‹ L'Université de Paris et les Jesuites, XVIe et XVIIe sièclesChapitre 16 sur 178 · Thurot, toc. cit., p · texte numérisé non relu

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moins en ce qui concerne la Faculté des arts. Ramus nous rapporte, dans ses Advey'lissemenfs sur la i'é formation de V ['tiiversité de Parh ', qu'il vit mourir le dernier maître qui eût enseigné dans les écoles de la rue du Fouarre. Ces écoles subsistèrent bien encore pendant le xvi" et le xyii"^ siècle, mais elles ne servirent plus guère que pour les examens du baccalauréat.

I/Univcrsité avait le privilège exclusif de conférer les grades. Les Jésuites seuls ont osé lui disputer ce privilège ou tout au moins demander à le partager avec elle. C'est ce qui nous amène naturellement à parler ici des grades institués dans la Faculté des arts, c'est-à-dire du baccalauréat, de la licence et de la maîtrise. Nous savons qu'il n'y avait d'abord d'autre grade que celui de maître, conféré par le chancelier de Notre-Dame, sous le titre de permission d'enseigner, Uccntiadocendi. Les maîtres des écoles de Paris, en vue de restreindre le pouvoir absolu du chancelier, imaginèrent de faire précéder et suivre la licence de certaines épreuves, dont ils devaient être les seuls juges et qui constituèrent le baccalauréat et la maîtrise.

Le baccalauréat, qui portait à l'origine le nom de déterminance ^, ne ressemblait en rien à notre baccalauréat moderne : c'était plutôt un stage, un apprentissage de la philosophie qu'un véritable examen. Les candidats devaient justifier devant des examinateurs nommés parleurs Nations respectives qu'ils avaient suivi pendant deux ans un cours de logique à l'Université de Paris ou dans une autre Université qui n'eût pas moins de six régents. Les épreuves étaient en quelque sorte domestiques; elles consistaient en diverses séries de disputes sur la grammaire et la logique, pour lesquelles on pouvait obtenir des dispenses. Ce grade, dit M. Thurot ^, n'était pas d'un accès difficile. L'examen était souvent fait précipitamment et sans soin. D'ailleurs le régime anarchique de TUniversilé permettait de ijatlre en brèche l'autorité des examinateurs; les candidats refusés, qui ne pou-

1. Archives curieuses de Vllistoire de France, par Cimber et Danjon, t. V, p. 134.

2. La détcrminance n'était pas autre chose qu'une dispute : determinare ou bien determinare quœstionem signifiait poser des thèses. — Tliurot. p. 43.

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