‹ L'université de Liége depuis sa fondationChapitre 74 sur 351 · MAR · texte numérisé non relu

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tiques ; M . Boèns n’a pas donné suite au projet qu'il avait formé de résumer les leçons et les entretiens du mailre. — Y. le Nécrologe liégeois de M. III.

Capitaine, année 1855, p. ">5-42. — M.

le doe.teur lieuse a décrit la maladie de Lombard dans le Bull, de l'Acud. royale de médecine de Belgique, t. XIX, n° 5.

Mitrl ynou vkl (JkHoMK), lié à Ltldowikonka, près de Wilna ('), le 25 juillet 1807, mourut à Liège, le 2 novembre 1861. Il lit ses humanités au gymnase de Winica eu Podoiie (ancien Collège des Jésuites) et s’appliqua particulièrement aux sciences exactes. Ce goût dominant ne l'abandonna pas à l’Université de Wilna, où il entra en 1827; cependant, pour se créer une carrière, il s’y livra pendant trois ans A l’étude de la médecine. Il allait recevoir son diplôme, quand éclata l’insurrection lithuanienne. Il prit aussitôt du service dans l’armée révolutionnaire, assista comme sous-officier d’artillerie aux combats de Wilna et de Szawlé, et s’y distingua par sa bravoure. Survinrent les désastres d'Ostrolenka et de Varsovie:

les débris des troupes polonaises furent refoulés sur le territoire prussien, où il fallut déposer les armes. Proscrit, isolé, sans asile, Marlynowski chercha vainement du travail en Prusse et résolut enfin de gagner la France , cette seconde patrie des Polonais. Il se mit en route A pied , dénué de tout, parvint A Besançon après bien des souffrances, et dut quitter cette ville comme il y était entré. Les mêmes déceptions l’attendaient A Paris ; A Bruxelles, au contraire, il retrouva des amis et parvint A se procurer quelques légères ressources. Enfin l’idée lui vint de se fixer A Liège et de reprendre ses études A l'Université de cette ville : des leçons de mathématiques devaient lui fournir le pain quotidien. Il donna aussitôt suite A son projet , subit l’examen

de candidat en sciences naturelles et suivit pendant quelque temps les cours de la candidature en médecine. Mais ses leçons ne lui donnaient pas de quoi vivre: force de compter avec la nécessité, il accepta une place de surveillant au Collège communal de Liege. Ce fut l'humble point de départ d'une carrière qui n’aurait pas été sans éclat, si Marlynowski avait eu plus nettement conscience de sa propre valeur. Cependant ses aptitudes remarquables et son savoir étendu ne pouvaient manquer d'attirer l'attention, non moins que sa conduite exemplaire et sa rigoureuse exactitude. En 1858. lors de l’organisation du régime intérieur des Écoles spéciales annexées A l'Université, il fut nommé répétiteur-surveillant. Plus tard, on lui confia l'enseignement de certaines parties des mathématiques, et en 1840, sur la demande expresse de la Faculté des sciences, il obtint le litre d’agrégé A la dite Faculté. Après la monde Meyer (v. ce nom), un arrêté royal lui attribua exclusivement le cours de calcul différentiel et intégral. — Il resta vingt ans attaché A l'Université de Liège , esclave de son devoir , dévoué A la science, A ses élèves et A la famille qu'il s’était créée en Belgique, jouissant de l'estime générale, mais se tenant en dehors du monde, supportant dignement les rigueurs de l’exil et celles de la fortune. Celles-ci se ralentirent pourtant dans la dernière période de sa vie. Une succession provenant des parents de sa femme lui permit d’acquérir, aux abords de la ville, une maison confortable et un morceau de terrain qu'il se mil A cultiver lui-même- A un Polonais, ne cessaitij de dire, il faut absolument un jardin. Étant élève en médecine , il avait étudié la botanique. 11 se mil A importer des simples de son pays et essaya de les acclimater. Il lit venir d’Ojcaco un jet de bouleau qu’il planta religieusement près de sa demeure ; il en suivit la croissance avec une joie d’enfant :

( 1 ) S'écrologe liégeois pour 1 86 1 , p. 61. Nous suivons la version de M. U. Capitaine, qui puise toujours ses renseignements aux meilleures sources. Un journal polonais fait naître Marlynowski dans la province de

Kaminiec, en 1806. Cette indication est assez vague ; quoi qu’il en soit, c’est en Podoiie que notre regretté coliègue passa les années de son enfance.

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