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râble, travailla ensuite pour les libraires, entra vers 1 705, dans renseignement supérieur , le quitta tout d'un coup pour l'administration et la politique , y rentra, le quitta encore, et ne fut enfin décidément acquis à l’instruction publique qu’en 1817, date de sa nomination à l’Université de Liège.
Dans le cours de cette période de 22 ans, nous le trouvons tour à tour professeur à Bonn , président de l'Administration cantonale de Brühl, administrateur de l’arrondissement de Munster-Eiffel, secrétaire-interprète de la Commission intermédiaire chargée par la France du gouvernement des pays conquis sur les deux rives du Rhin, commissaire du directoire exécutif près le tribunal de Cologne et en même temps professeur de littéralurcanoicnne en la même ville, enfin procureur impérial près le tribunal de Deux-Ponts. Il résigna volontairement ses dernières fonctionsen 1805, pour devenir censeur et professeur de littérature ancienne au Lycée impérial de Bonn. En 1 8 1 1 , après la retraite des Français, il s’enthousiasma pour l'indépendance de l’Allemagne et s'associa ouvertement aux patriotes décidés à icpousserà tout prix la domination étrangère. Cette attitude lui valut d'être nommé secrétaire-général du département de l'Ourte, ressortissant an gouvernement général du bas et moyen Rhin, siégeant à Aix-la-Chapelle et dirigé parM. de Sack;mais bientôt ses goûts studieux reprirent le dessus : il s'empressa d'accepter, du représentant des puissances alliées, la direction du Gymnase de Liège et l'inspection générale de l’instruction publique dans les provinces wallonnes — Comme nous l’avons dit, le Gouvernement des Pays-Bas lui confia, en 1817, une chaire à l'Université de Liège ; il figure au programme de cette année pour des cours de littérature grecque et latine, ainsi que pour les antiquités grecques. Gall resta en activité jusqu'à la promulgation del’arrêlédu lli décembre 1850, qui lui accorda l’éméritat. Il conserva cependant l’autorisation d’enseigner, conformément à l’art. 85 du règlement de 1810. Lorsque la Faculté de philosophie fut supprimée, il fut du
nombre des professeurs qui fondèrent une Faculté libre, et fil partie, avec Fuss, de Chênedollé, Rouillé et 51.
Fassin (v. ces noms) delà Commission d'examen qui fut instituée par le Gouvernement à raison des circonstances.
Un arrêté royal du 5 décembre 1855 le confirma dans sonéméritat et le comprit au nombre des docteurs composant le personnel enseignant de l'Université de Liège. Il prit alors décidément du repos, vivant avec ses chers auteurs et se récréant chaque jour par de longues promenades, il conserva jusqu'à la lin toutes les forces du corps et de l'esprit ;sa vieillesse fut paisible et heureuse. Nombre de personnes se rappellent encore ce digne et aimable vieillard, aux longs cheveux blancs, grand causeur, évoquant volontiers ses souvenirs et aimant à s'entourer de jeunes gens. Sa vivacité naturelle s'accordait avec une parfaite bonhomie :
il eut à soutenir à l’Université des discussions animées, et pourtant il emporta dans sa retraite reslimceirafiection de tousses anciens collègues. Son enseignement était solide et en même temps remarquable sous le rapport esthétique ; il possédait cette forte érudition qui fait l'honneur de l'Allemagne; hâtons-nous d’ajouter qu’elle n'avait étouffé en lui ni le sens délicat du beau ni les élans de l'enthousiasme. Ùunnln ses productions littéraires, on cite de lui :
1° Une traduction latine de l’ouvrage du célèbre médecin Christophe-Louis Hoffmann, Sur la sensibilité et l'irritation des parties malades, publiée vers 17!) L
2" Une traduction allemande des lettres écrites en hollandais par M. J Jansscns, Sur l ltalie (de 1795 à 1794)
5° Une traduction allemande des quatre premiers volumes de V Histoire romaine du hollandais Stuart tde I7DG à 1805).
4° Une traduction en vers latins du cinquième chant de l'Iliade, restée inédite.
L’inscription Umvkhsis disciplims, qui brille en lettres d'or au frontispice de la Salle académique, est du professeur Gall,
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