XXII INTRODUCTION
cate, ranimé et développé la lutte de l'antiquité ressuscitée, mais elle se releva ensuite sous un effort nouveau.
Nos érudits du seizième siècle ont élevé des monuments imposants à la science, par leurs écrits rudes parfois et pesants; leur critique est toujours solide, si on peut lui reprocher de manquer quelquefois de grâce , d'éléva^ tion, à l'exception de Montaigne, parlant avec charme et admiration de Sénèque, de Gicéron, de Plutarque, d'Horace, de Virgile et de Lucain.
Lorsqu'on embrasse d'un coup d'oeil le mouvement littéraire dans l'humanité, on voit que la France a imprimé profondément son in^ fluence littéraire sur l'Italie, sur l'Espagne, sur l'Angleterre et enfin sur l'Allemagne ; par les élèves, par les écrits sortis de ses Universités, de ses écoles toujours ouvertes, elle a rayonné sur le monde entier, elle a été le foyer de lumière et de flamme, qui a éclairé l'univers attentif et recueilli,
Aujourd'hui ce flambeau est volontairement éteint par les mains qui avaient mission de le porter et de le protéger. — Il faut le saluer une fois encore avant qu'il disparaisse dans les ténèbres suscitées de toutes parts ; c'est