‹ L'université de Paris, 1200-1875Chapitre 16 sur 143 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

Xiommée, le poëte le dit lui-même (dans le Ptirgatoire, ch. IX), elle ressemble à l'herbe, qui croît et disparaît; elle se fane sous le même soleil qui l'a fait sortir de terre , fraîche et nouvelle! — Dante \ ainsi exilé de sa ville natale, où sa maison avait été pillée, où les ma^ gistrats l'avaient condamné au feu {igné comburatur^ sic quod moriatur!) aurait pu, à force de gloire, être plus tard amnistié, rappelé. — Il refusa : « 0 ma chanson de montagne, tu pars^, tu verras peut-être Florence, ma ville natale, qui, vi(ie d'amour et dépouillée de toute pitié, p'a banni loin d'elle, — S'il t'est permis d'entrer, dis : mon maître désormais ne peut plus faire la guerre. Là d'où je viens, une chaîne le i^'etieut, telle que, si votre cruauté se laisse fié-» çhir \ il n'a plus la liberté de revenir ici! ».

L'Université de Paris peut donc fièrement re^ v^ndiquer aussi le Dante comme un de ses plus glorieux et de ses plus reconnaissants disciples. — Pétrarque, Gibelin comme Dante, âls

\. Pyiynouard, Sîrvmt^ hist., IX,, p. 253, t. IV.

2. La Monianina^ Can^one^ XVII. — Voir aussi le Paradis^ çl,vanlX\y.

3. S'adressanl à une âmç qu'il cj*oi(. revoir, le poëte lui dit ; « M'es-lu pas OJerisi, l'honneur d'Engable et l'orgueil de ce^ ar^ qui est nommé enluminure, à Paris? » Pt/r^aïoire, chant XI,

^ioccace garda jiussi to.UjOurs un vif souvenir de Paris.

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