Juvénal, Satires
3. Raynouard, Droit municipal^ t. I. Voir le sermeat échangé en langue franque et en langue germanique , entre Charles le Chauve et son frère Louis (842).
4. Tacite a dit des Bretons ' lia ut linguam abnuebant. eloquentiam rnox concupiscerent ,
INTRODUCTION. Xilt
Entre deux victoires , entre deux conquêtes, l'empereur Gharlemagne s'était trompé même de grammaire. Il avait , lui , fait rédiger une syntaxe de la langue deutch j qui , avec lé latin , était alors la langue de la cour et des affaires , et il avait établi des écoles pour leur commun enseignement. D'après Eginhard, le souverain puissant avait ajouté dans l'usage vulgaire les noms des mois de l'année , pris dé sa langue maternelle, c'est-à-dire de l'allemand K Après la force brutale, s'éleva de toute sa hauteur le pouvoir pontifical (Robert Guiscard, Guillaume le Conquérant, Grégoire VII); c'est le pouvoir ecclésiastique , qui domine et intimide les rois comme les peuples , par seâ leçons et par ses anathèmes. Ces puissances rencontrent toutefois, dans les contrées du Nord comme dans celles du Midi, des critiques acerbes, des détracteurs violents, des vengeurs inspirés , qui se nomment trouvères ou troubadours , et parmi lesquels se distingue , dès le treizième siècle , Thiébaut , comte de Champagne, adressant ses vers à lai reine Blanche y régente de France.
La langue latine s'était étendue par la cori-