la charité ; quand il mourut, on entendit les pauvres s’écrier qu’ils avaient perdu leur père, il était en outre très-modeste et indifférent aux distinctions honorifiques.

Sources : IL M. Gaëde, sa vie et ses œuvres, par Ldouard Morren. Garni, 1805, in-8°, avec portrait. (Rullelin de V Exposition d'horde, à Litige, par Ch.

Morren. On y trouve, sous forme d’épitaphe, l’énumération des titres scientifiques de Gaëde et la liste des sociétés savantes dont il faisait partie). — Discours de M. Pagani (Ann. de l'ens.

sup., t. V, p. 7 il. — Nécrologie van II. M. Gaëde, door J. Van (1er Koweït, in Tijdscltrifï voor mtuurlijke Geschie de/m. Amst., 1854. t. I, p. 197.

«><*!! (François-Pierre), naquit à Sittard (duché de Limbourg) le 8 juin 1703 et mourut à Liège le 24 novembre 1841.

il lit ses premières éludes à Cologne et ne quitta définitivement les écoles qu’après avoir reçu four à tour les diplômes de docteur en philosophie, de docteur en droit «'t de docteur en médecine. C’était un esprit encyclopédique, dévoré de curiosité, doué de facultés et d’aptitudes qu’on trouve rarement réunies. Le comte deNesselrode, le célèbre diplomate qui stipula plus lard les conditions du traité de Tocplitz et du traité de la quadruple Alliance, fut frappé du mérite du jeune Gall et l’admit chez lui en qualité de précepteur.

Ce fut une bonne fortune pour celui-ci : le comte était grand protecteur des sciences et des lettres ; la société la plus exquise de Dusseldorf se réunissait dans ses salons ; à un pareil contact , Gall dut sentir se développer en lui cette délicatesse de goût dont il lit preuve depuis, comme professeur de littérature ancienne ('). Il passa plusieurs années dans ce milieu favo-

(Ann. des Unie, de Belgique, t. IV, p. 602.)

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