‹ L'Université de MontpellierChapitre 18 sur 36 · SHOT D · texte numérisé non relu

SHOT D

9 Ibid., p. 324.

40 Martène, Thesaurus anecdotorum, t. LH, col. 1959-1963.

# Laboramus operantes manibus nostris, (S. Paul, I, Corinth. ©. IV, v. 12).

de sa règle‘, allant jusqu’à imposer pour toute fondation la présence d’un docteur d'Université ?. Lui-même n’est qualifié que du titre de maître, au sens, non de seigneur, dominus, mais de professeur, magister. Pour les religieux de chœur, les chapitres de Montpellier, en 1247, de Paris, en 1248, de Trèves, en 1249, substituent au titre de chanoine celui de clerc, l'étude étant «la source féconde de tous les biens, à qui l'ordre doit son innombrable recrutement; la dévotion des peuples, sa

sauvegarde contre le mal, la formation de l’homme intérieur. C’est elle

qui dessille les yeux des indigents et leur montre en toule clarté la voie du devoir ; qui, par la douceur de $on caractère chasse du cœur des religieux l'ombre troublante de l'ennui, ce ver rongeur qui suce les

forces vives de l'âme et les rend infécondes#.

C’est ainsi que les Frères-Prêcheurs sont les flambeaux de l’École en

même temps que les voix les plus autorisées de la chaire sacrée. « Éclatante comme le son de la trompette, ainsi que dit Alexandre IV, leur parole retentit par toute la terre et résonne jusqu'aux extrémités du monde. Admirables de vertu, magnifiques de piété, ils brillent au firmament de l’Église comme des astres étincelants »5.

Matthieu Paris, ancien élève de l’Université de Paris et l’un des compagnons de saint Dominique, avait réuni une communauté de

1 Analecta ad ann. 1896, p.643. — Notandum quod licet omnibus religiosis expediat libenter legere, tamen fratribus Prædicatoribus magis incumbit. (Humbert de Romans, t. I, p. 433, édit. Berthier). — Prædicatores vero plus oportet studio vacare quam alios religiosos. (Expositio reg. B. Augustini, Bibl. Mss. de Toulouse, Ms 417 (2302), fo 151. C. D). — Douais, Essai sur l'Organisation des Études chez les Frères-Précheurs, t. I, p. 4. — De 1239 à 1312, il y eut dans la province de Provence quatorze prieurs très distingués, même éminents. «Bernard Gui a écrit de chacun de ces religieux une notice qui n'est que l’éloge de leur sainteté, de leur caractère, de leur éloquence. Le progrès journalier, l’état florissant et toujours croissant de la province sous leur administration suffisent à leur gloire, sans compter que Géraud de Frachet, Bernard Latreille, Bernard Géraud de Montauban, Pierre de Barrèges, Bérenger Nodier font bonne figure parmi les auteurs estimés du temps et que Bernard de Jusex fut élu peu après Maître de l’ordre. (Douais, Acta capitulorum, Introd., p. XXIV).

2 Conventus citra numerum duodenarium et sine licentia generalis capituli et sine priore a « doctore » non mittatur. (Ann. Ord., p. 642).

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